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Dénériaz à la maison
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Publié 17/12/2005 à 13:00 GMT+1
Victorieux en descente sur la Saslong de Val Gardena en 2002 et 2003, Antoine Dénériaz espère réaliser le triplé samedi. Après un début de saison difficile, le skieur de Morillon souhaite se reprendre sur sa piste fétiche. Le vétéran italien Kristian Ghed
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Crédit: Eurosport
"Personne ne peut battre Dénériaz ici". Hermann Maier était catégorique il y a deux ans, le 21 décembre 2003, lorsqu'Antoine Dénériaz s'était imposé pour la seconde fois de suite lors de la descente de Val Gardena. Aux yeux de nombreux skieurs du circuit, le Français partira favori de l'exercice 2005, quatrième opus de la saison après ceux de Lake Louise, de Beaver Creek et de Val d'Isère, remportés respectivement par Fritz Strobl, Daron Rahlves et Michael Walchhofer.
"Je me sens bien"
Le Français a d'ailleurs du mal à cacher son sentiment de bien-être quand il évoque la piste Saslong, sa piste : "Je me sens tellement bien ici. J'ai même l'impression que je pourrais descendre ce tracé les mains et quand même réussir un bon temps". Le descendeur tricolore aborde avec sérénité le tracé italien. Son bon comportement lors du Super-G de vendredi (17e) l'a rassuré à l'idée d'aborder la descente.
Tout comme son quatrième lors du premier entraînement : "Je n'ai pas réalisé une descente parfaite, loin de là, et pourtant je ne suis pas loin des premiers." Mais Dénériaz sait aussi que l'entraînement n'est pas la course. Dernier exemple en date à Lake Louise, pour l'ouverture de la saison, sa course de retour après sa grave blessure de Chamonix. Le Français avait réalisé le meilleur chrono du premier "downhill training" : "Le plaisir de me retrouver sur le circuit m'avait donné des ailes et j'avais bien skié à l'entraînement mais n'avais pas aussi bien géré la course".
La peur des "Bosses du Chameau"
Vainqueur de deux de ses trois descentes (Val Gardena 2002 et 2003, Lillehammer 2003) dans les Dolomites, le Français s'y sent comme chez lui. Mais l'excellent glisseur qu'il est sait que les parties techniques de la Saslong seront primordiales pour réussir une course parfaite. La signature de cette piste étant sans conteste les "Bosses de Chameau" en fin de course.
Dénériaz a appris, depuis le temps, la façon de les aborder au mieux : "Il est facile d'y commettre une faute quand on en veut trop. Il faut surtout bien négocier la première courbe pour garder tout son élan et rester très lucide." Et de rajouter : "Celui qui se plante là n'a aucune chance de refaire son retard sur le schuss d'arrivée."
Ghedina et Walchhofer la veulent aussi
En décembre 1969, l'Italien Kristian Ghedina avait un mois et donc, aujourd'hui, ne doit posséder aucun souvenir du premier rendez-vous de Val Gardena en Coupe du monde. Trente-six ans plus tard, l'Italien de Cortina d'Ampezzo peut au moins se vanter d'avoir remporté quatre victoires en descente sur la Saslong (1997, 1999, 2000 et 2002, la première). Meilleur temps des deux entraînements, "Ghedo", dossard 30 lors de la course, s'élancera avec la faveur des pronostics après avoir confirmé ses ambitions mercredi et jeudi.
Le grand piégé de la dernière "séance d'essais" est sans conteste l'Autrichien Michael Walchhofer, auteur d'un doublé combiné-descente à Val d'Isère sur l'Oreiller-Kily et coupable d'avoir trop freiné dans le schuss final. Le vainqueur de la Coupe du monde de la spécialité l'an dernier partira, sans repère sur ses principaux adversaires, avec le dossard n°9. Ses compatriotes Fritz Strobl et Johann Grugger, vainqueur du Super-G vendredi, lui qui reste sur deux troisièmes places en descente (Val d'Isère et Beaver Creek), auront leur carte à jouer.
Miller fataliste
L'Américain Bode Miller, qui a laissé la tête du général vendredi au Norvégien Aksel Lund Svindal après le Super-G, ne se voit pas jouer les premiers rôles : "C'est une course pour vrais descendeurs. Je ne pense pas être compétitif pour la victoire." Ses derniers résultats ici en descente vont dans ce sens : 14e ex aequo en 2004, 52e en 2003 et 19e en 2002. Son compatriote Daron Rahlves pourrait quant à lui s'illustrer, tout comme Scott Macartney, excellent septième du Super-G vendredi.
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