Suite de nos bilans des meilleurs joueurs de la saison. Après les joueurs classés du 8e au 3e rangs,, place à Rafael Nadal, 2e du classement ATP fin 2011.
RAFAEL NADAL
25 ans, né le 3 juin 1986
Espagnol - Gaucher
Numéro 2 mondial
BILAN 2011 : 69 victoires, 15 défaites
3 titres : M1000 Monte-Carlo, Barcelone, Roland-Garros
Grand Chelem : Un titre (Roland), deux finales (Wimbledon, US Open), un quart (Open d'Australie)
ATP Tour
Federer, une classe à part
08/12/2011 À 17:05
LE TOUR DE FORCE - Sa sixième victoire à Roland-Garros, évidemment. C'est le grand fait d'armes de sa saison, parsemée par ailleurs de beaucoup de frustrations. Mais à Roland, Rafael Nadal reste le maitre. C'est son bastion. Vulnérable en début de tournoi, le Majorquin a peu à peu retrouvé sa confiance. Roger Federer lui a sans doute donné un petit coup de pouce en sortant Novak Djokovic en demi-finales. En raison de son passé, lointain ou plus récent, contre les deux hommes, le Suisse était un meilleur adversaire que le Serbe. Pour la cinquième fois en autant de matches, il a donc logiquement pris la mesure de Federer. Avec ce sixième sacre sur la terre battue parisienne, Nadal a égalé Bjorn Borg. Le tout à seulement 25 ans.
LA DEFAITE QUI FAIT MAL - Impossible de ne pas se tourner vers Novak Djokovic, véritable bourreau de l'homme de Manacor en 2011 (voir ci-dessous).  Mais la défaite plus dure à encaisser fut peut-être celle concédée en finale de Wimbledon. Certes, Nadal avait déjà buté à plusieurs reprises sur le Serbe au printemps, mais perdre une finale de Grand Chelem, c'est autre chose. Le vent a définitivement tourné à Londres. Comme un symbole, c'est également à l'issue de ce tournoi que Nadal a laissé la place de numéro un mondial à Djokovic.
LES TROIS CHIFFRES CLEFS
1 - La Coupe Davis a permis au numéro deux mondial de finir l'année sur une très bonne note et une excellente impression. Bien plus que s'il s'était arrêté après un Masters pour le moins décevant. Cette finale de Coupe Davis remportée face à l'Argentine a sans aucun doute fait du bien moralement à Nadal. D'autant que, pour la première fois de sa carrière, c'est lui qui a apporté le point décisif, celui du titre, en venant à bout d'un super Juan Martin Del Potro.
2 - Au cumul des tournois du Grand Chelem et des Masters 1000, le nombre de titres conquis par Nadal en 2011. Son plus faible total depuis son émergence au plus haut niveau en 2005. A titre de comparaison, il avait décroché six titres dans ces catégories en 2010, quatre en 2009, cinq en 2008, quatre en 2007, trois en 2006 et cinq en 2005.
7 - Rafael Nadal a perdu la bagatelle de sept finales cette année, soit autant que lors des trois précédentes saisons réunies. Jamais l'Espagnol n'avait été battu plus de trois fois en finale en une année depuis le début de sa carrière. Cette inflation n'a qu'une seule cause: Novak Djokovic. Le Serbe a été six fois sur sept le bourreau du Majorquin. Seule exception, à Tokyo, où il a cédé contre Andy Murray.
ET MAINTENANT ? Nadal n'a pas fait une mauvaise saison en 2011. Loin de là. Il termine d'ailleurs avec 82% de victoires, équivalent à son bilan sur l'ensemble de sa carrière. Comme tous les autres, mais plutôt moins que les autres, il a simplement été éclipsé par la campagne d'anthologie de Djokovic. Face à un joueur sur un nuage pendant des mois, il n'y a pas grand chose à faire. Pour 2012, Rafa n'a donc pas toutes les clés du problème. Si le Serbe reste à ce niveau, il aura du mal à le titiller. Mais le N.1 de 2011 peut-il raisonnablement tenir cette cadence? C'est loin d'être sûr. Mais Nadal a ses propres démons. On l'a vu au bout du rouleau en fin de saison. Physiquement et mentalement. Il n'a que 25 ans et déjà beaucoup donné. Mais l'année qui s'annonce ne manque pas de challenges pour un champion comme lui: reconquérir la première place mondiale, bien sûr, défendre son titre olympique, ou encore aller chercher un septième sacre historique à Roland-Garros.
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