JO Paris 2024 - Kauli Vaast, ce héros du surf tricolore venu de Tahiti : "C'est pour la France et toute la Polynésie"
Mis à jour 06/08/2024 à 11:16 GMT+2
Dans la nuit de lundi à mardi, le surfeur Kauli Vaast est devenu le 13e champion olympique français sur ces Jeux de Paris 2024. A 22 ans, il a réalisé le plus grand exploit de sa jeune carrière et du surf tricolore, sacré pour la première fois. Mais le natif de Vairao a également associé Tahiti et la Polynésie française à son succès éclatant, qui lui ouvre les portes d'un nouveau monde.
La presque perfection dans le tube et Vaast a vu l'or à la maison
Video credit: Eurosport
Et la Marseillaise résonna à Teahupoo. Dans la nuit de lundi à mardi, à plus de 15 000 kilomètres de l'effervescence parisienne, le petit village de Polynésie française a vibré pour l'exploit de Kauli Vaast, champion olympique de surf après une finale pleinement maîtrisée face à l'Australien Jack Robinson (17.67 à 7.83).
Pour le prodige tahitien, qui a rapporté à la France sa 13e médaille d'or, c'est un sacre à la maison, lui qui a grandi tout près du mythique spot et sa célèbre vague, classée parmi les plus dangereuses du monde. "C'est le meilleur moment de ma vie pour l'instant, s'est-il extasié au micro d'Eurosport. J'en avais rêvé. Maintenant que c'est arrivé, je suis le plus heureux du monde."
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Vaast : "Riner et Marchand hyper inspirants, hyper motivants"
Video credit: Eurosport
A 22 ans, Vaast a signé le plus grand succès de sa (jeune) carrière devant les siens après avoir dû passer par les repêchages. En finale, porté par les siens, qu'il entendait chanter "même loin de la côte", il n'a pas perdu de temps avec une première vague parfaite, un incroyable et très long tube noté 9.50 sur 10, avant d'obtenir 8.17 pour sa seconde tentative.
Robinson, dont le premier passage a été évalué à 7.83, s'est ensuite heurté à un océan devenu soudainement très Pacifique. Le surfeur français y a vu un signe du destin. Ou plutôt du mana, cette force surnaturelle bien ancrée dans la culture polynésienne : "Le mana était avec moi depuis le début. Tous les jours, je le sentais, je ne le voyais pas mais je le ressentais, et voilà, je l'ai fait, je suis champion olympique !"
DEFAY AVAIT OUVERT LA VOIE
Champion et donc pourvoyeur de la première médaille d'or de l'histoire du surf français. Mais pas seulement puisqu'il s'agit aussi du premier titre olympique du sport tahitien toutes disciplines confondues. "Cette victoire, c’est pour la France, toute la Polynésie, et toutes les personnes qui ont cru en moi. C’est une victoire qui me rassure et qui me dit que je suis quand même l’un des meilleurs à Teahupoo, et que j’ai ma place parmi les meilleurs mondiaux. Je suis fier d’avoir représenté la France et Tahiti", a commenté, ému, celui qui surfe dans la deuxième division mondiale et qui brigue désormais une qualification dans l'élite.
Une heure avant lui, Johanne Defay avait débloqué le compteur en glanant du bronze chez les dames. Battue en demi-finale par la championne du monde américaine Caroline Marks - qui s'est parée d'or en finale -, la Réunionnaise est venue à bout de Brisa Hennessy (Costa Rica) sur le score de 12,66 à 4,93. A Tokyo, il y a trois ans, elle était sortie déçue de sa neuvième place.
Avec de l'or, du bronze et deux autres représentants placés (Joan Duru a été éliminé en quarts par Vaast, Vahine Fierro par Defay au troisième tour), le surf français a écrit l'une des plus belles pages de son histoire à Teahupoo. "Ca peut être le début de quelque chose de grand", a admis Jérémy Florès, l'entraîneur de l'équipe de France.
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