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Objectif Grand chelem
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Publié 30/12/2005 à 21:00 GMT+1
Vainqueur à Beaver Creek et à Bormio, Daron Rahlves a déjà remporté deux des quatre descentes qu'il veut absolument épingler à son palmarès cette saison, sans doute la dernière de sa carrière. Il ne lui reste plus maintenant qu'à triompher à Kitzbühel le
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Crédit: Eurosport
A 32 ans, pour ce qui sera vraisemblablement sa dernière saison sur le circuit FIS, Daron Rahlves a désormais des goûts sélectifs. Et des goûts de luxe. L'Américain ne cherche pas à gagner partout, à tout prix. Le Grand Chelem lui suffirait... Le Grand chelem? Son Grand Chelem. Celui qu'il s'est mis en tête de remporter durant cet hiver qui constitue l'automne de sa carrière. Rahlves avait coché quatre dates sur son agenda: Beaver Creek, Bormio, Kitzbühel et Turin.
Quatre courses, quatre descentes, quatre victoires? Il en prend en tout cas le chemin puisqu'il s'est déjà imposé dans le Colorado, début décembre, puis sur la Stelvio, jeudi, au terme d'un bijou de course. "J'ai réalisé la moitié de mon grand Chelem ", sourit le Californien. Cette deuxième levée restera comme un monument du genre, tant il a dominé son sujet. "C'était vraiment une semaine parfaite", avoue-t-il.
Cap sur la Streif
Lors des deux entrainements comme durant la course, Rahlves n'a effectivement eu aucun rival à sa mesure à Bormio. Sur sa piste fétiche, faite de compressions sidérantes et de dévers étourdissants, il a littéralement volé. " J'étais venu ici pour gagner. J'aime la Stelvio car il faut se battre. Cette piste me convient bien, il faut prendre des risques, être tout en puissance mais surtout rester relax", confie le Yankee, qui avoue simplement avoir été gêné par l'intensité de la lumière dans certaines zones de la piste.
Mais il aurait fallu bien plus pour l'écarter de sa trajectoire et de son objectif. Déjà vainqueur à Bormio lors de la saison 2002-2003, il a épinglé jeudi la 11e victoire de sa carrière en Coupe du monde, la huitième en descente. Il lorgne maintenant sur Kitzbühel et sa mythique Streif, dont les caractéristiques, proches de celles de la Stelvio, le placent comme un favori naturel du grand rendez-vous de janvier. "Il faudra être encore meilleur qu'ici", prévient-il.
Ensuite, ce sera Turin, ou plutôt Sestrières, là où se tiendront les épreuves masculines de ski alpin durant les Jeux. Même s'il est devancé au classement de la Coupe du monde de la spécialité par le très régulier Fritz Strobl (il pointe en revanche à présent en tête du général), Rahlves est pour l'instant le seul skieur à s'être imposé deux fois en descente cette saison. Une nouvelle victoire du côté de Kitzbühel, voire à Wengen, ferait clairement de lui l'homme à battre pour la médaille d'or.
Un film sur la Coupe du monde?
Jusqu'à présent, Daron Rahlves n'a pourtant pas vraiment brillé sous les sunlights olympiques. Son meilleur résultat? Une septième place, en Super G, à Nagano. Il y a quatre ans, à Salt Lake City, devant son public, ses amis et sa famille, il était passé à côté, notamment en descente, achevée à un huitième rang bien peu conforme à ses ambitions initiales. Cette fois, il n'y aura pas d'appel. Turin aura des allures de quitte ou double. Ce n'est pas pour lui déplaire.
Après ça, il rangera sans doute ses spatules, sans pour autant disparaitre du Cirque blanc, car Rahlves a une idée derrière la tête. "Je veux m'arrêter au top. Ensuite, je ferai un film sur la Coupe du monde. Je pense que personne n'a encore réussi à retranscrire ce que nous ressentons sur la piste. Je crois en être capable", assure l'Américain. En attendant Kitzbühel, les Jeux, la retraite et les caméras, Rahlves va goûter quelques jours à la maison, après un mois en Europe: "Je rentre en Californie, retrouver ma femme Michelle et mon chien, Chevy. Ça va me faire du bien". Avant que les choses sérieuses ne reprennent.
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