ATP 250 Marseille - Pour Ugo Humbert, février, c'est la zone de turbulences

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Malade, Ugo Humbert s'est tout de même qualifié pour les quarts de finale à Marseille. Tenant du titre en Provence, puis également au 500 de Dubaï, le numéro un tricolore remet de gros points en jeu en ce mois de février. Il sait qu'une petite glissade au classement est une possibilité. Mais il n'en fait ni un drame ni une source d'inquiétude. Il voit plus loin.

"Avec son classement protégé, Lucas peut espérer retrouver une place dans le Top 100"

Video credit: Eurosport

Le tennis français n'est pas en grande forme en ce mois de février. Avec la disparition de Lyon dans le calendrier ATP 2025 et celle annoncée de Metz l'an prochain, il ne restera bientôt plus que deux tournois, Montpellier et Marseille, aux côtés des mastodontes que sont Roland-Garros (Grand Chelem) et le Rolex Paris Masters (M1000).
Mais cette semaine, à Marseille, ça boîte et ça tousse. Arthur Fils, déjà contraint à l'abandon à Melbourne, a été à nouveau touché la semaine dernière à Rotterdam. Guiovanni Mpetshi Perricard a la grippe. Forfait, lui aussi. Luca Van Assche, également fiévreux, n'a pas été en mesure de jouer contre Lorenzo Sonego mercredi. Ugo Humbert, lui, tient encore debout. Mais il ne tient pas la forme de sa vie non plus.

Début de gastro

Le Lorrain s'en est sorti contre le toujours fantasque et parfois fantastique Alexander Bublik pour son entrée en lice au Palais des sports (7-6, 6-4). "Tout peut arriver contre lui, il joue très bien en indoor, a souligné le numéro un français. Il a gagné des titres, s'est imposé à Montpellier, donc je savais que ce ne serait pas simple avec son gros service. Je suis vraiment fier de cette victoire."
D'autant plus que lui aussi est malade. Pas la grippe pour lui mais un début de gastro, confirmé par la "poignée de mains" (elle n'a pas en réalité eu lieu, Humbert proposant… son coude à Bublik en lui indiquant que dans son intérêt, mieux valait éviter un contact trop rapproché). Rien de trop méchant en tout cas pour Ugo Humbert. Pas au point de ne pas défendre ses chances cette semaine à Marseille, où il est arrivé en tant que tenant du titre.
"Je me sentais mal aujourd'hui, mais à l'arrivée, j'ai trouvé la solution, a-t-il dit à propos de sa victoire contre Bublik. C'est un grand plaisir de revenir ici, parce que j'ai des très bons souvenirs." Reste à voir s'il pourra enchaîner les matches. De son propre aveu, la Coupe Davis lui a pompé pas mal d'énergie. Même s'il n'a joué qu'un match (gagné contre Joao Fonseca), il dit avoir l'impression d'avoir joué un tournoi entier. Avec, en plus, ce virus qui l'a affaibli, la défense de son titre ne sera pas simple. Vendredi, il fera face à un gros morceau en quarts de finale contre Lorenzo Sonego, récent quart de finaliste à l'Open d'Australie.

Le printemps sera tranquille pour lui

Avec le décalage dans le calendrier, le Messin a qui plus est déjà perdu les 250 points de sa victoire de 2024 en Provence la semaine dernière. Très prochainement, ce sont les 500 points de son sacre à Dubaï, toujours en février 2024, qui seront retranchés à son total. Il joue donc assez gros dans ce deuxième mois de l'année et s'il ne veut pas sortir du Top 20, il lui faut engranger des victoires pour limiter les dégâts.
Quoi qu'il en soit, Ugo Humbert ne veut pas commettre les mêmes erreurs que l'an passé, où il avait multiplié les tournois pour chasser les points. Il l'avait payé. La saison est longue. Voilà pourquoi il a choisi de couper un peu en revenant de Melbourne, avec ce tournoi de reprise seulement à Marseille. "J'ai conscience que si ça ne marche pas, je vais peut-être redescendre un peu au classement, a-t-il expliqué dans les colonnes de L'Equipe. Mais je trouve que le chemin que j'ai pris est le bon. Après, ce sera juste une question de temps pour que je remonte." 
Parce que ce mois de février avait constitué sa période euphorique la saison passée, il devient mécaniquement sa zone de turbulences en 2025. Il doit la traverser calmement. Cette fois, il veut penser long terme. Puis, une fois passé ce cap des 800 points remis en jeu (en ajoutant les 50 points de son quart de finale à Doha), il sera tranquille pour un petit moment. De début mars jusqu'à Roland-Garros, il n'aura que 360 points à remettre sur la table. De quoi se refaire la cerise, le cas échant. Le printemps sera tranquille.
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