ATP FINALS 2023 I Avant d'affronter Novak Djokovic en finale : Jannik Sinner, une belle tête de "winner"

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Premier italien de l’histoire à se hisser en finale du Masters, le joueur de 22 ans a l’opportunité de conclure une semaine de rêve, ponctuée de 4 victoires avec la manière, par un titre qui ferait sensation devant son public. Cette finale face à Novak Djokovic est, pour le 4e mondial, l’occasion de confirmer une année 2023 où il n’a cessé de franchir de nouveaux paliers.

Sinner, la naissance d’un champion ?

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Unie derrière son jeune champion, l’Italie va frissonner ce dimanche. Pour la première fois en 54 ans, nos voisins transalpins ont vu l’un des leurs s’assurer une place en finale du Masters. Et au vu de ce que démontre Jannik Sinner depuis quelques semaines, leurs espoirs de voir un Italien, qui plus est à Turin, remporter le dernier grand titre de la saison, est plus que jamais vivace. Et ce même si Novak Djokovic se trouve en face.
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Sinner et son revers de feu ont maté Medvedev : le résumé de la première demie

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D’aucun font remarquer qu’en cas de 5e victoire consécutive au Pala Alpitour, le prodige de 22 ans pourrait empocher la plus grosse somme jamais gagnée sur un tournoi ATP, à hauteur de 4 801 500 dollars. Loin de ces considérations pécuniaires, c’est surtout un nouveau pallier sportif que va chercher à franchir Sinner, qui pourrait ainsi marquer au fer son avènement parmi les plus grands joueurs de la planète.

Dans les pas de Tsitsipas ou Medvedev...

Ce serait là imiter la plupart de ses contemporains, de Stefanos Ttsitsipas, vainqueur en 2019, à Daniil Medvedev, titré l’année suivante, en allant même jusqu’à Alexander Zverev, déjà auréolé d’une médaille d’or aux Jeux de Pékin mais qui avait confirmé tous les progrès entrevus jusque là en s’adjugeant la couronne en 2021.
Toujours taiseux, l’Italien semble avoir trouvé, avec son équipe et ses coaches Simone Vagnozzi et Darren Cahill, une plénitude qui lui permet de planer au-dessus de tout le monde sur son sol. Au point que se retrouver face à l’Histoire devant ses compatriotes ne l’intimide pas le moins du monde : "Ce n’est pas un problème de devoir gérer la pression. Bien sûr, quand vous jouez à la maison il y a peut-être plus d’attentes, mais la vague d’affection des gens est un élément moteur très fort, ça représente beaucoup pour moi", a dit Sinner après son succès épatant face à un Daniil Medvedev pourtant pas très loin de son meilleur niveau.
"Depuis que je suis arrivé ici à Turin, je ressens quelque chose d'incroyable, cela me donne une énergie folle", s’est enthousiasmé celui qui n’a perdu que 3 de ses 23 derniers matches joués, s’offrant au passage 6 fois des joueurs du Top 5 (trois fois Medvedev, Rublev, Alcaraz et Djokovic). "Il y a beaucoup de travail derrière, mais je m’amuse beaucoup. Et je vois qu’avec beaucoup de travail, on peut accomplir de grands objectifs".
Le sien s’apparente à une montagne, mais il ne serait pas incongru de le voir planter son drapeau au sommet après une saison où il n’a cessé de briser ses plafonds de verre. Décevant à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, il a eu un premier déclic en atteignant sa première demi-finale de Grand-Chelem à Wimbledon, où Djokovic l’a vite renvoyé à ses études.
Qu’à cela ne tienne, celui que beaucoup voient désormais capable de finir très prochainement numéro 1 mondial s’est adjugé son premier Masters 1000 un mois plus tard au Canada. Malgré une nouvelle désillusion à l’US Open (défaite en 8e face à Zverev), il a rebondi à Shanghai en s’offrant le titre après avoir dominé Dimitrov, Alcaraz puis Medvedev.
Samedi, face à Medvedev, il a impressionné par sa résilience, alors qu’il semblait franchement sombrer physiquement à l’issue du deuxième acte, dominé au tie-break par le Russe. Impitoyable, il n’a laissé qu’un jeu à son adversaire ensuite, l’écœurant à force de revers titanesque ou d’une tenue de balle à toute épreuve.
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Djokovic a sorti le pop-corn : comment Sinner a écarté la menace Rune

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"J'ai très bien servi, je suis très content de ma prestation", a-t-il sobrement commenté, pas vraiment enclin aux effusions de joie pour l’instant. "Je suis très impressionné, pour être honnête, a dit sa victime du jour. Il ne rate pas grand-chose, il court beaucoup, 'volleye' bien et son service s'est beaucoup amélioré", a loué un Medvedev admiratif. Sa série de trois victoires face au vainqueur de l’US Open 2021 démontre aussi qu’il a passé un cap mentalement, lui qui avait perdu ses six premières batailles face au protégé de Gilles Cervara. La suite, c'est ce premier titre important qu'il manque à son palmarès.
Ils sont trois à avoir, avant Sinner, été en finale de "leur" Masters. Lleyton Hewitt, en 2001, et Andy Murray, en 2016, s’étaient imposés, tandis qu’André Agassi avait déposé les armes face à Roger Federer en 2003. Loin de regarder dans le rétro, Sinner, lui, arrive gonflé de confiance face à l'homme aux 24 Grands Chelems, prêt à décrocher une cinquième couronne cette saison.
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