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Dakar 2024 - Loeb grignote légèrement sur la tête de la course, Peterhansel en difficulté
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Publié 11/01/2024 à 16:44 GMT+1
Ce jeudi, à l'issue de la 6e étape marathon et étalée sur deux jours, Carlos Sainz domine les débats devant son coéquipier de chez Audi Matthias Ekström. A la troisième place, on retrouve Nasser Al-Attiyah à quelque 22 minutes. Le Qatari devance Sébastien Loeb (4e), qui a légèrement grignoté sur la tête de la course. Pour sa part, Stéphane Peterhansel a connu de grosses difficultés.
Sébastien Loeb lors du Dakar 2024.
Crédit: Getty Images
Carlos Sainz était virtuellement en tête du Dakar 2024 jeudi après l'arrêt aux bivouacs des concurrents, à mi-parcours de la 6e étape marathon dite "48h chrono" et étalée sur deux jours. Au km 398 (sur 550 km de spécial), point de chronométrage avec le classement le plus complet avant la suspension de la course à 16h, comme prévu, le vétéran de 61 ans signait le meilleur temps.
Sainz devance son équipier chez Audi Matthias Ekström de plus d'un quart d'heure, et laisse pour l'instant les pilotes de Prodrive à bonne distance : Nasser Al-Attiyah a perdu beaucoup de temps et pointe à quelque de 22 minutes. Sébastien Loeb (provisoirement troisième de l'étape à 5'19) en a regagné, mais reste quatrième au général à près de 37 min. Le nonuple champion du monde des rallyes avait tenté la veille un coup tactique un peu fou. Perdre volontairement près de 40 minutes pour partir loin des leaders ce jeudi, et pouvoir leur reprendre du temps en suivant les traces, sans avoir à ouvrir la route dans les dunes vierges. Le pari était audacieux, mais le retard de Loeb à mi-parcours ne permet pas encore de dire qu'il sera gagnant.
Cette demi-étape a fait deux victimes de marque : l'ex-leader du classement, le Saoudien Yazeed Al-Rajhi, a abandonné après avoir fait plusieurs tonneaux et gravement endommagé sa Toyota. Lui et son coéquipier sont sains et saufs. Autre maudit du jour : "Monsieur Dakar" Stéphane Peterhansel, était en rade en plein désert à la mi-journée, victime d'une panne d'hydraulique qui l'empêchait d'actionner le cric pour changer une roue, et qui le privait de direction assistée.
"Nous avons crevé, et le corps du cric hydraulique a lâché, a raconté Peterhansel, cité par l'organisation. Comme nous n'avons pas de cric manuel, on ne sait pas comment on va pouvoir changer la roue. Le système hydraulique étant endommagé, je n'ai plus de direction assistée et je ne sais pas comment on va s'en sortir". Partis à l'aube, les concurrents étaient obligés de s'arrêter à heure fixe pour rejoindre l'un des sept bivouacs mis en place dans le désert. Sans assistance, sans information sur le classement et sans moyen de communication, ils devaient passer la nuit "à la dure", sous la tente ou à la belle étoile, avant d'achever l'étape vendredi.
Chez les motards, le Français Adrien van Beveren a pris les devants, et son coéquipier chez Honda, Ricky Brabec, est virtuellement repassé devant le Botswanais Ross Branch (Hero Motorsports) en tête du général. Au dernier point de chronométrage complet avant l'arrêt aux bivouacs, van Beveren devançait Brabec d'1'21. L'Australien Toby Price était troisième à 1'49.
Au général, Brabec devance Branch de 2'48, et le Chilien Jose Cornejo (Honda) de 6'37. Van Beveren se rapproche pour sa part à 13'02 du leader, en quatrième position. Pablo Quintanilla, vainqueur de l'étape de mercredi, a été le malchanceux du jour. Il est tombé en panne d'essence à une dizaine de kilomètres du premier ravitaillement, et a perdu presque une heure et demie, le temps d'être dépanné. Le parcours de cette étape n'est pas le même pour les autos et pour les motos. Les motards à l'avant de la course ont déjà parcouru 513 km. Il leur en reste encore une grosse centaine à boucler vendredi matin.
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