Retours en grâce

Lleyton Hewitt, trop discret pour être heureux pendant de longs mois, et Carlos Moya, sauveur malgré lui, ont été les deux héros des demi-finales de Coupe Davis. Voici le bilan d'un week-end de Coupe Davis chargé en émotions à Melbourne, à Malaga et dans

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HEWITT L'ELECTRIQUE>Victoire en 5 sets sur Federer
"C'est un rêve. Beaucoup de gens se sont laissé aller en parlant de ma forme toute l'année, mais ce que j'ai fait devrait les faire taire." Indiscutablement, Lleyton Hewitt est de retour. Sans match référence contre les joueurs du Top 10 cette année, l'Australien sait enfin qu'il n'est plus très loin de son meilleur niveau depuis sa victoire sur Federer. Pour recharger ses batteries, il lui manquait cela : un public et un défi.
C'est pourquoi, dès la fin du match, il a tenu à faire comprendre sa joie : "Je crois que tout le monde sait combien je suis passionné par la Coupe Davis, et même si vous avez gagné l'US Open ou Wimbledon, ce que j'ai ressenti sur le court central quand je servais pour le match, c'est quelque chose que je voudrais garder pour toujours en moi. C'est le sentiment le plus électrique que l'on peut avoir !".
En 2000 à Roland-Garros, Hewitt avait déjà remonté un handicap de deux sets à zéro face à l'Argentin Guillermo Coria, mais son "come-back" de dimanche est pour lui incomparable. D'autant plus que la qualification de son pays lui offre une chance inouïe de faire enfin l'unanimité dans son pays. En finale, il pourrait faire d'une balle deux coups : battre l'Espagne, qui avait fait chuter l'Australie lors de la finale 2000, et faire oublier la mauvaise herbe de la finale 2001 contre la France. Toute l'Australie espère maintenant qu'il ne "pètera pas les plombs" en finale.
MOYA SIMPLEMENT HEUREUX>Deux points en simple pour l'Espagne
Carlos Moya est dans les airs. Non pas qu'il soit "sur un nuage", ni qu'il soit "dans les nuages" à rêvasser à ses deux points décisifs acquis en demi-finale de Coupe Davis. Non, Carlos est en l'air parce qu'il est porté en triomphe par ses coéquipiers. Moins brillant que les années précédentes, masqué par l'ascension de Juan Carlos Ferrero, il n'en est pas moins sixième joueur mondial.
Si la réussite n'a pas toujours été au rendez-vous en Coupe Davis, il n'a pas participé à la campagne victorieuse de 2000, et il a perdu des match cruciaux en 1997 face à l'Italie (défaite face à Camporese) et en 1998 face à la Suède (deux défaites en simple), il est aujourd'hui le héros de l'équipe espagnole.
La belle histoire commence mal. Mené deux sets à zéro, il ne relâche pas sa pression sur Zabaleta, et ça marche ! L'Argentin se crispe au moment d'entamer le troisième set et les crampes le stoppent net. Moya est là pour ramasser le point trois manches plus tard. Dimanche, quand Ferrero cale, c'est encore sur lui que l'Espagne s'appuie pour gagner le point de la victoire. Tout Malaga tremble. Pas lui. Gaudio joue petit bras, lui affiche sa sérénité. Moya n'a jamais laissé la moindre chance à son adversaire de rentrer dans le match. En Australie, le joueur expérimenté sait que gagner la finale sera "plus que compliqué", mais s'il est convoqué, il s'y rendra avec la volonté de "tout donner" et de "réussir l'impossible".
LES EXPLOITS
Calleri y a cru dur comme fer. Après un splendide double samedi, Agustin Calleri a été appelé en qualité de deuxième remplaçant pour jouer le troisième simple. Zabaleta cuit, il fallait défier Ferrero, numéro 1 sur terre battue, devant son public, le tout au pied levé. Ce fut bientôt le poing que l'Argentin leva, en signe de victoire totale. Battre le petit Prince sur sa planète, c'est déjà fort, mais le battre avec la manière à Malaga. C'est énorme.
Max Mirnyi a fait chuter l'Allemagne a lui seul. Selon un scénario assez étonnant, le géant bélarusse a amené trois points, deux en simple et un en double. Le point le plus difficile fut en fait acquis lors du premier match. Quand tout le monde attendait les duels Mirnyi/Schuettler en double et en simple, ce fut le terrible démarrage de Thomas Berhend dès le premier match, qui a obligé la "Bête" à sortir de son antre. Mené deux sets à zéro 5-7, 2-6, Max a fait une "Hewitt" avant de dévorer la paire Kiefer/Schuettler en quatre sets et le même Schuettler en trois.
Martin Verkerk adore faire le spectacle. Lors du premier match de la rencontre Pays-Bas - Inde, le finaliste de Roland-Garros ne voulait plus quitter le court. Face à Bopanna, le Néerlandais s'est imposé 12/10 au cinquième set, (5-7, 6-3, 5-7, 7-6(7), 12-10), avant d'apporter le 3ème point en double.
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