JO Milan-Cortina 2026 | Ski-alpinisme - "J’avais envie de marquer mon nom là-haut" : Emily Harrop, argent et amertume

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Emily Harrop faisait figure de grande favorite lors de la grande première du ski-alpinisme aux Jeux olympiques. Sauf que la Française, malgré une domination outrageuse tout au long de la saison et un parcours immaculé jusqu’en finale, a dû se contenter de l’argent. C’est un mélange de sentiments qui l’a habitée après la course. Entre le bonheur de la médaille et la frustration du résultat brut.

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Emily Harrop n’a jamais arrêté de sourire. Heureuse d’être là, sous la neige de Bormio, la Française a accepté son sort. Médaille d’argent, c’est d’abord une médaille. Mais au regard de ses accomplissements jusqu’ici, elle ne visait rien d’autre que l’or. Invaincue en Coupe du monde depuis un an, lauréate des quatre derniers petits globes de la spécialité, intouchable avant la finale olympique, Harrop n’avait a priori pas d’adversaire à sa mesure en Italie. Le sprint, seul format sélectionné pour les JO, sied parfaitement aux qualités d’explosivité de la championne de France junior de descente.
Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Des transitions mal négociées et un déchaussage approximatif ont eu raison de ses ambitions de titre. "C’est quand même une médaille olympique, on ne va pas cracher dessus. J’avais envie de marquer l’histoire, de marquer mon nom là-haut, a-t-elle confié à notre micro. Je la prends, mais ce n’était pas une course parfaite. J’ambitionnais encore mieux. Il y a une pointe de déception." Le mix d’émotions témoigne à la fois de la fierté de figurer sur la photo du premier podium de l’histoire du ski-alpinisme et de la frustration de ne pas être tout en haut de celui-ci.
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Depuis deux saisons, elle réussit à tout gagner sauf les grands événements
Mais alors, pourquoi n’a-t-elle pas infligé le même sort à ses concurrentes que tout au long de l’année sur les manches de Coupe du monde, où elle ne laisse d’espace à personne ? Si elle domine les épreuves de sprint (le format olympique) en Coupe du monde, elle est battue deux fois de suite en grands championnats par la Suissesse Marianne Fatton, championne du monde en 2025 et sacrée jeudi aux JO.
"Depuis deux saisons, elle réussit à tout gagner sauf les grands événements, que ce soit aux championnats du monde, d’Europe ou aux JO, avance William Bon Mardion, champion du monde 2013 de la discipline. Il manque un petit quelque chose. Ça s’est reproduit encore ce jeudi. Je suis surpris parce que, techniquement, elle est au-dessus, mais c’est surtout physiquement qu’elle fait des différences. Mais sur les grands championnats, ça ne marche pas et ça pose forcément des questions : est-ce que c’est le stress ou d’autres choses qui viennent se mêler ?"
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Dernière de la finale, Ravinel retient le positif "d'une expérience incroyable"

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Je ne suis pas entièrement satisfaite mais heureuse quand même
"Je ne suis pas entièrement satisfaite mais heureuse quand même. J’ai fait des erreurs et Marianne répond toujours présente dans les grandes occasions", a continué Harrop après avoir préservé sa place sur le podium, contrairement à l’autre Française, Margot Ravinel, sixième de la finale après avoir longtemps figuré en troisième position. "Tout le monde l’annonçait comme immense favorite. Est-ce que le format plus long qu’en Coupe du monde, où les qualifications, les quarts, les demies et la finale se jouent en un quart d’heure, lui a joué des tours ?", s’interroge notre consultante Florence Masnada. "Aux JO, l’attente est plus longue, on a le temps de gamberger et ça l’a peut-être un peu perturbée."
"Je prends cette première médaille et j’espère qu’on fera un bon relais samedi", a ajouté la Franco-Britannique, née il y a 28 ans à Bourg-Saint-Maurice de parents britanniques, qui aura une deuxième occasion de viser l’or samedi lors du relais mixte avec Thibault Anselmet, en bronze sur l’épreuve masculine. Ces deux-là figureront parmi les grands favoris. Une pancarte qui ne suffit pas toujours à aller au bout de ses ambitions…
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