Manaudou casse tout

Laure Manaudou a conservé son titre de championne du monde de 400m nage libre à Melbourne, en battant le record des championnats. Les Bleus ont battu le record de France du relais 4x100m pour décrocher le bronze derrière les Etats-Unis et l'Italie. Dubosc

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Crédit: Eurosport

Dans le champ lexical du monde de la presse, les superlatifs risquent de manquer à chaque fois que l'on vient à parler de Laure Manaudou. Impressionnante, phénoménale, stratosphérique, bien difficile d'innover pour la sirène de la natation française qui a écrasé de toute sa classe la 1ère journée des championnats du monde. Une série convaincante le matin, sauf pour Philippe Lucas, et la perfection en soirée pour signer le deuxième chrono de l'histoire (4'02"61) derrière son record du monde (4'02"13) sur 400m nage libre.
En l'espace de 200m, ces deux dauphines (La Polonaise Otylia Jedrejczak (2e en 4'04"23) et Ai Shibata (3e en 4'05"19). pouvaient déjà se consoler avec des places sur le podium. En partant comme à son habitude très vite, la Française faisait même vaciller son record du monde pendant 300 mètres avant d'échouer à moins d'une demi-seconde à l'arrivée. La moue dubitative qui s'emparait de son visage en regardant le tableau d'affichage ne pouvait cacher la joie d'avoir encore répondu présent. Invaincue depuis 2004 sur sa distance de prédilection, ses propos d'après course étaient toutefois teintés d'une certaine amertume : "Je sais que je peux débuter très vite une course mais j'ai encore besoin de de réussir à tenir jusqu'à la fin". Une pointe de perfection que ne dénigrerait pas son entraîneur Philippe Lucas.
Le relais surprend
Sa tactique en a tout cas été une nouvelle fois payante. Une manière de tuer moralement ses adversaires comme elle aime à le souligner : "C'est plus facile pour moi de calquer ma course ainsi. Je fais ce qu'il faut pour que ce soit difficile dans la tête des autres filles". En qualité pure, Laure Manadou n'a même plus besoin de ça pour revendiquer l'étiquette d'épouvantail de la natation. Odylia Jedrejczak, championne olympique et du monde du 200 m papillon et deuxième de ce 400m nage libre ne dit pas autre chose : "J'ai seulement pensé à nager bien car devant je savais que Laure était intouchable. Sur cette distance, il y a elle et les autres dont moi."
En conservant son titre acquis à Montréal en 2005, Laure Manaudou s'enlève désormais toute pression. Encore en lice dans cinq courses individuelles et deux relais, la Française peut voir venir : "Ce n'est pas fini. C'est juste le début. Personne ne veut perdre après un résultat positif. Mes objectifs ne sont pas à court terme. Je veux continuer à être performante". On a hâte de voir la suite.
Tout comme on a hâte d'espérer aussi de grandes choses des autres nageurs français. Si Hugues Duboscq s'est raté totalement sur 100m brasse (8e de sa demi-finale), Alena Popchanka a assuré sa place en finale du 100m papillon. Mais cerise sur le gâteau d'une première journée passionnante, le relais masculin sur 4x100m a décroché une médaille de bronze en pulvérisant au passage le record de France (3'14"68 contre 3'15"66 pour le relais de 2003). Une performance de choix marquée notamment par l'excellent dernier relais d'Alain Bernard en 48"18. La torpille bleue est désormais lancée...
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