"Le feu intérieur est toujours là" assure Victor Muffat-Jeandet, de retour dans le Top 20 du slalom à 36 ans

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Pour Victor Muffat-Jeandet, ce fut la saison du retour. A 36 ans, après deux graves blessures, le Français a réussi à se refaire une place sur le circuit cet hiver en slalom, alors que beaucoup lui conseillaient de tirer un trait définitif sur sa carrière. Désormais, il pense aux Jeux Olympiques l'année prochaine.

Victor Muffat-Jeandet.

Crédit: Getty Images

Après deux grosses blessures et une plongée au classement, Victor Muffat-Jeandet s'est de nouveau hissé dans le Top 20 du slalom cette saison, sans jamais perdre, à désormais 36 ans, "le feu intérieur". "L'an dernier beaucoup de gens pensaient que j'allais arrêter le ski. Les gens me demandaient ce que j'allais faire l'année prochaine. Ne vous inquiétez pas pour moi, tout va bien!", a raconté le Français à l'AFP.
Et en effet, tout va bien à l'issue d'une saison 2024-2025 qui l'a vu retrouver un très bon niveau de ski et des résultats qui l'ont propulsé dans le Top 20 mondial en slalom, à l'image de sa 8e place lors de l'ultime course des finales à Sun Valley (Idaho, Etats-Unis) jeudi.
Après une fracture de la cheville droite début 2022 qui lui avait fait manquer les Jeux de Pékin, puis une blessure à un genou début 2023 qui l'avait privé des Mondiaux de Courchevel-Méribel, Muffat-Jeandet avait touché le fond des classements et dû se battre avec des dossards élevés, très handicapants en ski et particulièrement en slalom, où seuls les 30 meilleurs passent en deuxième manche.
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Video credit: Eurosport

"Je suis reparti 1.300e l'année dernière, j'étais 45e mondial en attaquant la saison, je pense qu'on va pouvoir prendre du recul, regarder d'où je viens et quand même savourer. J'adore toujours autant le ski, je ne suis pas du tout lassé. Je suis trop content, j'en profite. C'est la fin de saison, j'ai encore plein d'énergie. Le feu intérieur est toujours là", constate-t-il.
J'ai l'impression que j'ai vécu presque plus de 10 ans sur la Coupe du Monde à ne pas trop voir le jour
Le skieur aux 252 départs sur le circuit (11 podiums) a été forcé d'oublier le géant et de se concentrer sur le slalom, ce qu'il savoure désormais dans un groupe où il apprécie le niveau et la compagnie des plus jeunes Clément Noël (27 ans), Steven Amiez (26 ans) et Paco Rassat (26 ans).
"Je trouve presque un second souffle. J'ai l'impression que j'ai vécu presque plus de 10 ans sur la Coupe du Monde à ne pas trop voir le jour, allant de géant en slalom sans avoir le temps de bien m'entraîner. Là j'ai la sensation de ne jamais avoir autant profité de mes compétitions", explique-t-il.
"Et maintenant c'est comme si le plus dur a été fait parce que j'ai pu me prouver que j'avais les moyens d'aller très vite et de gagner des manches de Coupe du monde (comme la 2e à Adelboden en janvier). Et tous les doutes par rapport à l'âge ou les capacités, ils sont effacés."
Le médaillé de bronze olympique du combiné en 2018 regarde avec gourmandise le mois de février 2026 et les Jeux olympiques de Milan-Cortina, après avoir été "frustré" par son absence à Pékin. "Le ski, c'est ce que j'aime le plus au monde, je ne me mets aucune limite."
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Video credit: Eurosport


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