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Tsonga : "Je comprends mieux Federer"

Tsonga : "Je comprends mieux Federer"
Par Eurosport

Le 18/09/2011 à 17:10Mis à jour Le 18/09/2011 à 18:34

Surclassé par Rafael Nadal (6-0 6-2 6-4) dans le match des N°1 ce dimanche, Jo-Wilfried Tsonga rend hommage à son vainqueur du jour. Et attend avec impatience de repartir au combat en Coupe Davis l'année prochaine.

Jo-Wilfried, quelle est votre impression en sortant du court, après avoir reçu une correction ?

JWT : L’impression d’être passé sous un rouleau compresseur. Je me suis fait éclater, il faut dire ce qui est. Ce n’est pas facile. Je suis déçu d’avoir perdu, évidemment. Maintenant, on savait que ça allait être compliqué. On s’attendait à des matches difficiles, à des joueurs revanchards. Et c’est ce qu’on a eu sur le terrain. Ils ont été extraordinaires. Dans toute sa carrière, "Rafa" a perdu un seul match en trois sets gagnants sur terre battue. Nous n’avons pas fait exception à la règle. 

A t-on un sentiment d’impuissance quand on est sur terre battue face à lui ?

JWT : Oui. Tu frappes de toutes tes forces, une fois à droite, une fois à gauche, une fois à droite… Et au bout d’un moment, tu t’épuises, tu te dis que de toute façon, la balle revient tout le temps. C’est vrai que du coup, tu essaies de tenter un peu plus, de forcer un peu plus. Et effectivement, ça te pousse un peu à l’erreur. Donc forcément, il y a toujours un sentiment d’impuissance face à "Rafa" sur cette surface.

Quelle est la différence entre Nadal et les autres joueurs, sur terre battue ?

JWT : La surface lui va comme un gant. Il est dans son jardin, il fait tout très bien. Et surtout, il est gaucher et ça, ça embête tout le monde. Il a développé des qualités en coup droit qui tombe directement sur nos revers. Et c’est vrai que c’est super dur de le contrer parce que sa balle est vraiment lourde. Si tu ne fais pas un bon coup, tu cours. Si tu viens la prendre trop tôt, elle te gicle au visage, si tu la prends trop tard, tu n’as aucune chance. C’est difficile. Les effets de sa balle sont incroyables. Je comprends mieux Roger Federer maintenant. A la télé, je ne comprenais pas pourquoi il ratait des retours ou des coups soit disant faciles, maintenant, je comprends...

Quel bilan tirez-vous de cette demi-finale ?

JWT : La France est à sa place. On s’en sort bien d’avoir marqué un point ici ! Évidemment, on aurait voulu gagner cette rencontre mais c’était trop haut pour nous ce week-end. On va retourner au boulot et la prochaine fois, on les jouera à la maison et j’espère qu’on fera quelque chose de bien. 

La France n'a marqué que 16 jeux sur les trois matchs de simple ce week-end. Cela paraît incroyable...

JWT : C'est tout simplement la différence qu'il y a entre le numéro 1 mondial sur la surface et des joueurs classés entre la 10e et la 15e place. "Rafa" est juste extraordinaire. C'est le plus grand joueur de terre battue de tous les temps. Il n'a pas gagné Roland-Garros par hasard. David Ferrer fait aussi partie des quatre meilleurs joueurs sur terre battue du monde. Ce sont des joueurs très forts, très durs à prendre. Les prendre chez eux, sur leur surface, devant leur public, c'est compliqué.

Repartirez-vous au charbon l’année prochaine dans cette épreuve ?

JWT : Oui, bien sûr. C’est assez excitant. On est avec les autres joueurs, on a leur soutien, on a l’impression d’être dans un sport collectif, même si sur le terrain tu es seul quoi qu’il arrive. Je m’éclate dans cette ambiance-là et j’espère que j’aurai l’occasion de jouer encore longtemps.

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