JO Milan-Cortina 2026 I Pour les Bleus du ski de fond, une journée noire et un coup de gueule : "Ça commence à me saouler"

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Le ciel n'était décidément pas bleu dans le Trentin-Haut-Adige ce mardi. Sur la piste de Tesero, les Bleus ont connu une rude journée lors du sprint de ski de fond des JO de Milan-Cortina, remporté par l'intouchable Norvégien Johannes Klaebo. Jules Chappaz malade, Richard Jouve en "manque de fraîcheur", Lucas Chanavat en colère sur le format... Il était temps que ça se termine.

Désillusion pour les fondeurs français, tous privés de demi-finales

Video credit: Eurosport

Il y a des jours, comme ça, où rien ne tourne rond. Et quand on dit "rien", c’est vraiment "rien". Deux jours après l'exploit de Mathis Desloges, médaillé d'argent en skiathlon, la délégation française de ski de fond s'était mise à rêver d'une autre breloque ce mardi sur le sprint classique. Pas celle en or, évidemment, réservée à un Johannes Klaebo toujours plus proche de la légende des JO d'hiver. Mais pourquoi pas l'argent ou le bronze pour Jules Chappaz, le meilleur espoir de la journée ? On l'espérait. Et on y croyait, à vrai dire. Sauf que le sort en a voulu autrement.
Le Haut-Savoyard de 26 ans a révélé à notre micro avoir "eu une gastro" quelques jours avant la course. "Je suis malade depuis 10 jours, ça va ça vient. J'ai très peu mangé les cinq derniers jours", a ajouté le fondeur la voix tremblotante. Lui qui avait déjà dû décaler son arrivée en Italie à samedi et n'était "pas à 100%" de ses moyens pour lutter dans un quart de finale relevé où il se mesurait notamment à Klaebo.
"J'avais peut-être la poule la plus dure, mais il faut être capable de battre tout le monde si on veut aller chercher une médaille. J'en étais conscient", a-t-il ajouté sans se dédouaner après son élimination en quart. Ses compères tricolores ont tous connu le même sort ce mardi. Sans exception. Richard Jouve, Théo Schely, Lucas Chanavat... Il ne faisait pas bon être fondeur français aujourd'hui.
Quand on a des pistes aussi longues et aussi dures, c'est sûr que Klaebo se balade de plus en plus
Lui aussi dans le dur, Jouve a reconnu avoir manqué "de fraîcheur et de jambes" pour pouvoir faire mieux. Mais ce n'est pas forcément la seule raison selon lui. "Dans les grands championnats, on veut toujours faire plus dur, on change toujours les pistes. Quand on a des pistes aussi longues et aussi dures, c'est sûr que Klaebo se balade de plus en plus... Mais c'est le meilleur du monde donc si c'était en 2'30 ou 3'30, il n'y aurait pas de souci pour lui", a déploré le vainqueur du classement général de la spécialité en Coupe du monde en 2021-2022 dans des propos relayés par l'AFP. Un sentiment partagé par Lucas Chanavat, qui s'est montré un peu plus véhément que son compère.
"Ça ne ressemble plus du tout à ce qu'on fait le reste du temps. Ce n'est plus du sprint nerveux et rapide. Personnellement, ça commence à me saouler", a lancé non sans agacement le seul vainqueur français d'une étape de Coupe du monde cette saison, à Davos en décembre. Amère, l'équipe de France doit maintenant se remettre la tête à l'endroit. Avec, dans le viseur, les 10 km individuels jeudi et vendredi. "Pour notre équipe de sprint aujourd'hui cela n'a pas tourné dans notre sens. On sort tous la tête basse... On va mettre deux ou trois jours à se relever mais on va le faire", a promis Chappaz.
Du côté des femmes, les deux meilleures françaises Melissa Gal et Julie Pierrel, elles, n'ont pas passé le cap non plus dans le sprint, marqué par un triplé suédois. Demain est un autre jour. Et heureusement...
(Avec AFP)
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