Géant d'Alta Badia | Premier podium pour un superbe Léo Anguenot seulement battu par Marco Odermatt

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Léo Anguenot, première ! Parti avec le dossard 24 sur le Géant d'Alta Badia et déjà excellent en première manche, Léo Anguenot en a réalisé une seconde de feu pour s'offrir son premier podium, à 26 ans. Le Français aurait pu rêver d'une première victoire si un extraterrestre nommé Marco Odermatt ne régnait pas sur la Coupe du monde de ski en ce moment. Mais quelle performance pour lui !

Magnifique Anguenot : une deuxième manche de folie pour un premier podium

Video credit: Eurosport

Jour de gloire pour Léo Anguenot ! Alors qu'il n'avait jamais fait mieux que 13e en Coupe du monde, le Français pétri de talent a confirmé tout ce que l'on pensait de lui en claquant une énorme performance pour prendre la 2e place du mythique Géant d'Alta Badia. Neuvième de la 1re manche, Anguenot avait déjà fait fort mais il a placé la barre encore plus haut en seconde. Seul Marco Odermatt, énorme lui aussi avec le meilleur temps de la seconde manche, a pu le battre. Quelle émotion !

Jour de premières pour Anguenot

Celle-là, personne ne l’a vue venir. Ni les suiveurs de la Coupe du monde, ni lui-même, sans doute. En forme et impressionnant aux entrainements, Leo Anguenot peinait jusqu’ici à donner la pleine mesure de son talent. Cette fois, il a réussi et largement. Déjà auteur d’une superbe première manche pour se placer (9e à 0’’84 de Filip Zubcic), le Français a osé jouer sa carte à fond, sans se préoccuper d’une piste qui avait terriblement cassé et des conditions qui n’ont cessé de se dégrader, au point que la neige a fini par tomber sur les derniers passages. Pas de quoi gêner le Tricolore.
A l’attaque dès les premières portes, agressif, aérien, le Français semblait voler sur la Gran Risa en comparaison des skieurs passés autour de lui, à l’image d’un Atle Lie McGrath (6e, + 1’’25) et d’un Henrik Kristoffersen (9e, + 1’’99) incapables d’éviter de marquer sous la porte. Plus fluide, plus léger, Anguenot n’a jamais semblé gêné par le terrain pour allumer du vert et, pour la première fois de sa carrière, longtemps occuper le "Hot seat". Et multiplier les premières : premier top 10 assuré dès le passage de la ligne, premier top 5 après la défaillance de Timon Haugan (5e à 1’’03) et finalement premier podium après le "raté" de Steen Olsen. La victoire, elle, lui avait déjà échappé.

La belle réaction de Favrot

Comme cela avait déjà été le cas en 2021, en 2022 et en 2023 (x2), Marco Odermatt est le roi d’Alta Badia. Comme souvent avec le Suisse, il y a ajouté la manière, dominant la concurrence de la tête et des épaules. Après une première manche assurée mais prudente (3e à 0’’19 de Filip Zubcic), le champion du monde et olympique de la discipline a lâché les chevaux lors de la seconde, attaquant chaque courbe, taillant au plus court et relâchant tôt sous la porte. Une démonstration technique et physique pour signer le meilleur temps de la seconde manche, collant près de deux secondes à Kristoffersen, parti dans des conditions similaires.
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Un premier podium aux côtés d’Odermatt : la sensation Anguenot à Alta Badia

Video credit: Eurosport

Un exploit que le Suisse n’en finit plus de banaliser, lui qui s’est offert la 41e victoire de sa carrière, la 25e en géant. Et le voilà déjà leader de la Coupe du monde de la spécialité, malgré deux zéros pour commencer. Juste énorme.
Dans le sillage de Leo Anguenot, Thibaut Favrot a parfaitement réagi après une première manche ratée (27e) pour signer la grosse remontée de la seconde (17 places gagnées) et s’offrir un superbe top 10 (10e à 2’’11). Cela a été plus compliqué pour Alexis Pinturault (23e, + 3’’00), coupable d’une grosse faute à l’entrée du plat final, et pour Diego Orecchioni (27e, + 3’’27), qui marque toutefois ses premiers points en Coupe du monde.
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