AFP

Chouette, Del Potro est de retour

Chouette, Del Potro est de retour

Le 21/02/2017 à 12:22Mis à jour Le 21/02/2017 à 12:28

ATP DELRAY BEACH – Après avoir choisi de zapper le mois de janvier et l'Open d'Australie pour parfaire sa préparation hivernale, Juan Martin Del Potro effectue sa rentrée cette semaine aux Etats-Unis, à Delray Beach. Physiquement en pleine forme, l'Argentin rêve de disputer une saison pleine, sans être contrarié par son physique.

On ne va pas se mentir. Quand Juan Martin Del Potro a annoncé fin décembre qu'il ne prendrait pas part à l'Open d'Australie, ce fut une vraie déception. Héros de la finale de la Coupe Davis, vice-champion olympique, quart de finaliste à l'US Open, vainqueur à Stockholm de son premier titre depuis près de trois ans, l'Argentin avait été un des personnages du second semestre 2016. Avec, au passage, des victoires sur Djokovic, Murray, Nadal, Wawrinka, Thiem, Cilic, Goffin ou Dimitrov, soit l'essentiel du gratin mondial. De quoi saliver à l'idée de le voir poursuivre sur cette lancée en 2017.

Mais à 28 ans, Del Potro a jugé que le jeu australien n'en valait pas la chandelle. Au long séjour aux Antipodes, la Tour de Tandil a préféré une préparation physique plus poussée. Parce qu'il avait coupé après l'exigeante (physiquement et émotionnellement) finale de Coupe Davis en Croatie, il n'avait pu mettre en place un programme adéquat pour être prêt dès le début de l'année. Sacrifier son mois de janvier pour faire de cette année 2017 la plus complète de sa carrière depuis des lustres, voilà son pari. C'est donc dans le relatif anonymat d'un tournoi ATP 250, à Delray Beach, que JMDP s'apprête cette semaine à donner ses premiers coups de raquette de la saison.

Juan Martin Del Potro

Juan Martin Del PotroPanoramic

Delray Beach, cet endroit spécial

Pourquoi Delray Beach ? Sans doute parce que, loin des frimas de l'hiver européen, la chaleur floridienne à cette époque de l'année a quelque chose de savoureuse. Mais aussi parce que c'est un excellent souvenir pour l'intéressé, vainqueur ici-même en 2011. A l'époque, il s'agissait de son premier titre depuis l'US Open 2009. Il sortait d'une année 2010 noire, la première tronquée par les blessures. Puis, l'an passé, c'est également à Delray Beach que l'Argentin avait renoué avec la compétition après 10 mois d'absence. "J'ai vécu des moments particuliers et forts ici, rappelle-t-il. C'est toujours spécial pour moi de jouer ce tournoi. C'est l'endroit parfait pour revenir."

Après un mois de janvier épique, marquée par la première finale majeure entre Roger Federer et Rafael Nadal depuis six ans, cette saison 2017 aurait tout à gagner d'un retour définitif de Juan Martin Del Potro dans la cour des grands. C'est un vrai, grand, authentique champion, et seuls les caprices de son corps l'ont éloigné des sommets. Sa place, à l'évidence, est dans le Top 10. Au minimum. Et dans les derniers carrés des tournois du Grand Chelem. C'est bien parce qu'il partage cet avis que le vice-champion olympique a choisi de se donner toutes les chances de briller sur la durée, quitte à mettre le court terme, en l'occurrence Melbourne, de côté.

Objectif 20 tournois dans la saison

"Je veux grimper au classement et revenir parmi les tops joueurs", assure-t-il. Pas absurde, au vu de son tableau de chasse 2016, évoqué plus haut. "L'an dernier, j'ai fini dans les 40 premiers en jouant seulement 12 tournois, rappelle l'Argentin. Cette année, je veux en jouer une vingtaine. C'est un gros challenge pour moi mais si j'y parviens, je dois pouvoir remonter à l'ATP." Franchement, qui en doute ? Au-delà de Delray Beach, où il sera tête de série numéro 7 et affrontera Kevin Anderson au premier tour, c'est à long terme que Juan Martin Del Potro veut regarder. "Je veux être à 100% pendant toute une saison", clame-t-il.

Pour lui, 2017 est d'ores et déjà une année exceptionnelle. Pourquoi ? Parce que c'est une saison qu'il aborde en ayant une forme de visibilité. "La grosse différence avec ces dernières années, explique-t-il, c'est que je reprends la compétition en ayant fait une préparation pleine, en étant physiquement en pleine forme et en sachant à 80% quels tournois je vais jouer dans l'année." Une banalité pour le commun des joueurs, un luxe appréciable pour lui qui, au gré de ses rechutes successives, a passé son temps à subir plus qu'à planifier. En attendant, peut-être, le temps des nouveaux triomphes, Del Potro goûte un plaisir simple : il joue.

Juan Martin Del Potro à l'US Open 2016

Juan Martin Del Potro à l'US Open 2016AFP

0
0