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Julien reste Lizeroux

Julien reste Lizeroux
Par Eurosport

Le 01/02/2010 à 10:42Mis à jour

Après un mois de janvier qui l'a vu décrocher quatre podiums, Julien Lizeroux reconnaît manquer de fraîcheur à 10 jours du début des JO. Bien que pointé à 43 points de Herbst au classement du slalom, le Plagnard garde confiance, comme d'habitude : il conserve ses chances dans la quête du globe.

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Rien n'est perdu, tout reste encore jouable. C'est finalement ce qu'il faut retenir de ce slalom dominical de Kranjska Gora. Troisième sur la Podkoren, Julien Lizeroux n'a pas perdu espoir de succéder à son compatriote Jean-Baptiste Grange. A 3 points de Reinfried Herbst avant les piquets slovènes, le Plagnard est désormais pointé à 43 longueurs de l'Autrichien (505 contre 462). Pas de quoi effrayer le Plagnard.

"C'est un nouveau podium. Et ce n'était pas un podium facile. C'est une super-performance. Je reste en course pour le globe", a commenté l'une des meilleures chances tricolores de médaille à Vancouver. Après coup, Lizeroux, qui n'est pas du genre à voir le verre à moitié vide, ne regrettait qu'une chose : "Aujourd'hui (dimanche), si j'ai juste à m'en prendre à moi-même c'est sur le bas de la 1re manche. Je pense que c'est là que je perds la course. Mais c'est un peu un miracle que j'arrive au bout." Largement en tête aux deux intermédiaires, le Français semblait voler sur la piste avant de commettre une faute majuscule. Un écart de ligne qui lui a fait perdre environ huit dixièmes sur l'Italien Giuliano Razzoli et Reinfried Herbst, les plus rapides du premier run. Un égarement qui se paie cash à ce niveau.

Quatre podiums en janvier

Très honnêtement, Lizeroux a reconnu également en avoir gardé sous la spatule lors de la seconde manche. La raison ? Un manque de fraîcheur tout à fait compréhensible après un début d'année harassant. "J'ai skié un petit plus avec ma tête dans la 2e manche. J'avais moins de jus. Alors, au lieu de prendre tous les risques et de faire n'importe quoi, j'ai fait un bas de parcours plus raisonné que d'habitude." Au terme d'un mois de janvier qui l'a vu monter à quatre reprises sur un podium de Coupe du monde (3e à Zagreb, 1er à Adelboden, 2e à Kitzbühel et 3e à Kranjska Gora), le musculeux Français semble marquer quelque peu le pas physiquement. Du côté de l'Autrichien, le soleil est au beau fixe, malgré quelques douleurs persistantes au dos. Après l'humiliation de Kitzbühel (26e, après avoir signé le meilleur temps du premier tracé), Reinfried Herbst a redressé la barre.

Restant sur deux victoires, ce qui fait quatre en tout cet hiver, le skieur de Salzbourg a conforté son dossard rouge mais ne tire pas de plan sur la comète : "Pour le petit globe, ce sera chaud en finales à Garmisch-Partenkirchen. Gagner le dernier slalom avant les JO, c'est bien. Cela signifie qu'on est en forme. Mais, les Jeux, c'est dans quatre semaines et on recommence à zéro." Double médaillé d'argent aux Mondiaux de Val d'Isère, Lizeroux a prouvé il y a douze mois qu'il pouvait être l'homme d'un jour, d'une course. Reinfried Herbst, vice-champion olympique à Turin, n'est pas le seul à pourvoir l'or à Whistler : "Ce qui comptera, ce sera l'adaptation à la pente, à la neige, les réglages parfaits. Celui qui aura les meilleures sensations ce jour-là gagnera. Il y a 10-15 gars qui peuvent monter sur le podium."Avec ces deux-là, ça en fait déjà deux.

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