10e dramatique, pas de 11e

Tant sur le plan humain que sportif, la 10e étape du Dakar a pris une tournure dramatique. Cyril Despres (KTM) s'est égaré au profit de Jordi Viladoms (KTM). Carlos Sainz (VW) a privé Robby Gordon (Hummer) d'un 1er succès. Cristobal Guerrero est entre la

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Crédit: Eurosport

Les leaders espagnols Marc Coma, en moto, et Carlos Sainz, en auto, ont pris une confortable avance à l'issue de la 10e étape du Dakar, une boucle de 476 km dans des montagnes de sable autour de Copiapo, mardi. Même amputée de près de 200 km, la "grande" étape de ce rallye a tenu ses promesses, avec du sable, de la chaleur, des leaders égarés, des accidents et aussi des paysages somptueux. Il a fallu pourtant patienter 2 h 40 sur l'horaire prévu avant de lâcher les fauves. Au réveil, un épais brouillard avait envahi le cirque naturel et majestueux de Copiapo, empêchant les hélicoptères de décoller et donc la course de s'élancer.
Finalement, à 9h45, les deux roues sont parties pour 6h30 d'efforts dans les dunes et de navigation, avec à l'arrivée la victoire de l'Espagnol Jordi Viladoms au guidon de sa KTM. Au bivouac, Coma a parlé de la spéciale "la plus dure de sa vie" pour illustrer sa journée. Et la lourde chute du Chilien Francisco Lopez, qui a abandonné beaucoup d'espoir en finissant très sonné, avec 30 minutes de retard sur le vainqueur du jour, en témoigne également.
Coma au marquage de Despres
Mais à l'arrivée, le compte de Coma est plutôt bon puisqu'il possède dorénavant 1 h 24 min 50 sur son dauphin français David Frétigné, encore plus malheureux. Et si Coma s'en sort bien, il le doit surtout à sa stratégie de suivre coûte que coûte Cyril Despres, le troisième au général (1h31), considéré comme son plus grand rival. Quitte à se perdre. "Nous avons fait au moins 45 km de trop sur cette étape. C'était compliqué mais c'était bien. De temps en temps, je me retournais et j'avais l'impression de voir mon ombre mais c'était Marc (Coma).
Il faut de la magie pour disparaître, a résumé Despres, conscient qu'il aura maintenant peu d'occasion de reprendre du temps au leader. Sur quatre roues, le scénario est maintenant clair. Avec son sixième succès d'étape -le quatrième consécutif-, Carlos Sainz est l'homme à battre. Il possède désormais près d'une demie heure d'avance (27:31) sur son coéquipier, l'Américain Mark Miller, troisième de la spéciale. Comme la veille, le Sud-Africain Giniel De Villiers a encore perdu du terrain sur les deux autres VW, se retrouvant à 41 min 13 sec de Sainz.
Guerrero au plus mal, la 11e étape annulée
L'Américain Robby Gordon a pris la deuxième place de la spéciale, à 21 secondes de Sainz, alors que l'Espagnol Nani Roma (Mitsubishi) est quatrième au général (1 h 13:13). L'étape a aussi été marquée par un accident grave. Au km 160, l'Espagnol Cristobal Guerrero (ci-contre) a lourdement chuté. Guerrero était transporté vers l'hôpital de Copiapo dans le coma. "Les examens pratiqués ont conduit les médecins à constater que le pronostic vital était très engagé", écrit l'organisateur dans un communiqué.
Autre mauvaise nouvelle : l'annulation de la 11e étape qui devait relier mercredi Copiapo, au Chili, à Fiambala, en Argentine. Cette dernière n'aura pas lieu en raison des conditions météo, a annoncé l'organisation mardi soir. "Les conditions météorologiques annoncées pour (mercredi), brouillard épais jusqu'en fin de matinée, ne permettent pas de respecter les horaires prévus pour l'ensemble de la journée. En conséquence, la spéciale est annulée. Les concurrents rejoindront Fiambala en liaison", a écrit l'organisation dans un communiqué. Cette étape devait comporter une courte liaison (20 km) puis un parcours chronométré (215 km). Ensuite, l'étape devait se terminer par une longue liaison (445 km) comprenant le passage de la frontière entre le Chili et l'Argentine.
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