JO 2026 Milan-Cortina I Perrine Laffont, libérée et d'autant plus dangereuse en ski de bosses parallèle ?

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Attention les yeux, ce samedi, à Livigno. De retour sur les pistes, trois jours après sa médaille de bronze, Perrine Laffont s'avance sur la spectaculaire épreuve de ski de bosses en parallèle. Libérée par sa médaille glanée sur l'individuel, elle arrive sans complexe pour tenter de décrocher un nouveau podium, dans une discipline qui fait souvent chavirer le cœur des observateurs.

Laffont : "Je me suis beaucoup aidée de l'amour de ma famille"

Video credit: Eurosport

Prêt à en prendre plein les yeux ? Ce samedi, à Livigno, Perrine Laffont fait son retour pour la toute première apparition du ski de bosses parallèle aux Jeux Olympiques d’hiver. Un moment qui promet du spectacle, et ce n’est pas pour déplaire à la skieuse la plus titrée de l’histoire de sa discipline.
"Il peut tout se passer, pose notre consultant Sacha Theocharis. On ne se bat pas que contre soi, on se bat contre quelqu’un, donc si l’autre skieur tombe ça chance la donne, ça amène de l’adrénaline en plus ce qui permet d’élever son niveau". Sur le site officiel des JO, Perrine Laffont n’a pas caché son excitation, pour les autres surtout.
Les deux skieurs se tirent la bourre, donc les 'runs' sont plus impressionnants
"C'est l'épreuve qui passe le mieux à la caméra et pour les spectateurs qui sont en bas de la piste, c'est ce qui est le plus impressionnant. Tu vois vraiment les deux skieurs qui se tirent la bourre d'un côté à l'autre et ça te fait skier beaucoup plus vite aussi, donc les 'runs' sont plus impressionnants", apprécie-t-elle.
"Ça pousse plus à la faute, donc pour le show et l'ambiance, c'est une discipline plus télégénique. C'est ce qui va plaire aussi car forcément, là où il y a un peu plus de bagarre, plus de tension, c'est ce que le public recherche. C'est une très bonne option pour le grand public que ce soit aux JO", a ajouté celle qui pourrait, grâce à cette nouveauté, décrocher la troisième breloque olympique de sa carrière.
On peut être un peu moins propre sur les figures
Surtout que la mécanique ne change pas fondamentalement : "C’est presque la même chose (que l’individuel, NDLR), explique notre consultant. Dans le duel, je pense qu’il faut un ski plus engageant. Il ne faut pas aller à la limite du hors contrôle, où les juges et les spectateurs vont avoir peur pour le skieur, mais un ski plus engagé, quitte à avoir quelques fautes, de bras ou de pied. On peut être un peu moins propre sur les figures", explique Theocharis, qui précise que, pour départager les deux coureuses, "il est important de franchir la ligne en premier, mais ce n’est pas rédhibitoire".
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Une médaille de bronze au bout du suspense : la finale de Laffont en vidéo

Video credit: Eurosport

Quatre jours après avoir décroché, au terme d’un final haletant, la médaille de bronze, ce qui a déclenché un torrent de larmes et d’émotion chez l’athlète de 27 ans, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin pour sa quatrième olympiade. Surtout alors qu’un poids s’est enlevé de ses épaules.
Avoir eu une 2e médaille, ça lui enlève de la pression, elle a toutes ses chances de refaire un podium
"Avoir eu une deuxième médaille olympique, ça lui enlève de la pression, donc elle peut skier plus libérée et on sait que lorsqu’elle est plus libérée, elle est plus directe sur les bosses et elle peut prendre plus de vitesse. Elle sait sauter gros (sic) sur le saut du bas, donc oui, elle a toutes ses chances de refaire un podium", estime Sacha Theocharis.
Opposée d’entrée à l’Autrichienne Katharina Ramsauer en 16e de finale, Laffont devra toutefois être sur ses gardes, dans une discipline où tout peut arriver, surtout l’impensable. Surtout alors qu’elle n’a pas couru dans ce format depuis Engadin, en mars 2025, où elle avait terminé à la 5e place. "Ça fait quand même depuis 12 ans qu’elle est en Coupe du monde, elle en a gagné un paquet donc elle sait comment ça se passe", rassure l’ancien membre de l’équipe de France de ski de bosses, 9e aux JO en 2018.

Les Américaines et Anthony, principales menaces

Surtout, ses concurrentes ne sont pas beaucoup plus entraînées, alors qu’une seule course parallèle s’est déroulée cette saison, à Val Saint-Côme le 10 janvier. Les principaux obstacles à la médaille pour Laffont y avaient fait la loi : du contingent américain, emmené par médaillée d’argent Jaelin Kauff, qui sera dans la partie de tableau de Laffont, et avec la championne olympique Elizabeth Lemley, à la troupe kazakhstanaise, dirigée par Anastassiya Gorodko.
Sans oublier l’Australienne Jakara Anthony, en or à Pékin et dont la chute mercredi a permis à Perrine Laffont de rester sur le podium. Tandis que les Françaises Camille Cabrol et Marie Duaux tenteront de faire au moins un coup. Place au spectacle.
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