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"Jouer avec les meilleurs"
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Publié 19/12/2009 à 18:58 GMT+1
Le Savoyard Johan Clarey, troisième de la descente de Val Gardena, le premier podium d'un Français depuis bientôt 3 ans dans les disciplines de vitesse, a assuré samedi qu'il se sentait "capable de jouer avec les meilleurs". Sa performance peut redonner confiance aux groupe de descendeurs français.
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Doit-on définir cette troisième place comme une surprise?
J.C. : Une surprise totale même si, à chaque départ, je skie pour le podium. J'espérais faire dans les 10 ou les 15, surtout que je n'avais pas été très bon aux entraînements. Mais je donne généralement mon meilleur en compétition. Et puis, sur cette piste, j'avais terminé 11e l'an dernier, avant de me blesser (en janvier à Val d'Isère).
Vous étiez 16e à BeaverCreek le 5 décembre, 3e ici, votre retour est impressionnant...
J.C. : Je ne m'imaginais pas revenir aussi vite, même si les coaches comptaient sur moi. J'avais mal aux genoux et j'ai fait moins de kilomètres que les autres à l'entraînement. J'ai encore mal au genou gauche, qui a été plâtré. Je prends des anti-inflammatoires. Pour le droit, celui opéré, pas de problème. Il faut encore que j'aille mieux physiquement.
En 2004, vous étiez déjà passé sur le billard. Qu'est-ce qui vous motive à continuer?
J.C. : La passion, l'envie de montrer que je suis capable de jouer avec les meilleurs. C'est vrai qu'après la dernière blessure, j'ai pensé arrêter ma carrière. Mais je me suis dis que c'était dommage d'arrêter sur une blessure. Surtout qu'on goûte aux étapes de la reprise: rechausser les skis, faire une descente. J'ai repris à La Parva (Argentine) fin juillet. Les automatismes sont vite revenus.
C'est un message pour votre partenaire Pierre-EmmanuelDalcin (qui vient d'être opéré des deux genoux)?
J.C. : Il est costaud, il reviendra. Ce que je vis montre que c'est possible. Le plus dur? Regarder à la télé les Mondiaux de Val d'Isère, pas loin de chez moi. Je venais de me faire opérer. J'étais sur un fauteuil roulant au fin fond de l'Ain (au centre de rééducation de Hauteville). La semaine dernière, j'ai retrouvé la Bellevarde. Au départ du super-G du super-combiné, des images de ma blessure sont revenues. J'étais content de partir de la Face (de Bellevarde).
Vous débloquez tout un groupe avec cette performance...
J.C. : Il est des moments où on se dit: "Est-ce qu'on va finalement titiller les meilleurs en course?". On attendait un gros résultat. Le ski alpin en général, mais surtout la descente, c'est un sport où la confiance est déterminante. C'est un détonateur, comme la vitesse.
On dit que la piste des Jeux Olympiques vous convient...
J.C. : On dit qu'elle est taillée pour moi. Au départ de la saison, je pensais surtout à la qualification aux Jeux. Maintenant on va viser une médaille.
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