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PYEONGCHANG 2018 - Svindal et Jansrud veulent perpétuer la tradition des "Attacking Vikings"

Svindal et Jansrud veulent perpétuer la tradition des "Attacking Vikings"
Par AFP

Le 15/02/2018 à 17:47Mis à jour Le 15/02/2018 à 17:59

PYEONGCHANG 2018 - Quadruple tenante du titre de la discipline, la Norvège compte bien engranger un nouveau titre olympique en Super-G et comptera pour cela sur les deux premiers de la descente de jeudi, Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud. Qui sont également les deux derniers champions olympiques de la spécialité.

Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud, les deux derniers champions olympiques de la discipline, entendent perpétuer la tradition norvégienne en super-G aux Jeux de Pyeongchang, vendredi sur la piste de Jeongseon. Car la légende des "Attacking Vikings" s'est écrite d'abord en super-G. Kjetil Andre Aamodt, par trois fois (1992, 2002, 2006) et le duo Svindal (2010)-Jansrud (2014) donc sont les protagonistes de cette saga, qui se décline en culture de la vitesse, justesse technique et engagement physique.

Une discipline côtée

Interrogé sur la pression qui pèse sur ses larges épaules en descente -jamais de succès norvégien aux Jeux dans la discipline reine-, le colosse Svindal a affiché son plus beau sourire et ouvert les cinq doigts de sa main droite. Cinq comme les médailles d'or olympiques de la Norvège en super-G. "En Norvège, le super-G est aussi coté que la descente, peut-être plus encore", a précisé à l'AFP Svindal, par ailleurs double champion du monde de descente (2007, 2013). Quel que soit son potentiel technique sur les planches, tout espoir du ski norvégien doit déjà passer par la sélection des tests physiques multidisciplinaires à Oslo. "Ils travaillent le double, avec méticulosité, durs avec eux-mêmes et envers les autres", résume l'Italien Franz Gamper, ex-coach du groupe vitesse norvégien, et plus particulièrement de Svindal, pendant une dizaine d'années.

Kjetil Jansrud (Norvège), lors de la descente olympique de Pyeongchang en 2018, qu'il finit à la 2e place

Kjetil Jansrud (Norvège), lors de la descente olympique de Pyeongchang en 2018, qu'il finit à la 2e placeGetty Images

La polyvalence est leur ADN. Avant de devenir le descendeur de référence des dernières saisons, Svindal a été champion du monde de géant et de combiné, et un slalomeur de bon rang. Jansrud, son cadet de trois ans, présente le même CV. Le super-G, comme son appellation l'indique, est un compromis entre la vitesse et le géant, plus rythmé que la descente. C'est la discipline d'instinct, les concurrents ne reconnaissant le tracé que du bord de la piste. C'est un mix d'étude et d'improvisation, de trajectoires à tenter et de pièges à déjouer. Il exige mémoire visuelle, engagement et précision. Autant de qualités communes aux Norvégiens.

Val Gardena, point d'orgue d'une domination

Forts de cette philosophie, les Nordiques ont multiplié les doublés en Coupe du monde ces dernières années, en descente et plus encore en super-G. Avec en point d'orgue un triplé, le 18 décembre 2015 sur la Saslong de Val Gardena (Italie), où Svindal avait devancé Jansrud et Alexander Aamodt Kilde, le cadet du trio. Seul l'Autrichien Hermann Maier, médaillé d'or en super-G aux Jeux de Nagano en 1998 et surtout lauréat de 25 succès dans la spécialité sur le circuit majeur de la Coupe du monde, un record, avait interrompu le règne viking pour imposer le sien. Son emprise culmina le 21 décembre 1998 quand les Autrichiens, Maier en tête, annexèrent les neuf premières places du super-G d'Innsbruck.

Aksel Lund Svindal (Norvège) vole vers le titre de champion olympique de la descente, lors des JO de Pyeongchang, en 2018

Aksel Lund Svindal (Norvège) vole vers le titre de champion olympique de la descente, lors des JO de Pyeongchang, en 2018Getty Images

Et ce sont justement les représentants de la Wunderteam qui se dressent cette fois encore face aux ambitions du duo Svindal-Jansrud. Le vétéran Hannes Reichelt, Matthias Mayer, champion olympique sortant de descente, Vincent Kriechmayr et Max Franz sont autant d'épines dans le pied norvégien. Avec l'inconnue Carlo Janka. Le Suisse avait dominé il y a deux ans le super-G de la Coupe du monde sur la piste de Jeongseon, tout en mouvements de terrain propices aux portes cachées. Mais il a le handicap de revenir de blessure. Mais les Norvégiens, Svindal en tête, ont déjà prouvé que cela n'empêchait d'aller glaner un titre olympique.

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