Être tête de série à Melbourne, le cap est fixé pour Arthur Fils
Par Laurent Vergne
Publié 26/09/2023 à 16:50 GMT+2
Entraîneur de la jeune pépite française Arthur Fils, Laurent Raymond n'avait pas fait du classement ATP une obsession pour 2023. Pas même une ambition. Mais la donne a changé. Aujourd'hui 44e à l'ATP, l'espoir tricolore n'est plus très loin d'accrocher un statut de tête de série en Grand Chelem. Alors Raymond ne le cache pas, c'est clairement dans le viseur de son poulain en cette fin d'année.
Fils bientôt tête de série en Grand Chelem ? "J'ai ça en tête pour Melbourne", affirme son coach
Video credit: Eurosport
Arthur Fils a débuté l'année 2023 au-delà de la 250e place mondiale. Cette semaine, il est 44e. On peut parler d'explosion dans la hiérarchie pour le plus jeune joueur du Top 50 au classement ATP. Pourtant, ce n'était absolument pas une ambition pour son entraîneur Laurent Raymond lorsque ces deux-là ont commencé leur collaboration en décembre 2022.
"L'idée, c'était de ne pas mettre d'objectif en termes de classement parce que j'estime que c'est quelque chose qui est limitatif. Ce qui me paraissait important, c'était de cocher des cases sur des paliers à franchir", a expliqué Laurent Raymond à Eurosport ce mardi dans le podcast Dip Impact dont il était l'invité.
C'est peu dire que les cases ont été cochées au fil des mois, la plupart beaucoup plus vite que prévu. Remporter un challenger, gagner un premier match sur le circuit, telles étaient les principales ambitions de son poulain en début d'année. Dès le mois de février, c'était réglé. Puis les caps ont été franchis, même ceux qui n'étaient pas prévus pour 2023, comme décrocher un premier titre sur le circuit principal, à Lyon, juste avant Roland-Garros.
Fin de saison chargée
Avec tout cela, Arthur Fils s'est installé dans le Top 50 mondial. Il est donc aujourd'hui 44e au classement ATP (meilleur classement de sa jeune carrière), et même 39e à la Race. Et cette fois, Laurent Raymond l'avoue, il fait du classement un objectif pour cette fin de saison. Pas pour le "ranking" en lui-même, qui reste toujours secondaire selon lui, mais pour les conséquences qu'il pourrait avoir. Car plus que le Top 50, 40 ou 30, c'est le Top... 32 qui compte. Celui qui ouvre la porte du statut de tête de série en Grand Chelem. Un point essentiel selon le coach.
"Moi, j'ai ça en tête, a-t-il dit dans Dip Impact sans se cacher. Être tête de série en Australie, c'est important. Dans tout tournoi du Grand Chelem, comme dans tout tournoi. On est un petit peu plus protégé. On connaît l'importance du tirage au sort. Être tête de série facilite forcément les choses." Fils l'a bien mesuré puisque lors de ses trois premières participations à un tournoi majeur cette année, il est tombé à trois reprises d'entrée sur une tête de série. Il avait calé deux fois sur Davidovich Fokina à Roland-Garros et Wimbledon avant de battre Griekspoor à l'US Open.
C'est donc avec cette ambition dans un coin de la tête, afin de s'ouvrir de possibles perspectives dans les plus grands tournois en 2024, que le jeune Français et son entraîneur abordent cette fin de saison pour tenter de gratter une douzaine de places. Comme il a peu de points à défendre, un luxe qui disparaîtra dans les prochains mois, le coup n'apparaît pas impossible.
A cet effet, Fils va enchaîner les tournois de premier plan cet automne, d'abord au Masters 1000 de Shanghai, puis à Anvers, à Vienne ou Bâle en ATP 500 avant de finir à Bercy pour ce qui est du calendrier classique. "Il y aura aussi le Masters NextGen fin novembre et il sera temps après de préparer déjà la saison prochaine", précise Laurent Raymond. Dès l'Australie, il espère avoir de l'ambition. En étant tête de série, ce serait un peu plus simple.
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