Jo-Wilfried Tsonga devrait avoir un entraîneur à ses côtés prochainement. Un an et demi après avoir cessé sa relation avec Eric Winogradsky, le Français semble décidé à s'enquérir d'un nouveau coach. Pour la première fois, il l'a avoué clairement dans les colonnes de L'Equipe, après avoir soulevé son deuxième trophée de la saison à Metz. A la question : "Imaginez-vous attaquer la saison 2013 sans entraîneur?", la réponse est aussi imprécise qu'expéditive : "Non". Si les journalistes présents en conférence de presse en Lorraine n'en sauront d'ailleurs pas plus sur l'identité du prochain coach du septième joueur mondial, la nouvelle mérite d'être soulignée, tant le Manceau clamait haut et fort être suffisamment bien tout seul pour évoluer sur le circuit ATP.
En fin de saison dernière, JWT avait tracé son plan pour l'année suivante : rester dans une structure unique et fixe avec Michel Franco, son kiné, et Morgan Menahem, son agent. Puis s'appuyer sur des avis extérieurs ponctuellement dans la saison pour l'aider sur des phases de jeu très précises, telles le retour de service, sa seconde balle de service et sa volée. Fin 2011, il assurait dans le même journal sportif : "Je m'inspire de ce que font les meilleurs", en faisant référence à Novak Djokovic, aidé par Mark Woodforde, et Andy Murray alors en collaboration avec Alex Corretja avant que celui-ci ne soit coaché par Ivan Lendl avec les résultats que l'on connaît. "Je voudrais bosser sur chacun de ces problèmes avec un coach ou un ancien joueur pendant trois semaines ou un mois. A l'époque, Eric me disait 'Va parler à tel ou tel ancien joueur'. Mais, comme j'étais jeune et con, je n'y allais pas." Depuis, l'idée a donc fait son chemin.
"Je pense à ça depuis la fin de la saison dernière..."
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02/01/2013 À 08:35
Après les trois premiers quarts de la saison passés, le Manceau est loin d'être mécontent de lui, n'hésitant pas à parler de 2012 comme de sa "meilleure saison en carrière"."J'ai gagné deux tournois (Doha et Metz, deux titres ATP 250, NDLR). J'ai failli faire une demi-finale à Roland-Garros en battant Djoko, j'ai fait une demie à Wimbledon où je ne passe pas loin d'emmener Andy Murray dans un cinquième set, j'ai gagné une médaille d'argent (aux Jeux Olympiques en double messieurs avec Michaël Llodra, NDLR)... C'est pas mal." Ses défaites en huitième de finale à l'Open d'Australie face au Japonais Kei Nishikori (6-2, 2-6, 1-6, 6-3, 3-6) et surtout au deuxième tour de l'US Open face au Slovaque Martin Klizan (4-6, 6-1, 1-6, 3-6) sont des points noirs dans sa saison déjà oubliés.
En dix-huit tournois auxquels il a participé (hors Coupe Davis), il s'est tout de même incliné huit fois face à des joueurs classés au-delà du Top 10 mondial, sa défaite la plus cinglante ayant été encaissée à Munich face à Tommy Haas, alors 134e mondial (1-6, 4-6). Des contre-performances pour un joueur de sa trempe qui montrent aussi que tout n'est pas parfait. La prochaine phase de son évolution passe donc obligatoirement par une nouvelle collaboration avec un entraîneur qui le tire encore vers le haut. "Je trouve que j'ai progressé, assume-t-il. Quelque part, je n'ai jamais été aussi fort. Mettons les choses au clair : évidemment que j'y pense. Et je ne crois pas savoir tout sur tout. Mais ce n'est pas évident de trouver un coach qui me convienne." Le problème est donc sur son point précis : Tsonga a besoin de quelqu'un qui comprenne son mode de fonctionnement pour ne pas retomber dans les travers qu'il avait connus avec Winogradsky, avec qui les relations se tendaient sur la fin.
Dans son blog, Henri Leconte donnait quelques pistes, comme Patrick Rafter, Mats Wilander ou encore Tony Roche. Le prochain entraîneur du Manceau se cacherait-il parmi ceux-là ? "Vous verrez bien, c'est la surprise!", en sourit-il. (...)"Je pense à ça depuis la fin de la saison dernière... Entre ceux qui sont déjà pris, ceux qui demandent plus que je ne peux leur offrir et ceux avec qui ça ne colle pas, la liste des possibles est très réduite. (...) Je fais mon truc. De toute façon, je ne peux rien rendre public tant que ce n'est pas signé." Lancé dans la quête minutieuse de l'entraîneur idéal, JWT ne veut pas se tromper. "J'ai envie de faire 'péter' un Grand Chelem", avoue-t-il. Pour lui qui aura 28 ans en avril prochain, le temps presse.
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