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Léon Marchand, va se "test(er)" pour les JO de Paris 2024 : "J'aimerais m'approcher du top 3 mondial dans chaque course"
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Publié 16/06/2024 à 12:46 GMT+2
"Ce n'est pas un souci de voir ma tête sur un panneau publicitaire", assure Léon Marchand, serein à l'idée d'être une attraction des JO de Paris 2024 (26 juillet-11 août). Le nageur de 22 ans veut profiter des Championnats de France, du 16 au 21 juin à Chartres, pour tester sa capacité à répéter les efforts en une journée, sans nécessairement viser des records. Il entre en lice ce lundi (400m 4N).
Marchand : "L’échec ça serait de trop se prendre dans l’ambiance des Jeux"
Video credit: Eurosport
Il est une star attendue des JO de Paris 2024 (26 juillet-11 août). Léon Marchand veut profiter des Championnats de France de natation de Chartres (16-21 juin), étape qualificative pour les Jeux à un mois et demi de l'événement, pour "s'écouter" et "voir comment le corps réagit" lors de sa journée corsée de mercredi, a-t-il expliqué samedi.
Installé aux Etats-Unis depuis trois ans et depuis peu au Texas, le nageur de 22 ans dit bien vivre sa célébrité. Il est aligné sur quatre courses : le 400 m quatre nages (lundi), dont il détient le record du monde, le 200 m brasse et le 200 m papillon (mercredi, pour ces deux épreuves) et le 200 m quatre nages (vendredi).
Comment vivez-vous votre retour en France et qu'est-ce qui vous manque le plus quand vous êtes aux Etats-Unis ?
Léon Marchand : C'est un peu choquant de rentrer en France. Je n'étais pas rentré depuis longtemps et je pense que j'étais vraiment imprégné de la vie américaine. Donc quand je suis rentré, ça m'a fait bizarre. J'avais l'impression que tout était tout petit, les petites rues, les petites voitures, même au supermarché tout est petit. Au Texas en plus, c'est un peu abusé. Donc c'était vraiment choquant. En une semaine, j'ai découvert pas mal de trucs. Et ce qui me manque le plus ? La nourriture ! Le fromage, la baguette, le pain, ce genre de choses. Et la famille bien sûr. La famille d'abord, pardon (rires).
Les championnats de France sont un passage obligé pour se qualifier pour les Jeux. Est-ce seulement une étape pour vous ?
L. M. : C'est vrai que pour moi, c'est une étape, pas comme il y a trois ans, où c'était vraiment une finalité, où déjà participer aux Jeux, c'était pour moi un rêve. J'ai changé d'objectif. Je respecte aussi le fait que c'est très important pour tout le monde, et qu'il faut faire des temps, et que c'est effectivement plus stressant que d'autres compétitions. Donc il y a quand même un enjeu, et ça, moi, j'adore. Dès qu'il y a de l'enjeu, ça me permet de nager plus vite, et d'avoir un petit challenge pour moi.
Vous êtes alignés sur quatre courses, c'est assez tranquille finalement ?
L. M. : Oui ce n'est pas dur, surtout que j'ai fait des compétitions, cette année, où j'enchaînais beaucoup les courses. Les NCAA par exemple se tenaient sur trois jours et demi, ça enchaînait vraiment, avec les relais etc. Là on est dans une compétition où il y a plus de confort. J'ai du temps entre les courses et j'ai un jour de récupération entre chaque course, donc c'est top, c'est exactement ce qu'il faut. Comme je l'ai dit, c'est une étape, je n'ai pas envie de perdre toute mon énergie ici.
Le test de mercredi
Mercredi, vous allez enchaîner deux courses en une heure, le 200 m papillon puis le 200 m brasse, comme vous pourriez le faire aux Jeux Olympiques. Qu'attendez-vous de cette journée ?
L. M. : Je vais essayer de m'écouter ce jour-là, de voir un peu comment mon corps réagit après le 200 papillon, le matin et le soir. Et de voir mentalement si c'est possible, comment ça passe. Je vais voir aussi au niveau du temps, si c'était plus dur que ce que j'avais pensé, peut-être. Donc c'est un premier test (avant les Jeux).
Avez-vous un objectif de temps cette semaine ?
L. M. : J'aimerais bien m'approcher du top 3 des temps mondiaux dans chaque course, pour pouvoir être bien placé à Paris. (Mais) je n'ai pas envie de perdre toute mon énergie ici. Par contre, ça fait longtemps que je n'ai pas nagé de 400 m quatre nages, donc j'ai besoin de repères. Là, j'ai nagé 4 min 11, à San Antonio. J'étais un peu loin de mon meilleur temps. Je vais essayer de faire moins de 4 min 10, déjà, ce serait bien. Et de faire une bonne prépa pour les Jeux.
A deux mois des Jeux, comment gérez-vous le fait d'être attendu comme l'une des grandes stars de l'événement ? Est-ce que cela ricoche sur vous ou pas encore ?
L. M. : Je ne pense pas que ça ricoche, mais par contre, je kiffe. Ce n'est pas un souci de voir ma tête sur un panneau publicitaire. Je suis là, c'est cool. Alors qu'avant, ça me gênait plutôt. Aujourd'hui, je suis plus à l'aise avec ça, je le vis bien.
Propos recueillis en conférence de presse
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