Porte-drapeau - Florent Manaudou : "Quand je vois Marie-Jo, Estanguet, Douillet, je me sens en-dessous"
Eurosport sur GoogleA quelques heures de la cérémonie d'ouverture où il sera l'un des deux porte-drapeaux de la délégation française, Florent Manaudou est revenu pour Eurosport sur ce rôle unique. Le champion olympique 2012 n’a, pour le moment, rien prévu d’extravagant, il veut laisser "l'émotion parler" au moment de s'inscrire dans les pas des plus grands athlètes de l'histoire du sport français.
Manaudou se sent "en-dessous" des précédents porte-drapeaux
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À quelques heures de la cérémonie d'ouverture, comment se sent le porte-drapeau du clan français ?
F.M. : Plutôt bien, j'ai eu la chance de croiser beaucoup d'athlètes, de beaucoup de sports différents. Je sens qu'il y a de l'excitation, mais pas trop pour l'instant. On attend tous la cérémonie d'ouverture et le début de ces Jeux Olympiques. Il y a déjà eu quelques épreuves mais cette cérémonie d'ouverture marquera le vrai début des Jeux Olympiques en France. Il y a une sorte d'excitation. J'ai l'impression que tous les athlètes sont assez sereins aussi. On a eu une bonne préparation, donc on est excités mais sereins.
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"Vivre le truc à fond" : les porte-drapeaux Manaudou et Robert-Michon prêts pour le grand moment
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Être porte-drapeau de la délégation française à domicile, est-ce qu'il existe un plus bel accomplissement dans la carrière d'un sportif finalement ?
F.M. : En fait, il peut y avoir un double accomplissement : être porte-drapeau et être champion olympique à la maison. Je pense que ce sont deux choses incroyables à vivre. J'ai eu la chance de pouvoir vivre la première. Maintenant, il faut que j'aille chercher la seconde. J'ai déjà décroché un titre olympique, mais je pense qu'à la maison, c'est quand même différent. C'est à moi d'aller le chercher.
À qui ou à quoi vous allez penser en ouvrant la marche de la délégation française ?
F.M. : Je ne sais pas. Je n'ai pas envie de me préparer, je n'ai pas trop pensé à ça. Je pense qu'il faut laisser l'émotion parler, prendre l'énergie des gens tout au long de la Seine. Franchement, je ne pense pas qu'il faille se préparer, parce que c'est impréparable. J'ai discuté avec beaucoup d'athlètes qui ont fait les Jeux chez eux, des Japonais en 2021, des Brésiliens pour Rio 2016, et ils m'ont dit que c'était assez spécial. Mais j'ai quand même envie de vivre quelque chose d'assez unique et assez personnel, donc on verra.
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Vous êtes un facétieux, un original. Est-ce que vous nous préparez une petite surprise pour la cérémonie d'ouverture ?
F.M. : Pour l'instant, on n'a rien préparé avec Mélina mais on verra.
Même pas une couleur de cheveux un peu originale ou des anneaux tatoués sur le front ?
F.M. : Pour l'instant, je n'ai pas pensé à ça (rires).
Qui est-ce que vous aimeriez avoir comme dernier relayeur de la flamme ?
F.M. : Non, je n'ai pas de souhait personnel. J'aimerais bien avoir des athlètes, avoir une unité, j'aimerais bien avoir des gens du monde du sport un petit peu de partout. Je pense qu'avoir un dernier relayeur, c'est compliqué. Je ne sais pas, peut-être qu'il y en aura plusieurs. Je me rappelle des enfants à Londres qui avaient allumé la vasque. A chaque fois, ce que j'aime bien, c'est la surprise. J'ai hâte de regarder cette cérémonie aussi en tant que spectateur. J'aurais un gros rôle d'acteur, mais aussi en tant que spectateur.
Vous avez des petites exclues ou pas en tant que porte-drapeau ?
F.M. : Bien sûr mais je ne dirai rien.
Même sous la torture ?
F.M. : Non, ils nous ont fait une petite préparation sous la torture, c'est pour ça (rires). Je pense que c'est bien d'avoir des surprises. Une cérémonie d'ouverture, si jamais on sait tout ce qui va se passer à l'avance, ce n'est pas drôle. On ne commence pas un film ou un livre par la fin. J'ai envie d'avoir des surprises. Je suis dans la confidence pour certaines parties, parce que je fais partie de cette cérémonie, mais je suis loin de connaître tout le déroulé.
Si je vous avais dit en 2019, quand vous êtes revenu dans les bassins, que vous seriez porte-drapeau de la délégation française, et un des outsiders, peut-être même un des favoris sur le 50 mètres, est-ce que vous m'auriez cru ?
F.M. : J'aurais cru si vous m'aviez dit que je serai un outsider qui peut aller chercher une quatrième médaille. Mais c'est vrai qu'être porte-drapeau… En voyant ceux qui m'ont fait rêver : David Douillet, Marie-Jo, Jackson (ndlr : Richardson), Teddy Riner, Laura Flessel, Tony Estanguet, etc. J'ai l'impression d'être en dessous, parce que je les regardais comme ça quand j'étais petit. Je suis très content que les athlètes m'aient élu dans ce rôle-là. Ça veut dire que j'incarne peut-être, au-delà des performances, une façon de vivre un peu différente. Je suis très content d'avoir été élu avec Mélina.
Vous faites partie de la légende olympique aujourd'hui, on peut le dire.
F.M. : Peut-être, on va attendre la cérémonie.
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