Un Tournoi des 6 Nations réussi est-il annonciateur d’un Mondial accompli ?

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TOURNOI DES 6 NATIONS - À sept mois du lancement de sa Coupe du monde, la France tentera de confirmer sa grande forme du moment à l’occasion du Tournoi 2023, qui démarre ce week-end. En se plongeant dans les archives, on remarque que les équipes performantes à la fin de l’hiver le sont souvent lors du Mondial qui suit. Ce qui n’exclut pas quelques surprises, bonnes ou mauvaises.

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Exception faite d’une désagréable agitation en coulisse, 2023 a tout pour être une grande année dans l’histoire du rugby français. À partir du 8 septembre, l’Hexagone sera le théâtre de la 10e édition de la Coupe du monde. Quant aux Bleus, ils semblent avoir toutes les cartes en main pour, enfin, décrocher leur premier sacre planétaire. Avant cela, ils pourront profiter du Tournoi des 6 Nations, qui s’ouvre ce samedi, pour tenter de conserver leur couronne et surfer sur leur excellente dynamique avant l’immense rendez-vous de la fin d’année. D’ailleurs, un Tournoi réussi est-il annonciateur d’une grande performance lors du Mondial qui suit ?
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Une logique souvent respectée

À vrai dire, c’est souvent le cas. En 1987, par exemple, les Bleus de Jacques Fouroux réalisent le grand chelem, avant de s’incliner en finale de la première Coupe du monde, face aux hôtes néo-zélandais (29-9). Quatre ans plus tard, c’est au tour de l’Angleterre de survoler le Cinq Nations et d’atteindre la finale mondiale, remportée par l’Australie (12-6). Dans ces deux cas, la nation européenne la plus forte au début de l’année est donc aussi celle qui porte le plus haut les couleurs de l’hémisphère nord quand arrive le moment de croiser le fer avec les équipes du sud.
Encore vainqueurs du Tournoi en 1995, les Anglais confirment dans la foulée en se hissant dans le dernier carré en Afrique du Sud. La consécration du XV de la Rose survient en 2003, quand la bande de Jonny Wilkinson s’offre un fabuleux doublé grand chelem-titre planétaire, jamais réédité depuis. Du côté français, on se souvient que 2007 avait idéalement débuté, les hommes de Bernard Laporte ayant étoffé leur palmarès d’une deuxième victoire de rang dans le Tournoi.
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Organisée à domicile, la Coupe du monde qui suit laisse toutefois un arrière-goût d’inachevé, avec une quatrième place certes honorable mais qui permet à l’Angleterre, finaliste, d’être la meilleure nation européenne de la compétition. Enfin, l’édition 2019 suit pour sa part une logique implacable, puisque les sélections performantes en hiver (Galles, Angleterre) intègrent le dernier carré, celles qui ont connu un Tournoi mitigé (France, Irlande) échouent en quarts et les plus limitées (Écosse, Italie) ne sortent pas des poules.

Le crash anglais de 2015, l'épopée française de 1999

On relève cependant deux exceptions, et pas des moindres. En 2015, les Anglais font figure de sérieux prétendants au trophée Webb Ellis au sortir d’un Tournoi probant, conclu juste derrière l’Irlande à la différence de points. Chez eux, les hommes de Stuart Lancaster se prennent cependant les pieds dans le tapis, en étant éliminés dès le troisième match de la phase de groupes. Le XV du Trèfle, de son côté, se heurte une fois encore au plafond de verre des quarts de finale.
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Fabien Galthié (France) face à la Nouvelle-Zélande en demi-finale de la Coupe du monde 1999.

Crédit: Getty Images

Dans un autre registre, impossible de ne pas évoquer le parcours du XV de France en 1999. Cette année-là, les Tricolores finissent derniers du rendez-vous continental, avec une seule victoire en quatre matches. L’inquiétude peut être de mise, et pourtant : quelques mois plus tard, les coéquipiers d’Émile Ntamack et de Fabien Galthié créent la sensation en ralliant la finale, avec au passage une victoire d’anthologie contre les All Blacks en demie (43-31). Quelle que soit l’issue du Tournoi 2023, il faudra évidemment en tirer des enseignements. En revanche, établir des conclusions dans l’optique du Mondial serait donc sans doute bien trop hâtif.
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