L"émotion est-elle identique à celle que vous aviez ressentie à Athènes ?
H.D. : Hugues Duboscq. C'est différent parce que je sais déjà ce que c'est que d'avoir une médaille. Je réalise plus facilement. En tout cas, je suis content et fier d'avoir maîtrisé mon sujet car c'est ça le but du jeu : ne pas s'affoler et rester concentré. J'espère avoir lancé la campagne. Une campagne de médailles françaises encore plus fortes qu'il y a quatre ans. Mais bon, il faut que je me calme un peu car il y a encore le 200 m brasse. Contrairement à Athènes, mes Jeux s'étaient arrêtés dans ma tête après le 100 m brasse alors que là, mes Jeux sont loin d'être finis. Je suis bien dans ma nage, j'ai un gros retour donc c'est plutôt encourageant pour cette distance. Il va falloir récupérer parce que j'ai pas mal tapé dans la machine mais ça devrait aller.
Votre parcours depuis Athènes a été parsemé d'embûches…
Natation
Un goût d'inachevé
11/08/2008 À 06:00
H.D. : J'ai effectivement traversé le désert après les Jeux d'Athènes. Mais je n'ai jamais douté car à l'entraînement, je continuais à progresser. Je bossais à fond. Il ne restait plus qu'à concrétiser en compétition. En plus, j'étais content d'être là. Je voulais absolument profiter du moment et ne penser qu'à ma course car le plus important, ce sont les Jeux Olympiques. Ca prouve qu'on peut revenir plus fort. Ca vous forge un caractère, ça permet de se lâcher et d'en profiter encore plus.
Que vous êtes-vous dit pendant la course ?
H.D. : Je touche à pile poil dix-sept coups de bras, je suis bien dans les bases de ce que j'avais prévu. Il faut rester concentré et ne pas gâcher le travail que j'ai fait dans la première longueur. A la fin, bien sr, j'ai lâché les chevaux, tout en restant bien attentif à ma nage, à la technique, de manière à ne pas avoir de frein et aller vite.
Avez-vous immédiatement su que vous étiez médaillé ?
H.D. : Non. Comme je n'ai pas mes lunettes de vue (il est myope), quand j'arrive, je ne vois pas si je suis troisième, sixième ou huitième. Au début, je suis déçu car je suis convaincu de n'être que 6e. Je ne vois même pas le temps et il a fallu attendre une fois de plus que le tableau d'affichage mette les noms dans l'ordre pour me rendre compte que je termine 3e comme à Athènes. Et là, c'est l'ascenseur émotionnel puisque je passe de la 6e place à 3e en l'espace de deux secondes. C'est énorme ! Ca faisait un moment que j'avais prévu de poser ma nage et de ne pas m'affoler pour terminer en costaud. L'encadrement savait que j'en étais capable.
Cette médaille vous inspire-t-elle pour le 200 m brasse sur lequel vous êtes engagé ?
H.D. : J'ai la nage qui est posée, qui va vite, on va voir. Il y a les séries d'abord demain (mardi) après-midi. Là, il va falloir récupérer parce que j'ai tapé pas mal dans la machine.
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