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Publié 17/09/2011 à 08:58 GMT+2
Après la tragédie de vendredi, l'équipe de France va tenter de relever la tête en Espagne en espérant remporter le point du double, match déterminant pour la survie du groupe. Michael Llodra et Jo-Wilfried Tsonga défieront Fernando Verdasco et Feliciano Lopez à partir de 15h dans l'arène de Cordoue.
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Guy Forget voulait préserver Jo-Wilfried Tsonga pour le double de samedi : nous y sommes. Le coaching risqué du capitaine des Bleus a pour l'instant été payé cash par l'équipe de France qui s'est réveillée avec des maux de tête et aucun point en besace à l'heure de disputer le match de samedi qu'il est vital de gagner. Gilles Simon promu N.1 français sur ce week-end, JWT est une nouvelle fois la botte secrète de Forget qu'il est urgent d'utiliser après les deux défaites cinglantes de Gasquet et Simon sur Nadal et Ferrer. Assumant parfaitement son rôle de joker comme en Allemagne en quart de finale, le Manceau sera associé à Michaël Llodra pour la troisième fois en Coupe Davis, leur première remontant aux barrages contre les Pays-Bas en 2009, la dernière à Stuttgart au mois de juillet. Bilan ensemble : deux victoires et un seul set concédé. Suffisant en tout cas pour laisser rêver Forget à une rébellion de ses troupes.
Si Tsonga est la valeur sûre du duo, il en est autrement pour son acolyte. Depuis la finale 2010 en Serbie, Llodra n'est plus dans un rôle de leader. L'an passé, les Bleus se sont considérablement appuyés sur lui pour porter la France jusqu'en finale, notamment en quart de finale, face à l'Espagne qui était alors privée de Rafael Nadal. Il avait brillamment battu Fernando Verdasco lors du deuxième simple, avant d'apporter son deuxième point - celui de la qualification - avec Julien Benneteau en double le samedi, en indoor à Clermont-Ferrand. Après une saison 2010 intense, "Mika" vit 2011 plus difficilement. Il n'a pas convaincu lors de ses dernières sorties en Autriche, où son association avec Benneteau a été mise à mal par Melzer et March, et en Allemagne où il a perdu le dernier simple sans enjeu face à Philipp Petzschner. Après sa défaite en simple face à Viktor Troicki en finale 2010, son mental en a pris un coup. A tel point que l'émergence des quatre Français (Monfils, Tsonga, Simon et Gasquet) dans le Top 15 mondial le pousse doucement vers sûrement vers le banc des remplaçants...
"Un duo de vrais puncheurs"
Annoncé non titulaire par Forget face à l'Espagne, il a finalement été "repêché" après le forfait de Gaël Monfils. "Le fait de n'avoir pas été titularisé lors de la première annonce ne m'a pas perturbé, assure le Parisien, pilier du double et de l'équipe de France pour la dixième année consécutive. Je savais que Guy comptait sur moi. Il me l'a répété avant même que Gaël ne se blesse." Forget s'est justifié en expliquant qu'il voulait de toute façon faire appel à un joueur de double expérimenté (lui ou Benneteau en somme) pour compléter son panel de joueurs performants. Toujours est-il que Llodra n'a plus le droit à l'erreur. Encore moins ce samedi où l'avenir des Bleus dans la compétition est entre ses mains et celles de Tsonga. C'est en tout cas l'occasion rêvée pour redorer son blason, d'autant que les adversaires du jour sont tout sauf des inconnus.
Face à eux comme l'an passé, Fernando Verdasco et Feliciano Lopez, battus en quatre sets par la paire Llodra-Benneteau, tiennent aussi l'occasion de répondre à l'affront de l'an passé, lorsque l'Espagne, alors double tenante du titre, avait été balayée 5-0 à Clermont-Ferrand. Sûrs de leur force, les Espagnols ne s'attendaient pourtant pas à être dans cette situation là si facilement et ce sera avec la même conviction qu'ils auront à coeur de porter le coup de grâce dans l'arène de Cordoue où la température sera aussi bouillante que leur public.
"Avec Jo, on forme un duo de vrais puncheurs, analysait Llodra jeudi lors de la présentation des équipes, on va beaucoup s'appuyer sur de grosses premières balles pour imposer notre jeu et éviter de subir la même chose en face. Avec Lionel Roux, il a même subi un traitement particulier en contrant des attaques au filet et en peaufinant ses retours sur la terre battue andalouse. "On sait que nos gabarits peuvent pousser l'adversaire à fauter. Avec Jo qui a une carrure imposante, ça peut leur faire peur." C'est exactement ce que souhaite Forget, en croisant les doigts pour que ce soit la même chose dimanche... face à Rafael Nadal.
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