"Ça va être magique"

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Pour l'ouverture de la saison, à Sölden (samedi 9h45), Tessa Worley aura pour ambition, devant son fan-club, de s'adjuger une 3e victoire en Coupe du monde, après Aspen et Are. Avant ce géant, la Bornandine est revenue sur son hiver passé et nous a confié son envie de dompter les piquets serrés.

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Crédit: Eurosport

TESSA WORLEY, la saison reprend ses droits à Sölden. Comment allez-vous à quelques jours du premier géant de l'hiver ?
T.W. : Tout va très bien. Je suis rentrée un peu fatiguée des deux stages dans l'Hémisphère Sud, à Ushuaïa. C'était intense. Mais j'ai eu une bonne semaine après ça pour me reposer. Puis a suivi un stage à Tignes pour peaufiner les petits réglages pour la course de Sölden. Aujourd'hui, je suis prête pour débuter la saison. En pleine forme !
Le glacier du Rettenbach, à Sölden, est un endroit qui vous plait ?
T.W. : C'est une piste que j'aime beaucoup. Si on enlève mes deux victoires, à Are et Aspen, c'est à Sölden que j'ai fait un de mes meilleurs résultats en Coupe du monde (NDLR : 5e en octobre 2007). Ce sont des bons souvenirs, mais également une ambiance vraiment particulière. Mon fan-club du Grand-Bornand fait le déplacement chaque année, donc c'est quelque chose d'assez magique. Cette année, il va y avoir deux cars qui vont venir m'encourager, donc j'ai vraiment à coeur de me donner à fond, pour faire plaisir aux gens qui ont fait le déplacement, mais également pour me faire plaisir.
Existe-t-il un lieu qui vous sied plus que d'autres ? Une piste qui réussit particulièrement à votre style par exemple ?
T.W. : Pour l'ambiance, je le répète, mais le top, c'est Sölden. Après, je n'ai pas de réelles préférences, mais j'apprécie évidemment les pistes où ça a marché, comme Aspen ou Are. Mais ça n'a pas toujours marché non plus là-bas (rires). Je commence à connaître l'intégralité des pistes. J'ai travaillé mes points faibles sur ces neiges un peu molles que je n'aime pas trop et avec lesquelles j'ai tendance à trop me battre, j'ai continué aussi de faire progresser mes points forts. J'apprécie plus les pistes glacées et raides. Pour un seul objectif : être à l'aise sur l'ensemble des tracés. D'autant plus, que cette saison, nous allons découvrir de nouvelles pistes, comme St-Moritz ou Lenzerheide, que je ne connais pas du tout.
Votre spécialité est le géant, mais avez-vous des ambitions en slalom ou en Super-Combiné cet hiver ?
T.W. : Tout à fait. Mi-septembre, j'ai gagné mes deux premières courses FIS en Argentine (NDLR : à Cerro Castor). Après, je ne m'emballe pas. Cela m'a fait du bien de prendre des départs, d'avoir un dossard sur le dos avant le début de l'hiver, mais ça n'est pas la Coupe du monde. En slalom, j'ai des objectifs, comme celui de rentrer régulièrement dans les 30 meilleures (*). Normalement, je prends le départ de celui de Levi le 15 novembre. Et j'aimerais beaucoup faire tout la saison en slalom, comme en géant, avec la clé quelques "perfs"sympas. Après, le Super-Combiné est quelque chose qui m'intéresse. J'espère en faire quelques-uns.
La saison dernière a été marquée par les JO de Vancouver. Comment sort-on d'un tel évènement ?
T.W. : C'était très enrichissant car les JO, il faut les vivre pour réellement comprendre ce que c'est. A Vancouver, je suis passée, malheureusement, à côté des mes premiers Jeux. Je n'ai pas honte de le dire, je n'étais pas satisfaite de ma performance mais je sais aussi que c'était ma première expérience à ce niveau. Je n'ai que 21 ans. J'espère en faire beaucoup d'autres derrière. Mais ça restera une bonne expérience, une course à part avec deux manches disputées sur deux jours. Spécial mais pas évident à gérer.
Et concernant votre saison de Coupe du monde ? Vous gagnez à Are, mais le reste de vos résultats se situe plutôt aux alentours du top 15...
T.W. : (Elle coupe) Et c'est décevant ! C'est vrai que j'ai gagné en Suède, mais être régulière entre le top 15 et le top 20 ne fait pas partie de mes ambitions. Loin de là. Mes objectifs principaux c'est de chercher la régularité au plus haut niveau, tout l'hiver. Je sais que je suis capable de gagner. Quand je termine entre 15 et 20, c'est que je suis passée à côté d'une manche ou que j'ai fait des erreurs. Je ne peux donc pas me satisfaire de mon bilan de la saison dernière. Mais c'est derrière moi maintenant. Place à cette saison !
(*) En 2009-2010, Worley a pris part à six slaloms de Coupe du monde et est rentrée trois fois dans les points : 13e à Flachau, 24e à Lienz et 27e à Aspen.
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