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Alexis Contin 10e de la mass start, le titre pour le Coréen Lee

Contin, un conte de fées sans happy end
Par Eurosport

Le 24/02/2018 à 14:08Mis à jour Le 24/02/2018 à 15:41

JO PYEONGCHANG 2018 - Alexis Contin y a cru mais le Tricolore termine finalement 10e de la mass start, samedi. Cinquième du sprint final et proche du trio vainqueur, le Malouin termine finalement à une place presque anonyme à cause des points glanés par d'autres concurrents aux sprints intermédiaires. Le titre est revenu au Coréen Lee Seung-Hoon.

L'épreuve faisait son apparition aux JO pour la première fois. Elle n'a pas souri à l'équipe de France, qui n'a pas réussi à décrocher une 16e médaille. Et pour cause, Alexis Contin a franchi la ligne en 5e place mais au jeu des points récoltés dans les sprints intermédiaires il se classe 10e. Il n'a pas fait le poids face au nouveau champion olympique, notamment, Lee Seung-hoon. Le Sud-Coréen est devenu samedi le premier champion olympique de mass start devant le Belge Bart Swings et le Néerlandais Koen Verweij.

Contin ambitionnait de concrétiser ses rêves de médaille olympique aux Jeux de Pyeongchang, quatre ans après des JO 2014 gâchés par une maladie de la thyroïde. Ses derniers espoirs d'un i se sont évanouis samedi au bout de la mass start, qu'il a terminée dixième. Cette course, nouvelle venue au programme olympique et placée à l'avant-dernier jour de la quinzaine sud-coréenne, Contin (31 ans), monté sur les trois derniers podiums mondiaux (argent en 2017, bronze en 2015 et 2016) en avait fait son rendez-vous personnel avec les Jeux, pour redonner des couleurs à son histoire olympique.

Maladie de Basedow

Celle-ci s'était d'abord annoncée prometteuse en 2010, quand il avait signé une quatrième place sur le 10 000 m et une sixième place sur le 5 000 m à Vancouver. Mais elle s'était brutalement noircie à Sotchi (Russie). Sur les bords de la mer Noire, le patineur breton n'avait pas pu défendre ses chances, la faute à une maladie de la thyroïde (maladie de Basedow) qui se traduit par une fatigue extrême et une perte de poids, diagnostiquée à quelques jours des JO 2014.

Pour se donner les moyens de croire de nouveau au podium quatre ans plus tard, Contin a choisi de se préparer en solitaire. D'abord pour se donner le temps de se reconstruire physiquement après l'ablation de sa thyroïde fin 2016 - à cause d'une rechute -, aussi pour se concentrer pleinement sur l'échéance olympique. Sur la glace de Gangneung, la ville côtière qui accueille les sports de glace, le Malouin n'est pas passé loin de relever son pari.

Longtemps bien placé dans le sillage du Sud-Coréen Lee Seung-Hoon, qui allait être sacré champion olympique, il n'a toutefois pas réussi à répondre au moment de l'emballage final, "enfermé à la corde". "Quels que soient mes résultats à Pyeongchang, ma carrière est quand même belle, et mon histoire aussi", estimait Contin juste avant les JO 2018. Il n'a pas changé d'avis.

"Je suis conscient que je suis un miraculé, que je ne devrais pas être là, a-t-il souligné samedi. Il y a quatre ans, ma carrière aurait dû s'arrêter. Depuis quatre ans, j'ai vécu des moments exceptionnels: j'ai repris des titres de champion du monde de roller (il en compte douze, ndlr), je suis monté trois fois sur un podium mondial en glace..." Avant de conclure: "Ca aurait été un conte de fées de monter sur un podium (olympique) un an après une ablation de la thyroïde, mais on vit dans la réalité".

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