Le BO peut mieux faire

Biarritz et sa défense de fer reste l'un des grands favoris de la Coupe d'Europe, même si les Basques ont joué en dessous de leur niveau dimanche pour éliminer difficilement les Anglais de Sale en quart de finale (11-6).

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Crédit: Eurosport

En fait, pour se sortir du piège anglais, le BO s'est appuyé sur son expérience de briscard européen - 3e participation de suite aux demi-finales, "et c'est quand même un exploit, peu d'équipes les ont enchaînées" rappelle l'entraîneur Patrice Lagisquet - et sur ce qu'il sait faire de mieux, défendre. Un secteur "où ils ne se consomment jamais, sont très intelligents", note le manageur de Sale Philippe Saint-André.
"Notre défense nous assure la victoire, c'est notre base de travail, retenait au final un Thierry Dusautoir présent sur tous les fronts. On s'est rendu compte dans le dernier quart d'heure qu'on ne s'était pas mis à l'abri, on a douté".
Pourtant, avec un effectif quasiment complet, un adversaire novice à ce niveau et diminué - sans Chabal et Sheridan, pièces maîtresses du pack-, des conditions de jeu idéales devant 30.000 supporteurs chauffés à blanc (et rouge): Biarritz ne pouvait rêver meilleur scénario.
Là o, l'an dernier, face aux plus coriaces Irlandais du Munster (19-10), ils avaient su enchaîner dans un premier acte enlevé, ce dimanche, les Biarrots ont cédé au doute, de manière assez incompréhensible.
Aller au bout
"On s'est fragilisé sur la conquête, on s'est compliqué la tâche ", soulignait le co-entraîneur Jacques Delmas. "On s'est contenté du minimum, croyez-moi on est content de cette victoire mais aussi conscient de tout ce qui nous a manqué", analysait sobrement le capitaine Thomas Lièvremont, sorti prématurément (adducteurs). Allusion aux nombreux " ballons rendus et fautes au sol" relevées par Delmas qui évoquait un "goût d'inachevé". "On a manqué d'intentions offensives, d'intensité et de volonté pour aller chercher l'essai supplémentaire, alors que quand on s'investit à fond dans ce domaine, on montre des choses intéressantes, on a des solutions ", regrettait pour sa part le perfectionniste Lagisquet.
"On a toujours tendance à se reposer sur cette qualité défensive, poursuivait l'entraîneur. Contre cette drôle d'équipe (de Sale) très rude, très dure, très organisée, on a montré de la générosité et de la solidarité, et en fin de compte, je crois qu'ils n'ont pas grand chose comme occasions d'essais".
C'est bien connu, une grande équipe passe par une grande défense. Au vu de sa prestation, Biarritz est donc une grande équipe, son parcours continental plaide pour lui. Prochaine étape à Anoeta, en demie contre Bath, avant-dernier du Championnat anglais, qui ne paraît pas hors de portée des Biarrots. Comme d'ailleurs les autres demi-finalistes, Munster et Leinster.
"Notre ambition est d'aller au bout, prévient Delmas. On les armes pour y arriver, si jamais on joue notre rugby. Il faudra qu'on s'en donne les moyens, peut-être un peu plus qu'on ne l'a fait face à Sale". "On attend tellement de cette équipe, sourit Lagisquet, qu'on va continuer d'être exigeant avec elle".
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