Coupe du monde 2025 - Quart de finale - France - Irlande (18-13): "On savait que ce serait difficile, mais pas si compliqué…"

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Que ce fut dur... Le XV de France féminin n'avait plus perdu contre l'Irlande depuis 2017. Une fois encore, les Bleues se sont imposées, dimanche, en quart de finale du Mondial. Mais elles sont passées par beaucoup d'émotions. La peur, notamment. Après ce succès étriqué (18-13), le groupe oscille entre fierté et soulagement, avec la conscience de devoir changer de braquer avant les demi-finales…

Madoussou Fall Raclot et Joanna Grisez.

Crédit: Getty Images

Mission accomplie. Première mission, en tout cas. Installée dans le Top 4 mondial, l'équipe de France féminine avait pour objectif minimal une place dans le dernier carré de cette Coupe du monde 2025. Une ambition, plus qu'un rêve. Mais le couperet n'a pas été loin de tomber dimanche à Exeter, où les Bleus ont vraiment souffert pour se défaire de l'Irlande (18-13), face à laquelle elles n'avaient plus connu la défaite depuis 2017. La déception aurait été énorme et le sentiment d'échec pas moins important. Voilà donc une bonne chose de faite.
Elles s'attendaient à souffrir. Mais peut-être pas à en baver à ce point et à se faire peur jusqu'à la dernière seconde de ce duel tellement tendu. C'est leur défense, au final, qui les a sauvées, d'abord en toute fin de première période lors d'une séquence hallucinante, puis à la sirène, où il a fallu plier à nouveau sans rompre. "On savait que ce serait difficile, mais pas si compliqué…", a confié l'ailière Joanna Grisez au micro de TF1 après la qualification.
Si satisfaction il y a, elle tient au résultat et à la manière dont les Françaises ont su se tenir debout après une première période si difficile. Menées 13-0 en revenant au vestiaire, elles auraient pu sombrer mais elles ont préféré faire face. "Je suis fière de mes coéquipières, sur la fin de match, on a montré qu'on avait un très gros caractère, a ajouté Grisez. Je suis soulagée aussi. On s'est fait peur, on savait que ce serait difficile mais pas si compliqué."

Travailler la discipline

C'est un autre Mondial qui a démarré avec ces quarts de finale. Les dimensions tactique et psychologique n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles furent lors de la phase de poules. Les filles de David Ortiz et Gaëlle Mignot ont visiblement eu du mal à se libérer face à l'enjeu, qui plus est dans des conditions météo complexes, sous la pluie et dans le vent durant le premier acte. "Je crois qu'on est tous conscients que ces matches couperets ont un gros enjeu, a convenu David Ortiz. Clairement, il faut aussi saluer le jeu stratégique de l'Irlande qui, vraiment, nous a mis à mal jusqu'au bout, en maintenant beaucoup la pression."
Conscientes de ne pas se voir distinguer par le prix de l'esthétisme après ce quart de finale, les Tricolores ont toutes insisté sur l'état d'esprit collectif. On vit rarement une grande aventure dans une compétition de ce genre sans en passer par là. C'est ce qu'elles préfèrent retenir. "On a été très indisciplinées mais on a su montrer notre caractère, insiste Pauline Bourdon Sansus. On savait que ce match était important, on est restées solidaires, je suis fière du groupe. Ces matches-là nous servent, on a montré de la solidarité, du combat, mais il faut progresser sur l'indiscipline." 
Dimanche, elles avaient tout à perdre. C'était peut-être, dans l'approche, le match le plus compliqué à gérer de toute leur Coupe du monde. "Je pense que ça peut nous faire rester en alerte sur ces matches-là, où il y a des choses qui semblent écrites sur le papier, il y a sur le papier des équipes qui sont censées être au-dessus au ranking mondial, mais qu'il n'y a rien qui est fait sur une Coupe du Monde, toutes les cartes sont rebattues", a asséné la co-capitaine Manae Feleu.
Elles le seront à nouveau lors de la demi-finale, vraisemblablement contre l'Angleterre. L'Everest de ce Mondial pour les Bleues qui, cette fois, ne seront clairement pas favorites face à la redoutable armada. Alors, d'avoir galéré sur la marche précédente, de ne pas arriver sur le XV de la Rose après avoir volé, ce n'est peut-être pas plus mal. "Parfois, il y a des claques qui sont bonnes à prendre, on n'est pas passé loin. Je pense que ça va nous servir de leçon sur ce qu'on a besoin de travailler cette semaine et là où on doit mettre l'accent", veut en tout cas croire Joanna Grisez.
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