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Fed Cup: bilan des Bleues
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Publié 16/07/2007 à 15:00 GMT+2
La performance de l'équipe de France de Fed Cup a rendu un peu plus criante l'absence de la joueuse en forme du moment : Marion Bartoli. Mauresmo n'a rassuré personne, Golovin a perdu une occasion de s'imposer et la paire de double n'a pas été décisive.
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FED CUP - Demi-finale : Italie bat France 3-2Compte-rendu de la finale
Amélie Mauresmo, leader de l'équipe de France, savait où elle mettait les pieds en arrivant sur le court à Castellaneta Marina : "On s'attendait à un week-end accroché. Effectivement, on a été servies ." Et elle la première.
Battue en deux sets secs par la "lionne" Francesca Schiavone, dixit Georges Goven, Mauresmo voulait retrouver de l'envie. Elle se retrouve avec beaucoup de frustration sur les bras : "Avant la semaine, j'avais dit que le fait d'être dans cette équipe pouvait être une possibilité pour moi de trouver une envie et une détermination. Cela ne s'est pas produit sur le premier jour. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à encaisser mais Georges m'a fait confiance pour ce deuxième jour. Cela a été encore difficile aujourd'hui, mentalement surtout. Mais finalement, cela s'est bien terminé pour moi. C'était une grosse satisfaction après le match. C'est maintenant un détail."
La Fed Cup n'est plus l'épreuve idéale pour relancer Mauresmo qui n'y a plus remporté deux matches consécutifs depuis 2005.
Mauresmo : "Georges m'a fait confiance"
Encore plus touchée par les résultats du week-end : Tatiana Golovin. A deux points de la victoire lors de son match perdu face à Schiavone, elle a été visiblement perturbée par les conditions particulières dans laquelle s'est déroulée la rencontre. Prolixe vendredi au sujet de Marion Bartoli (critiquée pour son absence), Golovin n'a pas réagi après sa défaite.
Georges Goven résume la situation : "Les filles se sont bien battues. On est passé tout près comme cela nous est déjà arrivé et cela nous arrivera encore. C'est très formateur pour une jeune fille comme Tatiana car c'était une vraie expérience de Fed Cup. Elle s'est rendu compte que l'on pouvait avoir des gens hostiles. Elle a été submergée par cette ambiance. C'est frustrant car elle fait une partie de match énorme. Elle cale pour deux ou trois points. A un moment donné, elle ne gère pas le public."
L'ambiance, c'est le sel de la compétition par équipes. Le public italien a rugi avec Schiavone mais sans débordement excessif. Séverine Brémond, qui s'est laissée dévoré en double, n'a jamais été à son aise sur cette terre battue italienne : "On savait que ce serait difficile avec un public à la limite du correct. On a fait notre maximum. Le double a tourné très vite. On n'a pas su renverser la vapeur malgré tous nos efforts et notre envie de gagner."
Golovin a beaucoup appris, Bartoli aussi ?
Nathalie Dechy, qui a été débordée en double comme sa partenaire, coupable de mauvais choix lors des duels au filet notamment, préfère aussi évoquer le public ou le manque d'expérience de "Tati" : "Tatiana est jeune. Je pense qu'un match comme cela va être une très bonne expérience pour elle. On ne peut rien lui reprocher. Elle va revenir encore plus forte."
L'auto-critique n'était pas à son comble visiblement au sein du groupe France sonné par la défaite, la deuxième consécutive face à des Italiennes qui sont pourtant loin au classement WTA. Le capitaine Georges Goven sait ce qu'il manque à son équipe : "Il faut mieux prendre les ouvertures et les initiatives."
Son groupe quant à lui n'a pas besoin d'ouverture : " Amélie était en recherche de forme depuis quelques temps mais je salue son courage car elle est toujours présente en équipe de France. Ce n'est pas le cas de toutes les meilleures joueuses." Marion Bartoli a compris, il lui faudra se faire toute petite pour rentrer dans cette équipe. Comme en Coupe Davis, la culture de l'esprit d'équipe prime sur les résultats individuels.
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