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Escudé: "La tête haute"
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Publié 20/04/2010 à 17:15 GMT+2
Après la défaite face aux Etats-Unis, au premier tour de la Fed Cup 2010, le capitaine tricolore mise beaucoup sur l’arrivée d’Aravane Rezaï dans les rangs tricolores pour battre l’Allemagne, en match de barrage à Francfort (24 et 25 avril). Et assurer ainsi le maintien de l’équipe de France.
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Crédit: Eurosport
Aravane Rezaï fait sa première apparition sous le maillot de l’équipe de France...
N.E. : Cela fait un petit moment déjà que nous avons ouvert le dialogue. En fait, nous avions pris contact avec Aravane et son entourage dès la fin de la saison 2009. Lors de la dernière rencontre, à Liévin, face aux Etats-Unis, Aravane n’avait pu intégrer l’équipe parce que tout n’était pas encore tout à fait réglé. Puis, les choses sont allées dans le bon sens. Et lors du dernier tournoi de Miami, après de nouvelles discussions, Aravane m’a annoncé qu’elle était prête à faire partie du groupe.
Y a-t-il eu quelques concessions de votre part, notamment concernant la présence de son entraîneur ?
N.E. : Aucune, puisque ce n’était pas le sujet. Il y avait en revanche de la pédagogie à faire sur le fonctionnement de l’équipe de France. Je tiens à réexpliquer les choses : avec Alexia (Dechaume, l’entraîneur de l’équipe), on travaille toute l’année, mais sans être forcément présents en permanence sur le circuit. Pour ma part, j’ai très souvent les entraîneurs des joueuses au téléphone, mais également les joueuses elles-mêmes, pour prendre des nouvelles, savoir comment ça se passe pour elles. Je me déplace sur bon nombre de tournois, tout comme Alexia. Nous devons travailler avec les entraîneurs, puisqu’on ne retrouve les filles que deux fois en moyenne dans l’année. Enfin, si les entraîneurs sont les bienvenus sur les rencontres, ils n’intégreront pas le groupe, à savoir pour prendre les repas avec nous ou être sur le terrain pendant les entraînements. Mais à partir du vendredi, jour du tirage au sort, ils sont les bienvenus et ils l’ont toujours été.
Sentez-vous Aravane très motivée à l’idée de porter le maillot tricolore ?
N.E. : Oui, bien sûr. Déjà, lors des premières discussions que j’avais pu avoir avec elle, elle montrait qu’elle avait très envie de faire partie du groupe, la preuve en est qu’elle est là aujourd’hui. Je pense qu’on a tous mis un peu d’eau dans notre vin pour réussir à reconstruire une relation de confiance, ce qui est très important, et pour qu’elle prenne la décision d’intégrer l’équipe. Elle est très motivée et, je suis sûr, très fière de porter le maillot de l’équipe de France.
Pouvez-vous expliquer vos choix concernant les trois autres joueuses retenues ?
N.E. : Mon choix s’explique par les expériences des unes et des autres. Il y a Alizé (Cornet) et Pauline (Parmentier) qui sont dans l’équipe depuis l’année dernière. J’ai appris à découvrir un peu plus Julie (Coin) depuis le premier tour à Liévin. Au vu des adversaires, de la surface, il s’agissait pour moi d’un choix tout à fait logique et dans la continuité des choses.
Pensez-vous qu’Alizé Cornet sera capable de passer un cap psychologique et de remporter enfin un match dans cette épreuve ?
N.E. : Je l’espère, comme je l’espère à chaque rencontre. Bien sûr, elle doit être un peu stressée. Quand on dispute une épreuve dans laquelle on n’a pas encore réussi à remporter la moindre victoire, c’est logique. Elle n’en était pourtant pas loin à plusieurs reprises. Alizé est une partenaire exemplaire à tout point de vue. Il ne lui manque qu’une chose, c’est de réussir à gagner ce premier match.
Que savez-vous des joueuses allemandes ?
N.E. : Le match en lui-même sera forcément compliqué en raison du contexte. En effet, un match de barrage est toujours un peu plus complexe que les autres à aborder. Quant aux Allemandes, ce sont de très bonnes joueuses. Je les ai observées dans différents tournois, j’avais notamment découvert Petkovic à Coubertin. Mon impression est que cela ne va pas être simple, parce que c’est très fort en face.
Le fait de jouer sur terre battue extérieure constitue-t-il un handicap ?
N.E. : Non. Que ce soit Aravane, Pauline ou Alizé, elles ont déjà obtenu de bons résultats sur terre. C’est une surface qu’elles aiment. En plus, la saison sur terre a déjà démarré. L’adaptation sera d’autant plus simple.
En cas de défaite, l’équipe de France serait rétrogradée pour la première fois de son histoire en 2e division. Cela renforce-t-il la pression qui pèse sur vos épaules ?
N.E. : Cela fait maintenant quelques années qu’on a la pression ! Oui, c’est forcément une pression supplémentaire, mais il faut regarder les choses en face : sur le papier, on n’est pas loin d’être l’équipe la plus faible dans le Groupe Mondial. Jusqu’à présent, on a toujours réussi à faire ce qu’il fallait pour s’y maintenir, il va falloir recommencer face à l’Allemagne.
Quel message avez-vous envie de faire passer à vos joueuses avant d’entamer la rencontre ?
N.E. : Ce sera de tout faire pour arriver à gagner cette rencontre et sortir avec trois points dimanche soir. Si on y va en pensant que l’on n’a aucune chance, autant rester à la maison. On y va la tête haute et convaincus que l’on peut remporter cette rencontre. On va tout faire pour.
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