Masters 1000 de Shanghai - "I follow you Val" : Arthur Rinderknech, une histoire de déblocage et de cousins

Eurosport sur Google

Arthur Rinderknech va disputer son premier quart de finale de Masters 1000. A 30 ans, le Français confirme ainsi ses progrès des derniers mois où il a franchi un cap et s'est débloqué face aux joueurs du Top 20. Mais à Shanghai, il savoure surtout d'être à ce stade avec son cousin, le Monégasque Valentin Vacherot.

Offensif tout le match, Rinderknech se défait de Lehecka en deux manches : le résumé du match

Video credit: Eurosport

Même son cousin doit avoir du mal à le reconnaitre ! Arthur Rinderknech a en effet bien changé ces derniers mois. Il est plus serein, plus sûr de lui, plus percutant aussi. Et ça se voit à ses résultats. Pour la première fois de sa carrière, le Tricolore de 30 ans va jouer un quart de finale d'un Masters 1000 après avoir écarté en deux sets 6-3, 7-6 (7/5) le Tchèque Jiri Lehecka, à Shanghai mercredi. Le 19e joueur mondial expédié en deux sets. Une jolie "perf'". Mais pas si surprenante au vu des dernières semaines de l'ancien universitaire du Texas.
Depuis quelques mois maintenant, Arthur Rinderknech n'est plus le même. Il a passé un cap, brisé des barrières, casser certains blocages qui l'empêchaient d'aller encore plus haut. Et ça se voit. A Shanghai, il vient de sortir coup sur coup deux membres du Top 20, une première pour lui dans le même tournoi. Une performance qui lui permet d'afficher six succès en neuf confrontations face aux joueurs de cette catégorie depuis juin dernier. Six succès, soit autant que sur le reste de sa carrière…
Je me suis vraiment bien senti au service
Mercredi et après avoir éliminé le N.3 mondial Alexander Zverev, celui qui est coaché par Lucas Pouille depuis le début de la saison sur gazon a en plus rappelé toute l'étendue de son potentiel quand il joue en pleine confiance. Si son service a été impérial de bout en bout, le Tricolore d'1,96 m a étouffé Lehecka en imposant un jeu agressif. "Je me suis vraiment bien senti au service, ça n'aurait pas pu être mieux", a souligné le natif de Gassin (Var) après coup, appréciant avoir su rester "offensif" tout le match et notamment en fin de partie, quand il a réussi à avoir "la meilleure gestion du tie-break".
Déjà assuré de remonter au 43e rang mondial – à une place de son meilleur classement -, Arthur Rinderknech savoure. Mais il semble aussi d'une sérénité à toute épreuve. A Shanghai, il enchaîne les matches comme si de rien n'était. Sur le court ou devant les micros. "Ce n'est pas mon premier Masters 1000. J'ai déjà été plusieurs fois en huitièmes", a-t-il ainsi rappelé après le match et alors qu'il va défier le Canadien Félix Auger-Aliassime au prochain tour. "Business as usual" semble-t-il dire, comme pour démontrer son changement de mentalité et de statut ces derniers mois.
Il faudrait demander aux statisticiens...
S'il ne fait pas des montagnes de ce premier quart en Masters 1000, un élément vient cependant changer la dimension de son tournoi chinois :  la présence de son cousin Valentin Vacherot aussi en quart. Le Monégasque (204e mondial) explose aux yeux du monde cette semaine en Chine.
Issu des qualifications, il est lui aussi toujours en course après son succès face à Tallon Griekspoor. Et dire qu'Arthur Rinderknech se délecte de cette réussite familiale rare est un doux euphémisme. "Je suis vraiment super content. Il faudrait demander aux statisticiens si deux cousins germains ont déjà atteint les quarts de finale d’un Masters 1000 en même temps. Et nous avons même la chance d’avoir mon autre cousin, Benjamin (Balleret), qui est à la fois le coach et demi‐frère de Valentin, avec nous ici. C’est lui qui m’encourage un peu, c’est très cool", a apprécié le Français, qui a écrit "I follow you Val", sur la caméra.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité