Eurosport
ATP Miami : ATP Miami : Jannik Sinner domine Emil Ruusuvuori (6-3, 6-1) et passe en demi-finale malgré la pluie
Par
Publié 30/03/2023 à 00:43 GMT+2
MIAMI – Jannik Sinner continue de faire très belle impression en Floride. Mercredi, il a assez nettement pris la mesure du Finlandais Emil Ruusuvuori, 54e mondial, 6-3, 6-1 en quart de finale. L'Italien n'a même pas été perturbé par une interruption de plus de deux heures imposé par la pluie, qui a eu raison de l'affiche entre Carlos Alcaraz et Taylor Fritz, reportés à jeudi.
Sinner expéditif face Ruusuvuori
Video credit: Eurosport
Jannik Sinner aime Miami. En trois participations, il y a toujours au moins disputé les quarts de finale, et cette année le voilà déjà dans le dernier carré. Mieux : il y est parvenu sans abandonner le moindre set. Et mercredi, Emil Ruusuvuori, 54e mondial, a été sa dernière victime, s'inclinant en deux manches (6-3, 6-1) et 1h15 de jeu. L'Italien a affiché une telle sérénité que la pause forcée de plus de deux heures à cause des averses en Floride ne l'a pas perturbé le moins du monde. Pour rallier la finale comme en 2021, il devra se défaire de Carlos Alcaraz ou Taylor Fritz, qui n'ont pu jouer en raison de la météo.
Sa qualité de frappe a quelque chose de fascinant. Mais elle fait parfois oublier à quel point Jannik Sinner peut compter sur un jeu de jambes performant. Emil Ruusuvuori en a fait l'amère expérience mercredi. Le Finlandais n'est pas le dernier pour taper fort dans la balle et il a parfois rivalisé dans les bras de fer en ligne. Mais il n'a pas la même faculté à tenir la cadence en se déplaçant, à se reculer parfois pour contrer en puissance et passer de la défense à l'attaque.
Encore plus impressionnant à la reprise
Ces détails – qui n'en sont pas au plus haut niveau – ont fait la différence dans ce quart de finale. Certes, Sinner a dû écarter la première balle de break de la partie à 1-2. Mais il a su serrer le jeu pour tenir son engagement puis faire la différence au retour dans la foulée. Les rares fois où il a été mené sur son service, à 15/30 par exemple, il a systématiquement sorti la première balle (alors que son pourcentage était par ailleurs perfectible, 52 %) et/ou le coup droit qu'il fallait. Il a surtout maintenu une intensité suffocante qui a fait exploser son adversaire : de 4-3 à 6-3, 2-0, il a encore accéléré, avant que la pluie ne le freine dans son élan.
Et finalement, le plus impressionnant fut sûrement son attitude et son niveau à la reprise. Alors que les deux joueurs ont dû ronger leur frein pendant plus de deux heures et qu'il aurait pu se frustrer, il est revenu sur le court plus déterminé que jamais. Un premier jeu blanc sur son service a donné le ton avant un ultime break à 6-3, 4-1 qui a scellé l'affaire. A la relance, il a saisi la moindre opportunité, notamment côté revers pour faire mal à son adversaire. Cette agressivité de tous les instants est payante sur ce court assez rapide et n'est pas sans rappeler un certain Carlos Alcaraz. Il pourrait d'ailleurs le retrouver en demie pour une revanche explosive d'Indian Wells.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité