Coupe Davis - L'Italie bat l'Espagne en finale et décroche son troisième Saladier d'argent consécutif

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Pas de Jannik Sinner ? Pas de Lorenzo Musetti ? Pas de souci. Le tennis italien a de la réserve et de la ressource. Grâce à Matteo Berrettini et Flavio Cobolli, l'Italie a battu l'Espagne (2-0) en finale de la Coupe Davis ce dimanche à Bologne. C'est le troisième sacre consécutif de la Squadra. Le tennis transalpin traverse décidément une période faste et euphorique.

La joie de Flavio Cobolli et de l'Italie.

Crédit: Getty Images

Heureux tennis italien. Pour la troisième année consécutive, le Saladier d'argent appartient aux hommes de Filippo Volandri. Cette histoire avait pourtant commencé par une polémique, avec l'annonce du forfait de Jannik Sinner le mois dernier pour le Final 8 de la Coupe Davis. Puis c'est Lorenzo Musetti, rôti après les ATP Finals de Turin, qui avait renoncé. Mais en dépit des absences des deux ténors, l'Italie a régné sur Bologne tout au long de la semaine, jusqu'à la finale dimanche, remportée 2-0 grâce aux victoires en simple de Matteo Berrettini et Flavio Cobolli.
Ils ont été si dominateurs devant leur public qu'ils n'auront pas eu besoin de jouer le moindre double de toute cette phase finale à huit équipes. Mais ce ne fut pourtant pas toujours une partie de plaisir, surtout pour Cobolli. Le Toscan, propulsé leader, a dû assumer beaucoup de choses en l'absence de Sinner et Musetti. Après avoir sauvé sept balles de match contre Zizou Bergs lors de la demi-finale face à la Belgique, il a à nouveau été testé nerveusement dimanche, puisque c'est à lui qu'est revenue la lourde responsabilité de finir le travail après la victoire de Berrettini contre Pablo Carreno Busta (6-3, 6-4).

Et Munur craqua...

Pendant un peu plus d'un set, l'ami Flavio n'a pas vu le jour. Totalement dépassé par un Jaume Munar en feu et inspiré comme jamais, Cobolli s'est retrouvé mené 6-1, 1-0 et service à suivre pour l'Espagnol. Heureusement pour lui, il y a eu ce débreak immédiat qui a équilibré les débats pour transformer le monologue en dialogue. Peu à peu, il a pu se libérer, notamment côté coup droit, allant puiser toute l'énergie nécessaire dans ce public bolognais chaud comme la braise. Après avoir sauvé cinq balles de set à 6-5, Munar a fini par plier dans le tie-break.
Mais jusqu'au bout, Cobolli a dû lutter. On a même cru à un second tie-break, jusqu'à ce que l'Espagnol, d'abord magnifique puis brave dans la tempête, ne craque complètement. A 5-5 dans le troisième set, il a mal choisi son moment pour sortir son prie jeu de service du match, multipliant les fautes. Il ne restait plus à Flavio Cobolli de servir pour le match, pour le titre, ce qu'il a fait sans trembler. Après cette victoire épique (1-6, 7-6, 7-5) et cette semaine de tous les bonheurs et de tous les honneurs pour lui, le 22e mondial sort définitivement de l'ombre. Oui, heureux tennis italien, vraiment.
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"Alcaraz a plus d'armes, mais le vrai n°1 mondial, c'est Sinner"

Video credit: Eurosport


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