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Espoir du tennis français, fan de Nadal, circuit pro dans le viseur : voici Arthur Cazaux

Espoir du tennis français, fan de Nadal, circuit pro dans le viseur : voici Arthur Cazaux

Le 13/02/2020 à 00:00Mis à jour Le 13/02/2020 à 08:28

Battu en finale de l'Open d'Australie juniors par Harold Mayot (6-4, 6-1), Arthur Cazaux a touché de près son objectif de décrocher un premier titre du Grand Chelem. Une défaite qui engendre forcément de la déception mais qui ne perturbe en rien les plans du jeune Montpelliérain de 17 ans, qui cherche avant tout à accumuler de l'expérience. Présentation.

C'est un début de saison presque parfait. A l'heure d'embarquer pour un long périple de 25 heures en direction de la France, Arthur Cazaux et son entraîneur, Julien Gillet, pouvaient avoir le sentiment du travail bien fait. Défait par son ami et compatriote Harold Mayot (6-4, 6-1) en finale de l'Open d'Australie juniors, le jeune Montpelliérain de 17 ans n'a, certes, pas soulevé son premier titre du Grand Chelem chez les juniors, mais il a accompli bien plus qu'il n'y paraît en l'espace de deux semaines.

"Avant de venir à Melbourne, Arthur a gagné le tournoi de Traralgon (Grade 1 - Australie, N.D.L.R) où il y avait la plupart des joueurs en course à l'Open d'Australie", a confié à Eurosport son entraîneur. "Faire deux finales comme cela est assez rare. C'est un beau résultat d'ensemble sachant que l'objectif était de faire une demie à Melbourne."

Au cours de cette première levée du Grand Chelem, Arthur Cazaux a présenté de belles dispositions physiques et mentales. En s'imposant à Traralgon et en atteignant, quelques jours plus tard, la finale de l'Open d'Australie, le jeune français a disputé pas moins de douze matches en seize jours, le tout avec beaucoup de rencontres très accrochées. "Son attitude a été très positive puisqu'il a réussi à faire basculer des matches mal embarqués tout en parvenant à enchaîner physiquement", se satisfait Julien Gillet qui dispose de la double casquette entraîneur-préparateur physique.

Un gros service... insuffisant en finale

Pour réaliser pareilles performances, Arthur Cazaux, joueur identifié comme "complet" par son coach, aussi à l'aise en attaque qu'en défense, s'est notamment appuyé sur son service. Son atout majeur malgré son profil longiligne : 1,83m pour 64 kilos. "Il a une bonne puissance en rapport à son gabarit puisqu'il est capable de servir au-dessus des 200 km/h", détaille Julien Gillet. Une puissance, déjà élevée pour son âge et sa corpulence, qui laisse envisager une marge de progression certaine. "Pour le moment il est plus fort dans la variation et dans les zones", rappelle celui qui est à ses côtés depuis 2015. Ce service, qui lui rapporte tant de points gratuits, Arthur Cazaux n'a pas pu en profiter à 100% pendant la finale face à Harold Mayot.

Pour se départager les deux tricolores ont en effet bénéficié de la légendaire Rod Laver Arena, théâtre des plus belles joutes tennistiques de l'ère moderne. Un court majestueux certes, mais jugé plus lent. Un détail loin d'être anodin. "Ce n'était pas les mêmes conditions que pendant les autres matches. On est passé des courts annexes beaucoup plus rapides et où il faisait très chaud à un dur hyper lent en indoor", analyse Arthur Cazaux. Et son service, très souvent retourné, en a pris un coup avec seulement 56% de points gagnés derrière la première balle et 50% derrière la seconde.

"Je faisais moins de points avec alors que c'est dans ce secteur que j'en ai gagné le plus au cours du tournoi. J'ai aussi eu beaucoup de mal à le prendre de vitesse du fond du court". En face, Harold Mayot s'est mué en mur et n'a concédé aucune balle de break. La suite semblait inévitable. "Je me suis trop précipité dans le deuxième set et fait beaucoup trop de fautes directes. J'aurais dû rester dans mon schéma, être solide, et attendre la bonne balle", regrette le Montpelliérain.

La défaite encaissée, reste le souvenir. Disputer une finale de Grand Chelem juniors sur la Rod Laver Arena est une expérience unique. L'Open d'Australie est d'ailleurs le seul Majeur des quatre à permettre aux juniors de s'exprimer dans son stade principal. Grand fan de Rafael Nadal, Arthur Cazaux était forcément excité à l'heure d'entrer sur ce court foulé par les plus grands. "Marcher dans le couloir avec les noms de tous ceux qui ont gagné le tournoi, c'est clair que ça fait quelque chose." Et, même si les tribunes sonnaient creux en raison de l'heure matinale (11h15 heure locale), l'impression n'en demeurait pas moins démesurée. "Je n'avais encore jamais joué sur un court aussi grand et, même si je n'ai pas été très bon, j'ai quand même pris beaucoup de plaisir."

Vidéo - Mayot - Cazaux : Le résumé de la finale juniors 100% française

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La transition vers le circuit seniors au programme de 2020

Les raquettes à peine rangées dans le sac, l'envie d'y retourner le plus rapidement possible se faisait déjà sentir pour le Montpelliérain. "Quand je suis sorti du court, je me suis dit que j'allais revenir encore plus fort. Quand on goûte à ça, on a envie d'y retourner". La parenthèse enchantée refermée, Arthur Cazaux, accompagné exclusivement par son coach en Australie - bien qu'il soit également encadré par un agent et une autre personne pour l'aider au niveau mental ponctuellement sur les tournois - doit maintenant se tourner vers le reste de sa saison où il alternera entre le circuit juniors et celui des adultes.

"On va faire entre six et huit tournois en juniors cette année mais c'est surtout de l'entraînement. Le but est de jouer sur les tournois seniors pour gagner des points au niveau ATP et accumuler de l'expérience", détaille Julien Gillet. Avec une première étape à l'Open 13 Provence où il bénéficie d'une wild card et où le public français aura l'occasion de le découvrir.

Arthur Cazaux lors de l'Open d'Australie 2020
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