Peterhansel se détache

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Carlos Sainz (Esp/VW) a signé sa quatrième victoire d'étape sur la Dakar, mardi lors de la 10e étape entre Kiffa et Kayes au Mali devant Nani Roma (Esp/Mitsubishi) et Stéphane Peterhansel. Le français augmente son avance à 40 minutes au général sur Luc Al

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Crédit: Eurosport

Carlos Sainz, le double champion du monde des rallyes (1990 et 1992) occupe actuellemen la 13e place du classement général dominé par Stéphane Peterhansel bien parti pour s'imposer encore dimanche au Lac Rose. "C'est le plus fort, car il est patient, il a un moral d'enfer, il sait qu'il faut être régulier, ne pas en rajouter et dans une discipline qui demande beaucoup d'improvisation, il sait s'adapter", estime Bruno Saby.
Et l'équipier de Sainz chez Volkswagen est bien placé pour comparer les deux disciplines, puisqu'il a débuté en rallye, remportant notamment le Tour de Corse en 1986 et le Monte-Carlo en 1988, avant de s'imposer sur le Dakar en 1993. "Carlos est capable de faire des temps chaque fois qu'il s'agit de pilotage pur, souligne Saby. Il peut même éviter les gros pièges comme les saignées (crevasses creusées par l'eau, ndlr) ou les cailloux car il a fait des safaris mais ce qu'il ne connaît pas, ce sont les dunes et l'herbe à chameaux et c'est là qu'il a connu des problèmes."
Le Madrilène, habitué à rouler pied au plancher sur des tronçons nettement plus courts en WRC, était en effet encore deuxième du général à l'issue de la sixième étape. Mais il a perdu de nombreuses heures dans les deux dernières spéciales mauritaniennes. Samedi il a cassé son embrayage quand il a heurté un rocher en marche arrière en voulant se dégager d'une dune. Lundi, c'est son moteur qui lui a causé des soucis.
"Il gagnera un jour"
Ces ennuis ne l'ont cependant pas dégoté d'une discipline qu'il juge "formidable". "J'apprécie beaucoup que ce n'est pas que la vitesse pure qui compte, mais aussi la stratégie, la navigation, la fiabilité et le travail d'équipe", déclare Sainz. C'est ce dernier élément qui fait à l'heure actuelle la force de Mitsubishi sur le Dakar, selon Saby. "Leur force c'est qu'ils connaissent depuis de longues années cette discipline très spécifique, où on ne peut pas brûler les étapes , affirme-t-il.
A titre personnel, Sainz a déjà appris beaucoup cette année. Il a su dompter la poussière pour doubler les concurrents et s'adapter à un rythme de vie bien différent de celui du WRC. "La difficulté, ce n'est pas seulement la durée des spéciales, mais aussi toute la vie autour, explique Saby. Ce n'est pas le luxe du rallye où on se refait dans des hôtels cinq étoiles, ici on dort à même le sol. Je suis assez admiratif de Carlos, il s'adapte."
Et selon son équipier, le fier Ibère a le profil pour imiter les Finlandais Ari Vatanen et Juha Kankkunen qui étaient passés avec succès du WRC au Dakar. Le premier l'a remporté quatre fois (1987, 1989, 1990 et 1991) et le second unefois (1988). "S'il insiste, il gagnera un jour le Dakar, c'est sûr", assure Saby.
Infos, résultats, classements : suivez en direct sur notre site toutes les étapes du 28ème Dakar du 31 décembre 2005 au 15 janvier 2006.
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