S'il voulait envoyer un message à une semaine de Roland-Garros, c'est réussi. Novak Djokovic a retrouvé la grande forme et a conclu en beauté dimanche une semaine parfaite pour lui à Rome où il a décroché pour la 6e fois de sa carrière la timbale. Auteur d'un début de finale ébouriffant, le numéro 1 mondial a maîtrisé Stefanos Tsitsipas en deux sets (6-0, 7-6) et un peu plus d'une heure et demie de jeu (1h36 précisément). Il s'agit du 38e titre en Masters 1000 pour lui - un record, deux longueurs devant Rafael Nadal -, du 87e trophée de son immense carrière et du… premier en 2022.
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HIER À 20:24
Déjà sur la bonne voie de son propre aveu la semaine dernière à Madrid, et ce malgré sa défaite épique en demi-finale face à Carlos Alcaraz, Novak Djokovic a confirmé de la plus belle des manières qu'il était bien de retour à son meilleur niveau dans la Ville Eternelle. Ce dimanche, il a peut-être donné le véritable coup d'envoi de sa saison après un premier trimestre presque vierge à cause de sa non-vaccination. Il a prouvé qu'une fois le rythme de la compétition retrouvé, il restait jusqu'à preuve du contraire le véritable patron du circuit.

Un premier set proche de la perfection

Et ce n'est pas Stefanos Tsitsipas qui dira le contraire. Alors qu'il est incontestablement l'un des meilleurs joueurs de ce printemps sur terre avec un titre à Monte-Carlo, une demie à Madrid et donc une finale à Rome, le Grec n'a tout simplement pas existé pendant les 30 premières minutes de ce match. Dépassé par la précision au retour de Djokovic, constamment pris de vitesse, contraint de reculer et jouer sur l'arrière, il a vécu un cauchemar d'entrée. Impitoyable, donnant l'impression de ne pas pouvoir rater à l'échange, le numéro 1 mondial a semblé en balade et le plus logiquement du monde infligé une "bulle" (6-0) à son adversaire.
Pour le dire clairement, les deux joueurs ne pratiquaient pas le même sport dans cette première manche, tant le timing du Serbe était prodigieux. Mais Tsitsipas s'est battu. Et si le Grec n'a pas totalement retrouvé son tennis de 2021, sur le plan mental, ses fondations sont redevenues solides. Plus performant sur première balle en début de second acte, il a profité d'une légère baisse de régime de Djokovic dans le 4e jeu pour faire le break sur sa première occasion (6-0, 1-3). Dès lors, la dynamique a changé, Tsitsipas obtenant même une occasion de double break deux jeux plus tard.

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La belle réaction de Tsitsipas n'a pas suffi

Mais cette balle de K.-O., Djokovic l'a sauvée d'une merveille de revers croisé gagnant dont il a le secret. Et en tenant bon, il a retrouvé une partie de son intensité du début de partie. Alors que Tsitsipas servait pour égaliser à une manche partout à 5-3, le numéro 1 mondial a, à nouveau, exercé une pression suffocante à la relance qui a payé. Le Grec s'est remis à décentrer (20 fautes directes pour 8 petits coups gagnants) tout en conservant sa qualité de service. Tout s'est alors joué au tie-break, et dans l'exercice, le Serbe s'est encore montré le plus solide sous pression.
Vainqueur 7 points à 5 sur une dernière faute en revers de son rival, Djokovic pouvait être heureux et voir son coach Goran Ivanisevic exulter dans les tribunes du Foro Italico. La traversée du désert de ce début de saison est bel et bien terminée et la confiance du numéro 1 mondial regonflée à bloc. S'imposer de cette manière sans avoir lâché le moindre set de la semaine en dit aussi très long sur sa motivation. Pour lui arracher des mains la Coupe des Mousquetaires, il faudra se lever tôt.
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