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Andrea Gaudenzi, président de l'ATP : "L'intersaison est trop courte à cause du format de la Coupe Davis"
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Publié 14/11/2024 à 17:42 GMT+1
Le président de l'ATP Andrea Gaudenzi a reconnu jeudi en marge des ATP Finals à Turin que l'intersaison dans le tennis masculin était "trop courte", rejoignant un avis assez unanimement partagé par les joueurs. L'Italien estime que le nouveau format de la Coupe Davis, qui mobilise beaucoup de joueurs sur la dernière semaine, en est le principal responsable.
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"Je suis d'accord avec les joueurs sur le fait que notre intersaison est trop courte." Par ces mots, Andrea Gaudenzi, président de l'ATP, a semblé acter jeudi une prise de conscience sur le calendrier très chargé qui court de début janvier à fin novembre. Mais lors de cette conférence de presse à Turin où se déroule le Masters, l'Italien a surtout pointé du doigt une compétition dont il n'est pas responsable.
"C'est dû en partie au format de la Coupe Davis. Quand j'étais joueur, la finale de la Coupe Davis opposait deux équipes, maintenant ce sont 50 joueurs qui sont mobilisés pour les phases finales", a expliqué Gaudenzi. La semaine prochaine à Malaga, huit nations seront en effet en lice pour la phase finale de la compétition par équipes réformée par la Fédération internationale de tennis (ITF) en 2019, plus plusieurs fois modifiée depuis. "Les joueurs n'ont actuellement pas assez de temps pour se reposer et pour régénérer leurs corps", a-t-il ajouté.
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"Espérons que la Coupe Davis pourra survivre à ce nouveau changement"
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Pas de nouveau Masters 1000 dans la péninsule arabique avant 2028
Sur le calendrier, souvent présenté comme problématique et trop exigeant par les joueurs, le patron de l'ATP les a renvoyés à leurs contradictions. "Les joueurs de tennis sont des travailleurs indépendants, qui sont donc libres à la différence des joueurs de basket ou de football dont le calendrier est déterminé par leurs équipes. Ils peuvent faire leur propre calendrier, sans compter qu'il y a la tentation de disputer des tournois exhibition qui paient beaucoup", a-t-il rappelé en référence au "Six Kings Slam" organisé en octobre à Ryad.
Pas de mea culpa en vue donc pour Gaudenzi qui a aussi défendu la décision de rallonger la durée de la plupart des Masters 1000, les tournois les plus importants après ceux du Grand Chelem, qui se déroulent maintenant sur deux semaines. "On veut faire croître ce produit 'premium' où il y a toujours les dix meilleurs mondiaux", a-t-il insisté. Souvent évoquée, la création d'un nouveau Masters 1000, notamment dans la péninsule arabique, ne se fera "pas avant 2028" : "Nous discutons, mais aucune décision n'a été prise. Si une décision est prise dans ce sens, cela ne sera pas avant 2028, car il y a la question des infrastructures à construire."
Une certitude, si "un nouveau Masters 1000 devait faire son apparition", cela ne se fera "au détriment d'aucun des neuf figurant actuellement au calendrier", a insisté Gaudenzi, par ailleurs partisan de disputer les finales de ces tournois au meilleur des cinq sets, contre trois aujourd'hui. Sur les balles, autre sujet récurrent de récriminations des joueurs mécontents de leur qualité et de la multiplicité des marques utilisés, il a rappelé qu'il y avait "pour la première fois une centralisation sur cette question". "Il faudra attendre encore une année ou deux que les contrats signés par les tournois arrivent à expiration" pour voir les effets de cette rationalisation, selon lui.
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