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Federer et Berrettini : Même combat, trajectoires opposées

Federer et Berrettini : Même combat, trajectoires opposées

Le 11/11/2019 à 23:49Mis à jour Le 12/11/2019 à 14:00

ATP FINALS - Roger Federer et Matteo Berrettini n’ont plus le choix. S’ils veulent avoir une chance de sortir du groupe Borg, les deux joueurs, qui s’affrontent mardi (15h), doivent absolument l’emporter. Mais la pression est indubitablement sur le Suisse qui n’a plus échoué en poule depuis 2008.

Quinze ans les séparent et à peu près autant de participations au Masters. Pourtant Roger Federer et Matteo Berrettini se présenteront sur le court mardi (15h) dans une situation similaire et plutôt inconfortable : celle de devoir gagner pour prolonger le rêve. Mais la comparaison s’arrête là, car si la défaite inaugurale de l’Italien face au grand favori du tournoi Novak Djokovic était attendue, celle du Suisse contre Dominic Thiem en a surpris plus d’un.

Six fois vainqueur du rendez-vous des Maîtres, Federer avait annoncé vouloir finir la saison fort et pourquoi pas s’adjuger à Londres le "grand titre" qui lui manquait cette saison. Ce faux pas inaugural a rendu l’objectif si ce n’est irréalisable, du moins fortement compromis. Le principal intéressé en était d’ailleurs plus que conscient. "C’est toujours un changement de devoir jouer un autre membre du top 10 dès le 1er tour, alors qu’on essaie de trouver son rythme et son timing. La pression est grande. Et si on a Djokovic dans le groupe, on se sent presque obligé de gagner le premier match contre Thiem", avait-il avoué avant même de buter contre l’obstacle.

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Quatre précédents, une élimination avant les demies

La donne est désormais claire pour le Bâlois. "Je ne peux plus me permettre de perdre. C’est comme ce que je vis depuis 20 ans sur le circuit chaque semaine, donc de ce point de vue, rien de nouveau", a-t-il analysé avec lucidité. Pas de panique donc pour Federer qui a dû relever ce défi à quatre reprises précédemment pour un titre en 2007, deux échecs en demi-finale (2013, 2018) et une sortie de route dès les poules en 2008.

Si ce bilan peut le rassurer, il lui faudra tout de même réaliser un petit exploit cette année. Car deux victoires contre Berrettini et Djokovic pourraient même ne pas suffire. En cas d’égalité à trois avec le Serbe et Thiem, c’est la différence entre les sets gagnés et perdus qui les départagerait. La défaite en deux manches sèches du Suisse contre l’Autrichien serait alors peut-être déterminante. Mais loin de ces considérations arithmétiques, le "Maestro" doit déjà s’occuper du cas de l’Italien mercredi. "Avec son service et sa puissance, évidemment que Matteo est dangereux ici. Il faut que je récupère et que je m’assure de mieux jouer pour gagner ce match", a-t-il estimé.

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" Il peut s'agir de mon dernier Masters"

Et il y a fort à parier que le Berrettini qui se présentera sur le court mercredi sera bien moins impressionné par l'occasion et l'O² Arena qu’il ne l’était dimanche contre le "Djoker". Corrigé par Federer dans la même ville mais sur le gazon de Wimbledon il y a quatre mois, il voudra aussi montrer qu’il a retenu la leçon. "Oui, j’étais nerveux (dimanche, ndlr), bien sûr, mais pas dans le mauvais sens. Si on n'est pas nerveux au moment de se présenter sur un court, quelque chose ne va pas. Je pense que j’ai assez bien commencé le match, mais Novak était juste meilleur que moi. Donc j’accepte la défaite et je suis impatient de jouer les prochains matches", a prévenu le Romain.

Comme face au Serbe, Berrettini n’aura rien à perdre mardi. Pour sa grande première en compagnie de l’élite du tennis mondial, le voir s’incliner contre le sextuple vainqueur de l’épreuve relèverait d’une certaine logique. Mais débarrassé de l’attente du résultat, il pourrait faire mal à un Federer qui sait que ses occasions de briller dans ce rendez-vous prestigieux devraient se raréfier. "Ces trois ou quatre dernières années, à chaque fois que je viens ici, je pense qu’il peut s’agir de mon dernier Masters. Et puis une autre saison commence et je me qualifie", avait avoué le Bâlois avant le début des hostilités.

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