Coupe Davis I La France n'en finit plus de dégringoler et Paul-Henri Mathieu enrage : "Il y a beaucoup de déception"
Par Vincent Roussel
Mis à jour 20/09/2026 à 14:56 GMT+2
De la déception et... de l'inquiétude. Jusqu'où va dégringoler l'équipe de France en Coupe Davis ? C'est la question qui se pose après que les Bleus ont échoué face au Canada (3-1) au deuxième tour de la compétition international, où les Tricolores ne se sont plus imposés depuis 2017. Le capitaine Paul-Henri Mathieu, s'il a fait part de sa "déception", ne veut pas céder à la sinistrose.
"Tant qu'il n'aura pas battu Sinner et Alcaraz, on ne pourra pas parler d'ère Zverev"
Video credit: Eurosport
Si proches... et si loin en même temps. L'équipe de France de Coupe Davis n'a pas passé le deuxième tour des qualifications ce samedi, incapable de se remettre d'un vendredi noir où elle avait quasiment laissé filer ses espoirs de rallier la phase finale de la compétition internationale. En s'inclinant en trois sets face à Félix Auger-Aliassime (4-6, 7-6, 6-4), Arthur Rinderknech n'a pu empêcher la sortie de route prématurée des Bleus, un peu trop habitués à cela ces dernières années.
Voilà dix ans que les Tricolores, emmenés par Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet, n'ont plus soulevé le Saladier d'argent, et certains seraient tentés de dire que la situation pourrait se prolonger. "L'objectif n'est pas accompli, on voulait retourner à Bologne (où se déroulera la phase finale fin novembre, NDLR), et on n'y va pas, donc c'est dur", a lâché, dans des propos rapportés par L'Equipe, le numéro 1 français de ce rassemblement en l'absence d'Arthur Fils.
Je ne peux pas me contenter de perdre aux portes du Final 8 avec cette équipe-là
Plus que sa défaite sur un fil face à 5e mondial, c'est le revers concédé d'entrée la veille face au 205e mondial Liam Draxl qui lui a laissé des regrets. "C’est forcément une déception. Avec le réservoir de joueurs qu’on a, l’objectif était de se qualifier pour la phase finale. Je ne peux pas me contenter de perdre aux portes du Final 8 (sic) avec cette équipe-là", a pour sa part déclaré le capitaine Paul-Henri Mathieu à beIN Sports.
Des détails qui coûtent cher
"Vendredi soir, c'était quelque chose de très difficile à vivre en étant mené 2-0. Tout le monde s'est bien remobilisé, a-t-il complété auprès de L'Equipe. On était tous convaincus, et moi le premier, que c'était quelque chose de possible. Ça s'est joué à quelques points, à quelques détails près. Malheureusement, ça n'est pas passé. Il y a beaucoup de déceptions avec ce résultat final", a raconté l'ex-numéro 12 au classement ATP, enrageant alors qu'à chaque fois, "FAA", la principale menace canadienne, n'a pas été loin d'être dominé devant son public.
Ce résultat est-il si surprenant ? On serait tenté de dire non, surtout quand on sait qu'un seul Français, Arthur Gea, qui n'était pas présent en Amérique du Nord, a atteint une deuxième semaine de Grand Chelem cette année. Faut-il s'inquiéter ? Pas forcément, dans une compétition au format chamboulée ces dernières années, où les États-Unis de Ben Shelton ont également pris la porte de façon anticipée.
On a des joueurs qui peuvent encore tous progresser. Il faut continuer
On ne peut toutefois pas se contenter d'une succession de résultats fades pour la nation aux 10 titres. Surtout face à une équipe qui, hormis Auger-Aliassime, ne comptait aucun joueur en dessous de la 200e place mondiale. "L'équipe du Canada, il faut aussi le reconnaître, a été très forte. Draxl a fait un énorme match vendredi. On se rend compte que les classements ne veulent plus dire grand-chose dans ce genre de rencontre à l'extérieur en Coupe Davis", a balayé le capitaine français après l'élimination.
Tentant de voir le verre à moitié plein plutôt que vide, Paul-Henri Mathieu a voulu, et c'est son rôle, positiver : "L'an dernier, on était en phase finale avec quasiment la même équipe. Individuellement, on a des joueurs qui peuvent encore tous progresser. Il faut continuer". Pour prendre le pli de "PHM", on peut se rassurer en comptant sur la présence d'Arthur Fils quand ça comptera l'an prochain.
Même une finale semble loin
"On a toujours des solutions parce qu'on a un vivier de joueurs important", a-t-il également rappelé, en pensant à Gea, mais aussi à Bonzi et Halys, qui vient de remporter son premier titre ATP cette année. Mais l'impatience commence à poindre, dans le clan bleu. Habitué à jouer les premiers rôles dans les années 2010, la France semble si loin ne serait-ce que d'une finale, qu'elle n'a plus disputé depuis 2018.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité