Affaire Auradou-Jegou : le justice argentine prononce un non-lieu

La justice argentine a décidé mardi d’abandonner toutes les charges qui pesaient sur Hugo Auradou et Oscar Jegou. Les deux rugbymen français étaient mis en examen pour viol aggravé en réunion depuis le 12 juillet dernier après qu’une femme a porté plainte contre eux pour des faits présumés qui se seraient déroulés à Mendoza en Argentine. Les avocats de la plaignante devraient faire appel.

Hugo Auradou et Oscar Jegou à Mendoza en Argentine en 2024

Crédit: Getty Images

Première victoire judiciaire pour Hugo Auradou et Oscar Jegou. Cinq mois après la nuit de Mendoza, la justice argentine a décidé, ce mardi, d'abandonner l'ensemble des charges qui pesaient sur les deux internationaux français. Le 12 juillet dernier, le duo du XV de France avait été mis en examen pour "viol en réunion avec violence" à Mendoza où le XV de France venait de jouer un match contre l'Argentine.
Après plusieurs reports, la juge Elena Arenas s'était saisie de la demande de non-lieu déposée par les avocats des deux joueurs. À l’issue d'une audience à huis clos étalée sur deux jours, la justice argentine a donc prononcé un non-lieu attendu au regard de l'avancée de la procédure. Début octobre, le parquet local avait requis un abandon des poursuites et les joueurs avaient été autorisés à rentrer en France. Le parquet avait relevé "des contradictions notoires, incohérences et zones grises" dans le récit de la plaignante.
picture

Hugo Auradou et Oscar Jegou avec leur avocat, Rafael Cuneo Libarona.

Crédit: Getty Images

les deux joueurs ont été victimes de fausses accusations
Arrêtés le 8 juillet à Buenos Aires puis transférés à Mendoza, Jegou et Auradou ont toujours fermement contesté les accusations de viol, évoquant une relation consentie. "L'acte (sexuel) était consenti, aucun crime n'a été commis et il ne fait aucun doute qu'ils sont innocents", a déclaré Me German Hnatow, à l'issue d'un délibéré au pôle judiciaire de Mendoza. "La réhabilitation judiciaire est acquise", s'est félicité l'avocat parisien des joueurs Me Antoine Vey, "les deux joueurs ont été victimes de fausses accusations".
"La justice argentine qui a enquêté, qui l'a fait sur la base d'éléments objectifs qui sont des vidéos, des témoignages, des expertises, a pu dire clairement que les faits dont ils ont été accusés n'ont pas existé", a ajouté Me Vey à l'AFP.

Vers un appel ?

Si cette décision est évidemment une victoire pour eux, Me Natacha Romano, avocate de la plaignante, devrait faire appel de cette décision. Elle l'a en tout cas déjà annoncé à plusieurs reprises avant le délibéré de ce mardi.
AVEC AFP
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité