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Covili prêt à repartir
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Publié 21/10/2004 à 16:20 GMT+2
Victime d'une rupture des ligaments croisés d'un genou en décembre dernier, le géantiste français Frédéric Covili effectue son grand retour à son retour à la compétition, dimanche, à Soelden. Avec un moral tout neuf et une grosse envie de bien faire, il
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Les équipes de France de ski sont à pied d'oeuvre à Tignes, où les récentes chutes de neige ont permis la tenue des stages automnaux. Covili, 29 ans, le meilleur géantiste français, enchaîne les manches de géant sur le glacier de la Grande Motte, comme pour mieux rattraper le temps perdu.
En décembre 2003, après deux podiums à Soelden et à Alta Badia, le géantiste de poche des Ménuires était victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche. Opéré à Lyon par le Pr Pierre Chambat, le Savoyard a ensuite suivi de longues semaines de rééducation à Hauteville. "C'était ma première grosse blessure. J'ai fait une bonne rééducation dans un centre spécialisé avec une équipe de kinés rompus à ces blessures. Je l'ai plutôt bien pris car j'avais déjà fait des résultats dans ma carrière", affirme-t-il.
"Bien dans ma peau"
Avec le recul, Frédéric Covili estime que son corps a lâché en raison d'un début de saison 2003-2004 éprouvant psychologiquement, après la séparation d'avec son mentor Severino Bottero, à l'origine de son éclosion au sommet de la discipline.
Au printemps 2003, les problèmes financiers de la Fédération française de ski avaient en effet entraîné le départ du technicien italien responsable des géantistes français, pour le plus grand bonheur des skieurs transalpins motivés par la perspective des Championnats du monde de Bormio en février 2005 et des jeux Olympiques de Turin en 2006. "Je suis maintenant persuadé que le départ de "Seve" et ma blessure sont liés" , avoue Covili.
Bormio en ligne de mire
"J'ai repris le ski fin juin sans problème, comme prévu après cinq mois et demi d'interruption, explique-t-il. Le plus dur, c'est de retrouver le haut niveau technique". "Je n'ai pas d'appréhension, confie le skieur. Je suis bien dans ma peau mais je manque d'engagement, de précision et de timing pour rivaliser d'entrée avec les meilleurs dès l'ouverture de la Coupe du monde où je pars plus que d'habitude dans l'inconnu."
Même encore diminué, Frédéric Covili reste le leader naturel du géant français qui pourra également compter, sur le glacier autrichien du Rettenbach, sur Joël Chenal, skieur de La Rosière, et sur Freddy Rech de Courchevel, "le plus rapide lors des séances d'entraînement de l'automne", aux dires de Jean-Pierre Mollié, nouvel entraîneur des Français.
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