Eurosport
L'espoir fait revivre
Par
Publié 29/11/2006 à 15:00 GMT+1
Bayonne et Brive, dernier et avant-dernier du Top 14 à mi-parcours, affichent un moral qui nie leur statut de rélégables, regonflés par de récents succès annonçant une fin de championnat terrible et indécise pour le maintien.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Aux derniers de la classe les palmes de novembre. Brive vainqueur à Toulouse (29-26) puis dominateur devant Bourgoin (28-3), Bayonne en s'imposant à Montauban (18-17) où tant chutèrent (Biarritz, Paris), ont envoyé un message vers la mi-tableau: avis de relégation prématurés, remontée en cours. "C'est le début de notre championnat", lançait Richard Dourthe après la victoire de l'Aviron à Sapiac. "Trois victoires d'affilée (Brive, Albi, Montauban), cela ne nous est jamais arrivé depuis que Bayonne est revenu dans l'élite" en 2004 !
"Le déclic s'est passé dans nos têtes, on s'est rendu compte de notre potentiel", poursuit-il. Dans les têtes et sur des bases comme la défense, vertu retrouvée d'un Bayonne si poreux jusque là: trois essais encaissés par match en moyenne, mais un seul depuis 3 rencontres ! "Maintenant on défend comme des affamés" , convient le troisième ligne Guillaume Bernad, pour qui le mérite revient au système mis en place par Jean-Pierre Elissalde, manageur sportif depuis septembre. Ce fut le début d'un chamboulement matérialisé par le départ de Frédéric Faragou, entraîneur des arrières, puis l'arrivée de Jean-François Beltran aux côtés de Xavier Péméja. Même s'il assure que sa place est "dans les bureaux et non plus sur le terrain", il est tentant de voir l'influence du manageur dans le regain de confiance bayonnais.
Indispensable stabilité
Même tentation à Brive, qui a aussi fait sa révolution: Laurent Rodriguez a été remplacé fin septembre par Richard Crespy auprès du pack, puis le manageur Tim Lane par Michel Peuchlestrade mi-novembre. "Il faut être sérieux, je prends seulement mes marques. Je suis encore un observateur", calme Peuchlestrade, satisfait de la maîtrise, de l'intelligence affichées par le CABCL contre Bourgoin: "un rugby parfaitement adapté aux conditions météos, une bonne conquête, des mauls qui progressaient. Et malgré une balle glissante, finalement très peu de fautes."
Le capitaine Jérôme Bonvoisin avance une explication: "la stabilité au sein de l'équipe de départ, un élément indispensable pour progresser". Et une rupture avec le turn-over constant sous Lane, qui s'appuyait fortement sur une légion étrangère (Fanolua, Donnelly, Gerber notamment) moins en cour à présent. Quoi qu'il en soit, depuis Toulouse, Brive "n'est plus la même équipe. Il y a une autre envie, un autre état d'esprit", assure le troisième ligne Fabien Domingo, situant ironiquement le réveil corrézien à Bayonne, le 11 novembre, après un non-match (29-6) qui scella le sort de Lane.
Il n'y a pas d'épilogue prévisible au regain de forme de Bayonne et Brive, "inséparables" en bas de classement depuis août, sinon que "les cinq équipes qui jouent le maintien se valent toutes et que personne ne veut descendre", résume Bernad, en référence aux 4 points séparant Narbonne, 9e, de Bayonne, 14e. La seule leçon, c'est que l'espoir fait vivre et qu'au soir d'une 16e journée avec Bayonne-Biarritz, Brive-Agen, mais aussi Albi et Montpellier en péril, le 13e et le 14e pourraient céder leurs places. Eloignant -un temps- le spectre d'un... Brive-Bayonne dramatique pour la dernière journée, le 26 mai.
Publicité
Publicité