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Privés de leurs revenus, ils appellent l'ATP, la WTA et l'ITF au secours dans une pétition

Privés de leurs revenus, ils appellent l'ATP, la WTA et l'ITF au secours dans une pétition

Le 26/03/2020 à 15:58Mis à jour Le 26/03/2020 à 16:14

Alors que la pandémie de coronavirus a entraîné l'arrêt des circuits masculin et féminin, de nombreux joueurs et joueuses au classement modeste et aux revenus limités s'inquiètent pour leur avenir. Une pétition a été ainsi lancée à l'adresse de la Fédération internationale de tennis (ITF), de l'ATP et de la WTA pour obtenir un soutien financier pendant cette période incertaine.

Quand le tennis reprendra-t-il ses droits ? Personne ne le sait à l'heure actuelle, alors que le monde fait face à la pandémie de coronavirus. Et si la préoccupation semble bien futile au regard des vies en jeu, elle est pourtant cruciale pour de nombreux joueurs et joueuses professionnels qui vivent déjà difficilement de leur métier en temps normal. Car si les stars du jeu ou les membres du top 100 ont de quoi amortir cet arrêt forcé, d'autres, moins bien classé(e)s, ne peuvent pas se le permettre. La semaine dernière, la Géorgienne Sofia Shapatava, 371e joueuse mondiale, a donc lancé une pétition à l'adresse de l'ITF, de l'ATP et de la WTA pour obtenir un soutien financier.

C'est une autre réalité des circuits tennistiques et une préoccupation majeure pour bien des acteurs du jeu. Alors que le tennis ne reprendra ses droits que dans deux mois et demi au plus tôt (semaine du 8 juin) à cause de la crise sanitaire actuelle, la situation est critique pour bien des joueurs privés de leur unique source de revenus. "J'ai eu beaucoup de conversations avec des collègues et des amis sur ce qui les attend dans les prochains mois. Les plus mal classés n'ont pas d'économies et c'est un sujet très dur", a confié Shapatava à nos confrères britanniques du Guardian.

" Beaucoup devront arrêter de jouer"

"D'habitude, on peut trouver des sources de revenus additionnels en entraînant dans un club ou en donnant des cours. Là, c'est impossible, parce que beaucoup de pays sont en confinement. (...) Je connais des personnes qui n'ont pas de quoi tenir au-delà des deux prochaines semaines, beaucoup devront arrêter de jouer", a ajouté notamment la Géorgienne qui appelle donc à l'aide les instances dirigeantes du tennis mondial.

En une semaine, sa pétition a été signée par 665 personnes. De nombreux joueurs des circuits secondaires ne s'en sortiront pas sans un soutien financier. Plus que jamais, le tennis professionnel mondial apparaît comme un sport à plusieurs vitesses. Si certains, à l'instar de Roger Federer ou de Rafael Nadal, peuvent dépenser des fortunes pour aider leurs compatriotes en ces temps de crise, d'autres n'ont pas le temps d'attendre que l'orage passe. Avec un certain talent, le Français Grégoire Jacq, 705e joueur mondial, avait d'ailleurs décrit ses galères du quotidien lors de sa dernière semaine de tennis (celle de l'annulation d'Indian Wells), bien éloigné de la conception que l'on se fait habituellement de la vie d'un sportif professionnel.

Pour le moment sans visibilité réelle quant à la reprise du jeu, l'ATP, la WTA et l'ITF n'ont pas réagi sur le sujet. La Fédération britannique a, quant à elle, assuré de son soutien ses coaches, ses joueurs et ses bénévoles, sans plus de précisions. Si l'arrêt des compétitions se prolonge et si rien ne change, beaucoup de carrières n'y survivront pas.

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