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Bonnaire, la french touche
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Publié 16/03/2006 à 17:30 GMT+1
Julien Bonnaire retrouve une place de titulaire sur l'aile de la troisième ligne du XV de France, pour affronter le pays de Galles samedi à Cardiff, avec comme atout une belle capacité à conquérir des ballons en touche. Le Français se dit prêt à tenir son
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Crédit: Eurosport
L'affaire se traite à 3,50 mètres du sol. Là-haut, il s'agit d'attraper le ballon, au bout d'une combinaison à plusieurs entrées, et d'un ballet d'appels et de fausses pistes, censé égarer l'adversaire. C'est le domaine de Julien Bonnaire qui, par son physique (1,93 m, 100 kg) et sa capacité à se démarquer, s'est rapidement hissé parmi les meilleurs spécialistes mondiaux en touche, où planent le Sud-Africain Victor Matfield, l'Ecossais Scott Murray et Imanol Harinordoquy, dont la dernière apparition au sein du XV de France remonte au Tournoi 2005.
"En club comme en équipe nationale, ce sont toujours les mêmes joueurs. On sait qui il faut pister", souligne Julien Bonnaire, 27 ans. Les équipes nous étudient comme on les étudie. C'est pour cela aussi qu'il faut trouver de nouvelles formules pour mettre l'adversaire en difficulté". Tout débute par une combinaison à trois chiffres. "Il y a énormément de solutions. Peut-être une trentaine de combinaisons possibles" , raconte-t-il.
Priorité à la réactivité
Le code secret permet de désigner le joueur et l'endroit où sera expédié le ballon. Ensuite, un ballet se met en place. Certains joueurs servent de leurre, afin de faciliter le travail du sauteur, hissé à bout d'épaule par deux soutiens, appelés "lifteurs".
"Il faut vraiment avoir confiance en eux, raconte Julien Bonnaire, parce que l'on monte de plus en plus haut, et il peut arriver qu'ils lâchent". Le pourvoyeur en touche a également pour tâche de jouer les contreurs sur lancer adverse. C'est le "contre". Pour le sauteur, il s'agit de décrypter l'annonce adverse pour deviner où sera lancé le ballon. Puis de naviguer dans l'alignement, avant d'aller se placer dans la zone de saut.
"En fait, tout se joue sur la réactivité. Il faut que tout le monde se sente concerné et concentré, souligne-t-il. Prendre un ballon à l'adversaire procure toujours beaucoup de plaisir".
Du 8 au 7
Julien Bonnaire, qui avait fêté sa première sélection en mars 2004, plane ainsi sur l'alignement du XV de France depuis le début du Tournoi 2005. Depuis, il était devenu l'une des pièces essentielles du dispositif de conquête. Suspendu pour le premier test-match de novembre, face à l'Australie (26-16) à Marseille, il réintégra l'équipe face au Canada à Nantes, une fois la punition levée. Avant de céder sa place de N.8 à Thomas Lièvremont après la victoire sur l'Irlande (43-31) le 11 février.
"Je n'ai pas ressenti d'amertume particulière, explique-t-il. Moi, j'ai eu l'impression de faire mon boulot. Les entraîneurs, eux, ont fait des choix. Il faut accepter la concurrence. Cela permet de progresser. Et puis, après tout, cela fait du bien de tourner". Après deux séjours dans les tribunes, face à l'Italie et à l'Angleterre, Julien Bonnaire redevient titulaire pour fêter sa 19e sélection. Mais cette fois comme troisième ligne aile (N.7), à la place d'Olivier Magne, renvoyé sur le banc.
"Numéro 7 ou numéro 8, j'aime bien les deux postes, souligne-t-il. Cela ne me pose aucun souci de passer de l'un à l'autre. Cela change juste sur les sorties de mêlée. Mais ensuite j'aurai la même place en touche". Julien Bonnaire est prêt à prendre son envol!
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