JO Milan-Cortina 2026 - "Dire que dans 4 ans, cette équipe sera vraiment mûre" : le ski de fond, la belle surprise bleue
Publié 23/02/2026 à 00:19 GMT+1
Derrière le biathlon, indiscutable fer de lance des Jeux Olympiques tricolores, l’équipe de France a pu compter sur le ski de fond, inattendu 2e pourvoyeur de médailles à Milan-Cortina. Une quinzaine complètement folle, symbole d’une préparation parfaitement gérée par le staff tricolore. De quoi rêver encore plus grand, peut-être, en 2030.
Les Bleus ont surfé sur l'argent à Milan : "On s'attendait pas à de tels résultats !"
Video credit: Eurosport
C’est peu dire que le ski de fond s’est hissé à des sommets auxquels on ne l’attendait pas. Une médaille aurait déjà été un bon bilan pour l’équipe de France dans ces Jeux Olympiques de Milan-Cortina, considérant la rareté des victoires tricolores (trois, toutes pour Lucas Chanavat) en Coupe du monde depuis trois ans. Mais non, les Bleus ont éclaboussé de leur talent ces JO en décrochant trois médailles, toutes en argent : en 10km libre et en skiathlon pour Mathis Desloges et sur le relais 4x7,5km hommes. Juste fou.
Desloges, la grosse satisfaction des JO
"C’est un bilan exceptionnel, historique même, estime notre consultant Roddy Darragon. D'habitude, on arrache une ou deux médailles, mais rentrer avec trois médailles d'argent, c'est du jamais vu et historique pour un bon bout de temps." Jamais les Bleus n’avaient réussi à dépasser les deux médailles sur une édition, record qui datait de 2018 et les deux bronzes décrochés en relais et en sprint par équipes hommes. Ce bilan historique, la France le doit évidemment en grande partie à Mathis Desloges, doublé médaillé en individuel et membre primordial du relais.
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Desloges : "Ça donne de l'espoir pour être un jour devant Klaebo"
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"On ne va pas se mentir, c’est la grosse satisfaction de ces Jeux, analyse le médaillé de bronze de Turin. Même si on savait qu'il avait des capacités et qu'on le sentait un peu venir, on n'aurait pas misé sur trois médailles. On savait qu'il allait être bon, mais je ne pensais pas qu'il allait créer le gap comme ça pendant l'hiver… Il nous a tous bluffés". Et s’il a été le seul Tricolore médaillé en individuel, tous ont plus que répondu présents.
Tous les jours, ils avaient les armes pour se battre
"Tout le monde aura été au niveau, c’est ça qui est fou, raconte notre consultant. Chez les hommes comme chez les femmes, il n'y a pas vraiment eu de ratés, même si on aurait espéré avoir une meilleure Delphine (Claudel). Mais, du fait de toutes ses blessures, ce n'était pas forcément jouable. Et quand on voit Victor (Lovera) qui nous a fait à peu près la même chose que Mathis… D'habitude, il ne joue même pas dans les 15 et, là, il est arrivé à faire des choses exceptionnelles. Réussir à faire ça, même en classique, c’est impressionnant." Voir autant de Français à ce niveau aux JO était inespéré, mais c’est d’autant plus une raison de souligner l’incroyable travail et préparation des techniciens et du staff.
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Desloges offre la première médaille de ces jeux à la France !
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Comme en biathlon, ils auront été à la base de la "razzia" tricolore, certes plus relative en ski de fond. "Tout ce qu'ils ont mis en place au niveau de la préparation a super bien marché, explique notre consultant. Et côté technique, ils ont été très bons, ils n'ont quasiment rien raté. Au contraire par exemple de nations, comme la Suède ou la Finlande, les Français ont vraiment excellé en termes de glisse. Tous les jours, ils avaient les armes pour se battre malgré la météo changeante. Quand on a des skis classiques qui sont performants aussi longtemps que sur le 50km, c’est bien la preuve que les techniciens ont fait un super boulot." Ce qui ne signifie évidemment pas que le bilan français est immaculé et absolument parfait.
Les sprints, point noir de la quinzaine
Le sprint aura été le gros noir de ces Jeux Olympiques 2026. Alors qu’il s’agissait de la seule discipline où les Français avaient gagné cet hiver et la seule où ils s’avançaient avec plusieurs candidats à la médaille, il n’y a même pas un fondeur en finale. Une déception pas si illogique vu les circonstances. "On arrivait peut-être à un tournant, tente d'expliquer Roddy Darragon. On avait deux superstars avec Richard Jouve et Lucas Chanavat, mais ils ont atteint un certain âge et traversent une saison un peu difficile." Et celui qui aurait dû être la relève, déjà, Jules Chappaz, a joué de malchance.
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Désillusion pour les fondeurs français, tous privés de demi-finales
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"Il n'a vraiment pas eu les dieux avec lui, poursuit-il. Il a même eu Satan, en tombant malade quelques jours avant les Jeux. Et, au sprint par équipes, ça s'est super mal passé avec les casses de bâton. Mais, on ne pouvait pas toutes réussir les courses. Malheureusement, c'est tombé sur les sprints." Pas de quoi changer la réussite absolue de ces Jeux Olympiques pour l’équipe de France, qui peut d’ores et déjà se tourner avec une grande ambition vers ses Jeux de 2030, sur une piste de La Clusaz où les Bleus ont toutes les raisons de briller de nouveau.
2030, l’âge d’or de Desloges ?
"Il faut qu'on se serve de toute cette expérience-là pour être encore meilleur, analyse notre consultant. En plus, c'est le jardin de Hugo Lapalus et Jules Chappaz ! C’est en altitude, avec une neige qu’on connaîtra très bien donc forcément, ça nous aidera." Surtout avec une équipe déjà performante, mais très jeune et donc perfectible. "Mathis devrait être encore meilleur, estime Roddy Darragon. S'il arrive à bien se préparer, il aura sûrement plus de bagages, il sera plus confiant et Victor aussi. Dans quatre ans, cette équipe sera vraiment mûre." Et les ambitions encore plus folles. En tout cas, plus question de s’interdire quoi que ce soit avec une génération pareille.
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