Goven : "Interchangeable"

Georges Goven revient sur son choix des quatre joueuses qui disputeront les demi-finales de Fed Cup en Italie face aux tenantes du titre. Le capitaine français évoque la non-sélection de Marion Bartoli et sur les possibilités de voir Alizé Cornet rejoindr

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Crédit: Eurosport

GEORGES GOVEN, quelles joueuses avez-vous retenu pour affronter l"Italie en demi-finales ?
G.G. : J'ai retenu Amélie Mauresmo, Tatiana Golovin, Nathalie Dechy et Séverine Brémond. Je voulais sélectionner Marion Bartoli, mais cela n'a pas été possible. D'une part, parce qu"elle a du mal à enchaîner les épreuves ; d'autre part, parce que les conditions pour qu'elle puisse jouer en équipe de France sont compliquées à mettre en place, son père voulant être présent, et ne peuvent être réunies. Depuis qu'elle joue au tennis, Marion a toujours fonctionné comme cela. Je comprends parfaitement que venir sans son père pourrait être déstabilisant pour elle. C'est dommage. Mais je le répète, nous n'avons aucun problème avec Marion et son père. Mais il faut aussi comprendre que la notion de groupe France prime sur tout le reste.
Vous estimez que c'est donc la meilleure équipe actuelle ?
G.G. : C'est une équipe équilibrée et interchangeable, avec trois joueuses de simple potentielles - Mauresmo, Golovin et Dechy - et Séverine Brémond, car j'ai aussi besoin d'une joueuse sur laquelle je peux compter en double. Par rapport à notre premier tour contre le Japon, Virginie Razzano sort de l'équipe du fait du retour d"Amélie Mauresmo.
Depuis le premier tour de Fed Cup contre le Japon, Tatiana Golovin n'a disputé que deux rencontres, à Wimbledon. Où en est-elle aujourd"hui ?
G.G : Après Wimbledon, Tatiana a pris quelques jours de repos. Elle a effectué son premier entraînement sur les courts en terre battue couverts de Roland-Garros. Elle a tapé la balle durant deux heures avec moi, et cela s'est très bien passé. Sa cheville semble bien aller. Seulement, il faut aussi écouter sa cheville. Elle a beaucoup travaillé à Saint-Raphaël sur le renforcement de sa cheville. Elle est arrivée à court d'entraînement à Wimbledon, car elle avait dû arrêter durant neuf semaines, c'est beaucoup. Elle était en manque de matches et en manque d"heures d'entraînement. Là, on a une dizaine de jours pour travailler avant la demi-finale.
Pourquoi n'avez-vous pas retenu de cinquième joueuse ?
G.G. : Je n'en ai pas pris, car cinq joueuses, plus un sparring-partner, cela aurait fait beaucoup. Autant lorsque l'on évolue à domicile, c'est plus facilement gérable, autant lorsque l'on est à l'extérieur, cela démultiplie tout : les entraînements, les soins... Cela devient plus compliqué à gérer et le rythme de l'équipe s'en trouve perturbé. Mais deux joueuses sont prêtes à nous rejoindre en cas de pépin ou de blessure. Ce sont Virginie Razzano et Alizé Cornet. Elles sont potentiellement rentrantes dans l'équipe si j'ai le moindre problème.
A quelques jours de la rencontre, avez-vous déjà une idée assez précise de la composition de votre équipe, avec les joueuses de simple et le double potentiel ?
G.G. : J'ai à ma disposition trois joueuses de simple. Joueront les deux les plus en forme le jour J. Pour le double, j'ai une équipe de base en tête... mais pour le moment, je n'en dirai pas plus. Il est clair que Nathalie Dechy devient une joueuse de base en double dans cette équipe de France. C'est un secret pour personne. D'ailleurs, elle le dit elle-même. Elle dit qu"elle se sent bien en double, qu"elle a beaucoup progressé dans cette spécialité. Elle a gagné deux tournois du Grand Chelem en double dames et mixte... C'est donc une valeur sûre.
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