Coupe du monde - Slalom d'Adelboden - Impossible n'est plus Paco Rassat : "Je ne me sens pas inhibé"
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 11/01/2026 à 18:09 GMT+1
S'il a avoué vivre un rêve éveillé après s'être imposé sur le slalom suisse d'Adelboden ce dimanche, Paco Rassat impressionne aujourd'hui par sa régularité au plus haut niveau. Le nouveau leader de la discipline enchaîne les prestations de premier plan après avoir compris qu'il pouvait rivaliser avec les meilleurs ces derniers mois.
La razzia Rassat : revivez son run victorieux en vidéo
Video credit: Eurosport
Et dire qu'il n'était jamais monté sur un podium de Coupe du monde avant le mois de novembre ! Mais ça, c'était avant. Avant qu'il ne brise la fameuse barrière psychologique. Depuis, Paco Rassat ne cesse de bluffer son monde. Déjà vainqueur à Gurgl en novembre, le Savoyard de 27 ans a remis ça en remportant dimanche le slalom suisse d'Adelboden. Un rêve devenu réalité. "J'ai du mal à mettre des mots dessus, je suis ému. C'est un réel kiff, c'était mon rêve de faire ça, et là je le vis. Encore une fois j'ai mes parents ici, comme à Gurgl, donc c'est fou", a confié le Tricolore sur notre antenne.
Fou. Comme son ascension express. Technicien à l'éclosion tardive qui a attendu ses 26 ans pour entrer dans un Top 10 de Coupe du monde (ndlr : 9e à Wengen la saison dernière), Paco Rassat a longtemps émis des doutes sur ses chances de pouvoir lutter les yeux dans les yeux avec les meilleurs mondiaux. Mais depuis des mois, il a brisé son plafond de verre pour changer d'état d'esprit. Et de dimension par la même occasion. "Ça fait longtemps qu'on le booste à lui dire qu'il est capable de faire de grandes choses, a confié ce dimanche Kevin Page, le responsable du groupe technique de l'équipe de France, au micro de Gauthier de Tessières. Il en était capable mais il n'avait pas conscience de cela. Et depuis Gurgl, on sait qu'il a le ski pour rivaliser avec les meilleurs. Or quand la confiance est là…"
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Rassat se bluffe : "J'ai du mal à mettre des mots sur mon début de saison"
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Une victoire différente de mes deux premiers podiums
Le déclic a bien eu lieu ces derniers mois. Et ça change tout. "Ce début de saison me donne quand même pas mal de confiance en moi et de légèreté à l'approche des courses. Je sais que je skie bien, j'arrive à le montrer en course. J'arrive à récupérer des erreurs que je peux faire grâce à la confiance", savoure-t-il. Dimanche, Paco Rassat a en plus montré qu'il avait du caractère. Car s'il avait pris seulement la 14e place de la première manche à Gurgl avant de sortir le grand jeu tout comme mercredi à Madonna (ndlr : 16e après le premier passage), ce pur produit du massif des Bauges avait cette fois assuré en première manche avec le quatrième chrono. Et derrière, il a géré la pression avec brio.
"C'est une victoire différente de mes deux premiers podiums où j'étais un peu dans le milieu de tableau à l'issue de la première manche et il y avait tout à faire. Là j'étais dans une meilleure position après la première manche en étant plus dans une position de 'chassé' que de chasseur. (...) Il y avait des émotions différentes dans la cabane de départ, et je suis donc content de l'avoir fait de cette manière-là", a apprécié le skieur des Aillons au micro de sa fédération. Et cela confirme une constante qui s'impose désormais avec lui cette saison : il skie le feu lors des secondes manches. "Il est consistant, il est solide. En deuxième manche, il répond toujours présent", se délecte Kevin Page. "Je me sens bien en deuxième manche, c'est là qu'il y a le 'money time' et pour l'instant je ne me sens pas inhibé par ça, et j'arrive à me donner à 100%", complète Rassat.
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Rassat, Noël, Amiez... "L'important, c'est d'avoir plusieurs cartouches aux Jeux Olympiques"
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De magnifiques surprises
Fort de sa confiance et de cette force mentale, Paco Rassat, vrai "fanatique" de l'OM, s'impose comme une valeur sûre de la discipline. Sixième à Levi et à Alta Badia, sur le podium à Madonna et donc vainqueur à Gurgl et à Adelboden, il réalise même un début d'hiver de patron. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il prend les commandes de la discipline son compatriote Clément Noël. "Ce début de saison m'offre de magnifiques surprises", s'est réjoui au micro de la chaîne suisse RTS le Tricolore en toute simplicité.
Et l'hiver est loin d'être fini, alors que les Jeux Olympiques se profilent. "Avant de se projeter sur février, on a encore trois belles courses sur ce mois de janvier auxquelles j'accorde énormément d'importance, et je me concentrerai sur Jeux seulement après", tempère celui qui se "considère encore plutôt comme un outsider qu'un leader". Cependant, il ne pensait clairement pas se présenter à ces Jeux avec un tel statut. Et de telles ambitions, alors qu'il jouera assurément pour une médaille. Au minium. Car aujourd'hui, plus rien ne semble impossible avec lui.
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